Xénophobie chez BlaBlaCar

Traductions : Xenophobia on BlaBlaCar / Xenofobia en BlaBlaCar

22 août 2016,
par Romy Têtue

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Chez Blablacar, un conducteur peut refuser un passager au motif explicite qu’il est étranger. Que fait Blablacar contre la xénophobie ?

Le covoiturage est l’occasion de partager davantage que les frais de déplacement, mais aussi un moment avec d’autres personnes de milieux et d’origines différents. C’est une façon de voyager, ouverte sur le monde. C’était mon mode de déplacement privilégié en période estivale, jusqu’à ce que…

Le fameux site BlaBlaCar met en relation conducteurs et passagers. Grâce à ce site simple et agréable d’usage, j’ai eu l’occasion de partager plusieurs trajets, pour toutes sortes de destinations, courtes ou longues, en France aussi bien qu’à l’étranger. Car ce site, né en France, existe désormais dans une vingtaine de pays, permettant de voyager en Europe, mais aussi au Brésil et en Inde.

Il est même possible de réserver pour un tiers, enfant, conjoint·e ou ami·e. C’est une bonne façon de faire connaître le site et d’initier au covoiturage. C’est donc ce que je fais pour un ami, pour aller fêter le 15 août à la campagne. Une fois la réservation effectuée en ligne, et donc prépayée, les coordonnées du conducteur me sont communiquées et je peux l’appeler pour confirmer l’heure et le lieu de rendez-vous. Celui-ci est un habitué qui est positivement apprécié de ses passagers.

Pas d’étranger à bord

Au téléphone, il se ravise soudain, au motif qu’il ne prend pas d’étranger à bord. Je reste un instant sans voix, sans comprendre le sens de sa phrase, ni le rapport avec notre conversation. Puis je tilte : xénophobie.

Fantasmant sur la base d’un prénom pas strictement franco-français et peut-être aussi parce qu’une frontière est approchée sur le trajet qu’il propose, il cède à la peur de l’autre. Sans doute imagine-t-il être confronté au flux des migrants, avoir affaire à quelque passager clandestin, à quelque potentiel violeur de « nos » femmes blanches, ou pire, à un terroriste de retour de camp d’entrainement au Jihad. Car il enchaîne : « Non, je préfère pas. Avec tout ce qui se passe en France en ce moment, vous savez ma p’tite dame, je… » et déroule la litanie des arguments superficiels et autres superstitions xénophobes qu’alimentent nos chaînes d’infos, terrorisant mes concitoyens, qui en perdent leur lucidité. Je comprends. Il a peur. La crise migratoire ne passera pas par lui. Il n’en sera pas complice. Pas de passager clandestin. Pas de risque terroriste. C’est un bon français.

À cette aune-là, vu le prénom atypique dont j’hérite, moi aussi je représente un risque terroriste ! Son ton paternaliste, de quinqua qui croit édifier l’oiselle que je me découvre être pour lui, achève de m’écœurer et me tire de ma stupeur. Je le coupe net, remercie ironiquement son ouverture d’esprit et lui raccroche au nez. Non, je ne veux pas entendre ces inepties. Ce n’est pas bon pour le moral.

Eurk ! Envie de me décaper les oreilles et le cerveau au savon noir. Je reste abasourdie par sa franchise, par sa xénophobie qui se dit sans détour, explicitement. Comment ça, pas d’étranger à bord ? Existe-t-il un macaron à coller sur le pare-brise pour le signifier ? Ce picto m’aurait-il échappé en ligne ?

Le conducteur, seul maître à bord

De retour sur le site, je m’étonne de ne pas trouver le moyen de signaler l’inconvenance d’un membre. Son comportement est effectivement contraire à la charte de bonne conduite de BlaBlaCar, qui invite à être « prévenant et accueillant ». Y souscrire engage à adopter « les valeurs du covoiturage : tolérance, respect, partage et convivialité. »

J’interpelle donc BlaBlaCar, via le tchat en ligne, où l’un des helpers me rappelle, après avoir mis en doute mon appréciation de la situation, où il ne voit ni racisme ni xénophobie [*], que le conducteur est seul maître à bord. Que le conducteur conserve son libre choix, soit. C’est un principe légitime, qui n’est pas à remettre en question. Certains covoiturages sont ainsi refusés, sans qu’il soit nécessaire d’en justifier.

Mais rester libre de choisir ses covoiturés ne donne pas droit à s’exprimer de façon si ouvertement xénophobe. Mon interlocuteur semble oublier que la loi française condamne « toute discrimination fondée sur l’appartenance ou la non-appartenance à une ethnie, une nation, une race ou une religion. » Je crains soudain que, au delà d’un manque de discernement, celui-ci ne partage l’opinion du conducteur. BlaBlaCar serait-il complice de la xénophobie de ses membres ?

Que BlaBlaCar cautionne tacitement l’argument discriminant en n’y voyant pas offense d’une part, ni ne donnant moyen de s’en plaindre d’autre part, me choque, en plus d’être contraire aux valeurs que ce site prétend partager. Mais surtout, en ne permettant pas de signaler les comportements discriminants et/ou délictueux, BlaBlaCar les favorise.

Que fait BlaBlaCar contre les discriminations ?

Car cette situation n’est pas sans précédent. L’islamophobie d’un conducteur a laissé une adolescente sur le bord de la route, faisant réagir l’association SOS Racisme en 2015. Que fait BlaBlaCar pour éviter cela ? Pas grand chose !

L’expérience est hautement désagréable pour l’utilisatrice que je suis. Pour améliorer l’UX, je suggère donc à BlaBlaCar que la préférence nationale soit indiquée sur le profil du conducteur, parmi les autres préférences, de la même façon que chacun·e indique s’il préfère parler un peu, beaucoup ou passionnément. Bref, qu’il soit possible d’indiquer si l’on supporte la présence d’un étranger dans la voiture comme c’est déjà le cas d’un fumeur ou d’un animal de compagnie. Cela améliorerait l’expérience sur le site, en aidant les passagers à mieux choisir, leur évitant de perdre leur temps à essuyer des refus désagréables. Et pourquoi pas de jolis pictos aux couleurs de chaque pays ? Quant à moi, je veux mon macaron « I talk to strangers » !

Trêve de plaisanterie. BlaBlaCar a déjà pris position, sur une autre forme de violence, celle sexiste, elle aussi condamnée, en proposant une offre dédiée « entre femmes ». Si l’on suit cette logique, BlaBlaCar devrait proposer une offre dédiée « entre étrangers » afin de les mettre en confiance en leur évitant le risque xénophobe. De la même façon que « certaines femmes se sentent plus à l’aise avec d’autres femmes » je me sens plus à l’aise avec des personnes accueillantes et ouvertes sur le monde et je préfère la compagnie exclusive d’étrangers, plutôt que de contrevenants nationalistes xénophobes.

Mais cette façon qu’à BlaBlaCar de ghettoïser les potentielles victimes ne risque pas de modifier les comportements sexistes ni xénophobes, et laisse au contraire la porte ouverte à toute discrimination.

À la suite de SOS Racisme, je demande à BlaBlaCar d’agir. En amont, en introduisant une clause de non discrimination, façon de rappeler que la loi, pas seulement le code de la route, s’applique ici aussi. Mais aussi en aval, en permettant le signalement des comportements contrevenants, comme cela se fait déjà sur tant d’autres sites. Au-delà du caractère légal, il en va de l’image de marque du site BlaBlaCar. Ce dernier prétend promouvoir “une pratique qui promeut les échanges entre personnes de milieux et d’origines différents”. Cet exemple prouve qu’il n’en est rien puisque, selon eux, le conducteur conserve son libre choix. En n’agissant pas concrètement contre ce genre de comportement BlaBlaCar ne fera que renforcer ce genre de pratiques contraire à l’éthique qu’ils mettent en avant, estime l’association. Je plussoie.

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Vos commentaires

  • Le 22 août 2016 à 13:09, par twitter En réponse à : Xénophobie chez BlaBlaCar

    Xénophobie, étymologiquement ça veut dire la peur de l’étranger à ne pas confondre avec l’hétérophobie qui est la peur de l’autre, celui qui est différent. Mais ces dimensions psychologisantes ne sont pas satisfaisantes, il faut parler de racisme pour prendre en compte la dimension politique de maintien de ses privilèges raciaux : ici le bon petit Français blanc qui se pense plus légitime, plus chez lui, parce qu’il est blanc/européen/chrétien et surtout parce que politiquement il sent que l’Etat français le légitime dans son privilège. Un large champ politique identitaire qui va du FN jusqu’à Valls lui donne raison et lui promet de mener la bataille identitaire et culturelle qui le survalorisera. Bref il s’agit bien de racisme et pas de simple xénophobie/heterophobie… La défaite de l’antiracisme a été d’en faire une question de morale alors que c’est un enjeu éminent (géo)politique.

  • Le 22 août 2016 à 16:14, par Romy Têtue En réponse à : Xénophobie chez BlaBlaCar

    BlaBlaCar a pris le temps de m’appeler aujourd’hui. Voici quelques précisions qui complètent mon témoignage :

    • En cas de traversée de frontière nationale, BlaBlaCar, qui est confronté au flux migratoire, met en garde les conducteurs, ceux-ci pouvant être tenus responsables de véhiculer des passagers clandestins. Cet avertissement a vraisemblablement contribué à exacerber les phobies de mon conducteur. Si telle était sa crainte, il lui eût suffit de demander si mon pote était en règle et/ou de s’en assurer au moment d’embarquer. Encore eût-il fallu qu’une frontière soit effectivement traversée sur le parcours proposé !
    • La charte de bonne conduite est facultative et tou·te·s, dont mon conducteur, n’y adhérent pas.
    • Contrairement à ce que je pensais, le site BlaBlaCar dispose bien d’une possibilité de signalement, mais peu visible (un petit drapeau, trop peu affordant, à côté du nom de la personne), si bien que je ne l’avais pas trouvée. Le problème est ici ergonomique. BlaBlaCar m’assure que les signalements sont tous traités avec soin. Ils peuvent conduire à un avertissement adressé au conducteur.
    • Enfin, alors que je croyais m’être adressée à BlaBlaCar, via le tchat en ligne, je n’ai fait qu’échanger avec la communauté d’entraide des utilisateurs, où les « helpers » sont des membres bénévoles qui prennent sur leur temps libre pour aider les nouveaux utilisateurs.

    Conclusion : contrairement à mon ressenti suite à cette expérience, BlaBlaCar se soucie de ce genre de situations, mais fort (trop ?) discrètement. Bref, y’a du design UX à améliorer !

  • Le 22 août 2016 à 17:55, par mathias pujol-rost En réponse à : Xénophobie chez BlaBlaCar

    BBC détient environ 95% du marché. mais rien n’empêche d’aller chez des concurrents :

  • Le 22 août 2016 à 21:49, par Juan En réponse à : Xénophobie chez BlaBlaCar

    Ne pas oublier de prendre en compte que nos vehicules font partie de nos espaces privés personnels.
    Comme à nos domiciles nous recevons qui nous voulons et quand nous le voulons sans avoir à rendre de compte !!!!!

  • Le 23 août 2016 à 10:35, par yann En réponse à : Xénophobie chez BlaBlaCar

    Juan, et parce que nos véhicules font partie de nos espaces privés l’entreprise Blablacar devrait cautionner des comportements xénophobes ?

    « Toute discrimination fondée sur l’appartenance ou la non-appartenance à une ethnie, une nation, une race ou une religion est interdite » et ce, lors d’échanges commerciaux ou de services.

    Pour ma part, j’ai déjà signalé un conducteur pour blablacar dont les paroles racistes et populistes poussaient à la violence et invitait à voter pour un certain parti politique. Mon avis a été supprimé et mon signalement laisser lettre morte.

    Les principes éthiques, l’ouverture d’esprit et la solidarité ont désormais peu de valeur pour cette entreprise face à l’intérêt financier qu’est devenu Blablacar. A boycotter.

  • Le 23 août 2016 à 10:39, par leo C En réponse à : Xénophobie chez BlaBlaCar

    blablacar semble se soucier de ça après médiatisation seulement...
    petite histoire vécue dans la même veine :

    • j’étais l’un des 3 passagers prévu pour un covoiturage, départ prévu 8h
    • le conducteur est parti à 7h55 avec seulement 2 passagers (dont moi), sans attendre le 3ème donc, sans le prévenir non plus
    • à 8h, l’heure prévue (et accessoirement un 25 décembre) le 3eme passager arrive au point de RDV mais ne trouve pas la voiture, donc commence à appeler le conducteur, qui refuse de lui répondre et nous explique qu’il ne prend volontairement pas cette personne car, je cite « c’est un black qui a réservé pour sa copine, moi je pense que c’est une pu** et je ne veux pas d’un pu** dans ma voiture »
      en rentrant j’ai posté un avis descriptif de ce voyage (genre ci dessus, en disant simplement que le refus est lié à la couleur de peau, pour éviter un refus car contenant mot vulgaire... ) avec mauvaise note. le commentaire a été refusé pour motif « on ne parle pas de racisme chez blablacar », la note pas prise en compte, et pas possible de modifier/réécrire l’avis (du style simplement dire « est parti en avance sans attendre ni tenir au courant un passager »... ce qui justifierai entièrement une mauvaise note).

    Bref, la priorité de blablacar semble de veiller à garder une image « tout le monde il est gentil tout le monde il a 4.8/5 »

  • Le 23 août 2016 à 23:23, par Romy Têtue En réponse à : Xénophobie chez BlaBlaCar

    Ouhlala, je ne pensais pas que ce témoignage susciterait autant de réactions ! À peine publié, les journalistes se sont précipités pour en savoir plus, à la mi journée BlaBlaCar m’appelait et en soirée ce furent les insultes des haineux…

    Les articles parus :

    Certain·e·s journalistes ont juste relayé mon témoignage, d’autres ont pris la peine de contacter BlaBlaCar pour rendre compte du point de vue de chaque partie. J’y apprends que le conducteur suspectait mon pote d’être un étranger en « transist transfrontalier ». Et qu’il a « écopé d’un avertissement ». D’autres ont brodé, romancé, jusqu’au nawak, pour plus de sensationnel, ce qui ne fait qu’ajouter à la peur qui, somme toute, est le principal problème dans cette histoire.

  • Le 31 août 2016 à 20:47, par aziz-ibrahim-luis-cheng-fabien En réponse à : Xénophobie chez BlaBlaCar

    encore un article pour faire le buzz... pfff ça me fatigue tous ces gens qui voient la xénophobie partout et surtout qui en parlent pour faire classe... je fais partie de la génération « black, blanc, beur » et le racisme a explosé avec la discrimination positive, les touche pas à mon pote que l’on revendiquait pour tout et n’importe quoi... Bref les fachos ce sont endurcis, et les « victimes » se sont multipliés et les « blancs » sont tous perçus comme racistes... et surtout ne pas parler de races !!!! tabou... pourtant on est black, blanc, beur... on pourrait être violet ou rouge, qu’est-ce que ça change, c’est comme ça et c’est très bien... la diversité elle existe et c’est tant mieux... la méfiance de l’autre est normale : c’est humain... alors quand mourad se méfie de françois ou s’en moque ça ne choque personne (non mais tu as vue la tronche de françois, trop chelou) par contre quand c’est l’inverse c’est juste que françois est un gros facho raciste !!! même si mourad à la même sale tronche que françois !!! aujourd’hui j’ai même des potes rebeus qui réinventent le passé en dénonçant le racisme qui régnait dans notre quartier... ceux-là heureusement pas tous, je les voient plus trop, d’ailleurs ils vont tous à la mosquée maintenant, alors qu’avant ils allaient plutôt au square ou au bar...
    Dans mes potes blacks et antillais - ’faut pas confondre ;) aucun ne refait l’histoire... et on oublie un peu vite que moi « le toubab », dans le milieu des années 90 j’ai eu le droit de devenir pour certains gamins du quartier le « sale polak qui devrait retourner dans son pays » ;p à l’époque on en avait rigoler avec les potes... aujourd’hui on se marre plus... les vieux parlaient des « bouniouls » de la cité qui cassaient tout dans le foyer... sonacotra... ces vieux que des algériens, tunisiens, marocains et quelques gars d’afrique noirs, eux se levaient à 4h du mat pour aller bosser et rentraient à 21h... quand les premiers barbus sont arrivés, c’est encore les vieux qui disaient qu’il fallait pas écouter ces gars là, ils déforment l’islam, et ils veulent pas de la france... farid avait raison, nous on disait que son père voyait le mal partout...
    en 2016, il reste quoi du black, blanc, beur... et de l’insousciance du vivre ensemble ? pas grand chose...
    on a tout balayé et on laisse place à la montée de la religion, c’est moche...
    PS : je vous conseille de voir « la crise » un film très bon, qui présente à un moment le racisme d’une autre façon... comme dans la vrai vie, loin des polémiques, chez les vrais gens...

  • Le 22 septembre 2016 à 16:45, par Christophe En réponse à : Xénophobie chez BlaBlaCar

    Je tombe sur cet article un peu par hasard. Et je trouve bête qu’on puisse taxer Blablacar de racisme/xenophobie/discrimination. BBC c’est une entreprise qui met en relation des gens. Elle n’a aucun contrôle sur les opinions de ses clients. Elle ne doit pas en avoir. Elle doit rester neutre.
    Le conducteur quant à lui reste maître de son véhicule, son espace privé. Que cela plaise ou non. Alors que la personne soit stupide au point de refuser de prendre un étranger ou un black ou autre, bah que dire ? C’est con. Mais des cons il y en a partout. Chez les noirs, chez les blancs, les jaunes, les indiens, et tutti quanti. Ca reste juste des cons. Mais dans tous les cas, BBC ne peut pas être considéré comme facho/nazi à cause de ça.

    Sur ce, je conseille à tout le monde de lire le commentaire du dessus, celui de aziz-ibrahim-luis-cheng-fabien. Il y a beaucoup de vrais là dedans. Et le film La Crise en effet, décrit bien la réalité, loin des médias.
    La vraie vie c’est pas si pourri, et les gens sont pas si cons qu’on le pense ;)

  • Le 31 octobre 2016 à 16:43, par Romy Têtue En réponse à : Xénophobie chez BlaBlaCar

    Autre site d’économie collaborative, Airbnb a décidé, quant à lui, de réagir contre les préjugés et les discriminations au sein de sa communauté. En effet Airbnb vient de demander à chacun de ses membres d’accepter l’engagement de non discrimination… ou d’aller voir ailleurs :

    Vous vous engagez à traiter chacun avec respect, sans jugement ou préjugé, et sans distinction de race, religion, origine nationale, ethnicité, handicap, sexe, identité de genre, orientation sexuelle, ou âge. […] Si vous choisissez de [le] refuser, vous ne pourrez plus héberger ou réserver sur Airbnb, et vous aurez la possibilité d’annuler votre compte.

    Le message est clair : pas de discrimination chez Airbnb ! Tolérance zéro. Blablacar, qui semble manquer d’inspiration, n’a plus qu’à suivre l’exemple ;)

  • Le 10 décembre 2016 à 21:13, par soso En réponse à : Xénophobie chez BlaBlaCar

    Et ça ? Covoiturage Entre Muslims
    Tu fais la même chose dans une autre religion ça ne passe pas !

  • Le 17 décembre 2016 à 18:02, par Bertrand En réponse à : Xénophobie chez BlaBlaCar

    L’histoire est vieille comme le monde. Pour ma part, je fais un peu de covoit avec BBC et dès lors que quelqu’un postule pour voyager avec moi, s’il affiche un profil cool avec quelques avis positifs, c’est ok. Qu’il soit blanc, noir, rose ou gris. Mais nous sommes en république et cela ne me choque pas si certains veulent choisir leurs passagers. Il suffit pour cela de se mettre en mode manuel et de faire le tri. Ce n’est pas la peine d’alerter le MRAP ou la LICRA, le site est quand même bien organisé et chacun peut y trouver son compte.

  • Le 30 décembre 2016 à 18:52, par Morgan875643213210135 En réponse à : Xénophobie chez BlaBlaCar

    Perso j’ai pas envie de faire monter n’importe qui dans ma voiture, je trouve ca normal étant donné que c’est ma voiture, enfin je crois.
    La solution serait de demander a Valls d’obliger les covoitureurs a prendre un quota de Francais d’origines étrangères pour chaque trajet, sans quoi des peines de prisons fermes tomberaient pour le conducteur.

  • Le 6 janvier à 19:50, par Romy Têtue En réponse à : Xénophobie chez BlaBlaCar

    Sexiste, raciste, homophobe, anti-vieux... Alors même qu’elle se veut porteuse d’un idéal de vivre ensemble, l’économie collaborative peut parfois devenir le théâtre de discriminations décomplexées. La faute aux utilisateurs ou aux plateformes ? Comment ces dernières réagissent-elles face à la froide réalité de la dérive communautariste ? Bref, l’économie collaborative est-elle le royaume de l’entre-soi ? Usbek & Rica a mené l’enquête.
    À lire : L’économie collaborative est-elle raciste ?

  • Le 7 janvier à 19:34, par Bertrand En réponse à : Xénophobie chez BlaBlaCar

    Et la liberté dans tout ça ? Déjà qu’il ne nous en reste plus beaucoup. S’il faut conserver un droit fondamental pour un covoitureur, c’est bien celui de pouvoir emmener qui il veut dans sa voiture. C’est et ça reste tout de même une propriété privée. Perso, je ne refuse personne dès lors que la personne semble correcte, mais à 62 ans, je préfère voyager en compagnie de gens avec qui je peux converser, plutôt que certains jeunes qui ronflent les 3 quarts du chemin et qui écoutent du rap avec leurs écouteurs le reste du temps. Il n’y a ni racisme ni sectarisme la dedans. Juste la préférence de passer un bon moment plutôt de de s’ennuyer pendant 4 heures.

  • Le 20 février à 18:08, par David En réponse à : Xénophobie chez BlaBlaCar

    Je fais du covoiturage depuis 2009, j’ai transporté plus de 300 personnes originaires de tous les continents, de situation familliale et sociales différentes, avec des trajets nationaux et transfrontaliers (Angleterre, Belgique, Hollande, Espagne, Allemagne) sans faire aucune discrimination et sans jamais en avoir entendu parler dans la voiture. Evidemment, cette « tranche de population » n’est pas forcément représentative de la totalité de la communauté de Blablacar, mais j’ose espérer que c’est pourtant cette population qui fait le gros des personnes présentes sur le site. Mais quand des cas de discrimination arrivent, il faut en parler, comme tu l’as fait. Après, c’est dans la répartition des fautes entre la plateforme et l’utilisateur que ça devient plus compliqué, mais c’est comme ça à chaque fois. Pour moi c’est 90 % de la faute de la personne, leur personnalité fait qu’ils n’ont rien compris à l’esprit du covoiturage, plus souvent camouflée derrière l’appât de l’argent que ça permet de récupérer.

    Le message d’avertissement de blablacar sur les trajets transfrontaliers me parait « obligatoire », s’ils ne le mettent pas, il y aura des gens qui leur reprocheront, surtout les conducteurs qui n’ont pas été « prévenus ». Je pose la question aux passagers quand je fais ce genre de voyage et je demande l’étiquettage des bagages. Ca parait idiot, mais à un controle de douane, les policiers demandent à qui appartiennent les affaires, ce qui n’est pas étiquetté appartient forcément « au conducteur » et ça peut devenir problématique en cas de substances illégales (ça a été moins médiatisé mais c’est déjà arrivé). J’ai déjà eu ce genre de contrôle en Angleterre avec le chien qui monte dans la voiture (ah ça, quand c’est le douanier qui le met dedans, va leur expliquer que ta voiture est ta « propriété privée » et que tu ne veux pas de chien dedans ! ’^^), et on n’a eu aucun soucis.
    Même avec tout le monde en règle, j’ai déjà eu le droit aux 15 minutes d’interrogatoire à la douanne de la petite amie chinoise d’un passager à la frontière anglaise ... mais il était hors de question de les laisser en cas de soucis et le 3ème passager était d’accord, comme souvent dans ces situations là, j’ai toujours vu une forme de solidarité. Ca fait des souvenirs et des anecdotes à raconter. :o)

    J’ai également eu la chance de voyager avec une dame de 82 ans qui fait du covoiturage de plus de 600 kms parcequ’elle ne voit plus assez bien pour conduire et qu’elle ne veut pas se mettre en danger, ainsi que les autres usagers de la route. Elle nous a raconté qu’elle n’avait pas forcément de réponse à toutes ses demandes, elle vivait aussi une certaine forme de discrimination.

    Si les conducteurs veulent « choisir » leurs passagers, ils n’ont qu’à activer les options de validation manuelle... Dans le fond de mon coeur, je préfèrerai même qu’ils ne fassent pas de covoiturage... Quand je fais du covoiturage, j’aime quand ma voiture devient un lieu de partage et d’échange (ce n’est pas toujours le cas, les passagers ne sont pas toujours très locaces), pas ma « propriété privée » dans laquelle je règne en maître.

  • Le 26 mars à 14:40, par Boyer En réponse à : Xénophobie chez BlaBlaCar

    Perso j’ai eu aussi sur une courte période plusieurs mésaventures sur 2 ou 3 trajets, où, bien qu’ayant tout fait pour que le trajet soit agréable à tous, eh bien tout s’est retourné contre moi !! Maintenant, grâce aux commentaires immondes (et profondément INJUSTES) qu’on m’a mis, je suis « persona non grata », quand je rentre mon n° de tel, il ressort « qu’à ce n° sont associés des commentaires négatifs » chez BBC. Bref j’en suis ressortie ECOEUREE. Et comme BBC a le monopole quasiment ... Mais je suis bien contente de voir que je ne suis pas la seule , peu à peu les gens vont finir par s’apercevoir combien ils sont manipulés chez BBC, le Pays des Bisounours.

  • Le 11 avril à 17:01, par Popogramme En réponse à : Xénophobie chez BlaBlaCar

  • Le 20 juin à 14:46, par reximperator En réponse à : Xénophobie chez BlaBlaCar

    Moi je crois surtout que cette Romy truc chose a bien décidé de faire du buzz avec sa victimisation et son pseudo journalisme de mes deux et de deux choses l’une : déjà, refuser quelqu’un à cause de son nom, c’est une drôle de raison. Certains voudront déjà crier au racisme, mais juste cette raison ne suffit pas. La justification du gars, comme quoi il pourrait tomber sur une potentielle terroriste ou je ne sais quoi se défend très bien : il ne connaît pas la personne, il se méfie car il préfère être raciste et vivant que tout peace n love et tt mort, ouais. Si vous c’est pas votre cas, grand bien vous fasse. Deuxièmement, et c’est la partie la plus importante, sans doute, c’est que romytruc, au nom de la lutte anti racisme et de son expérience personnelle malheureuse, (car ce qui lui est arrivé est quand même moche, ça c’est sûr) a décidé de mettre tout ceux qui veulent choisir qui ils emmènent dans LEURS PROPRES VOITURES dans la case méchant raciste pas beau tout vilain. Et ça, c’est très con. TRES TRES CON. Surtout en insistant bien comme il faut tout les 2 ou 3 commentaires pour signaler à quel point « c’t’une victime frère t’as vu » en en faisant presque un sujet politique, une manif et la totale. Autant le type a pas été sympa du tout, sa raison bancale, mal expliquée voir même pas valable du tout, autant taxer tous les gens qui veulent disposer de leur propre véhicules comme il veulent et de choisir les gens qu’ils prennent avec eux car non, en France et ailleurs, le monde est beaucoup moins sûr qu’il y a une vingtaine ou trentaine d’années plus tôt et qu’on peut tomber sur un taré n’importe où n’importe quand, ou juste sur un connard franchement antipathique (pour la définition il y a le dico) je trouve ça d’une extrême hypocrisie et c’est faire preuve d’un niveau d’intelligence auquel même les crayons que vous mâchez sont des génies en comparaison.
    De même, blablacar n’a pas à recueillir vos larmes de victimes. Pour ça y’a des kleenex jetables, merci.
    Quand à David, mon gars si t’as pas envie d’avoir de propriété privée (ce qui te permet de contrôler l’usage que t’en fais) et que tu préfères tout partager, salut à toi kamarad, demande à mon gars sûr Lénine et Staline où c’est qu’ils en sont, ils te garderont peut être un ch’tite place en URSS, où sinon plus simple : tu vends tout ce que t’as, t’en fais don aux autres et puis tu choppes tout en location : ta voiture, vends la et prend le bus sérieux. Et partage ta femme au fait.
    Et puis j’aime bien airbnb : si vous discriminer les noirs, les arabes ou autres, hop ban. Du coup les génies j’ai un exo pour vous : attention, neurones méchants : c’est un mec il a son appart sur airbnb, 1 place pour accueillir qqun. Une chinoise, un arabe et un noir veulent la place : il prend le noir, discrimination anti arabe, hop, le ban ! Il prend l’arabe, hop, discrimination anti noir, ban ! il prend la chinoise, double discrimination noir et arabe, double ban, coup de boule et coud de coude balayette ! Du coup, le mec peut il raisonnablement prendre qui il veut dans son appart et être sur airbnb ou devrait il attendre qu’on lui impose qqun ?

  • Le 20 juin à 14:49, par reximperator En réponse à : Xénophobie chez BlaBlaCar

    Vous avez 1 semaine (je l’ai fait facile, pour vous)

  • Le 8 juillet à 16:31, par frederic J En réponse à : Xénophobie chez BlaBlaCar

    Bonjour, je pense que c’est un « non sujet », il faut moins de deux minutes pour créer son profil et à peine plus pour le compléter. C’est faire une lecture biaisée des conditions de blablacar que de dire qu’il autorise la réservation pour un tiers, en laissant entendre que c’est un procédé comme un autre. Quand on prend 2 places dont une pour le conjoint ou l’enfant, on participe au voyage et donc il ne s’agit pas d’une réservation pour un tiers. Moi, je refuse les passagers qui ont des profils fantôme (c’est à dire quasi vide, identité non vérifiée, pas de photos permettant de savoir qui monte, pas de commentaires etc).

  • Le 3 décembre à 13:48, par zozodsi78 En réponse à : Xénophobie chez BlaBlaCar

    Bonjour,

    Je me permet de réagir suite à votre publication. Au titre de la loi française, la voiture est un espace privé, c’est au propriétaire de décider de qui as le droit ou non de monter à bord. Ensuite blablacar n’est pas un service, c’est du covoiturage. A but non lucratif donc, un covoitureur n’est pas soumis aux même exigences qu’un taxi et celà est parfaitement normal.

    Ce n’est pas en payant 15€ pour 300 Km que vous pouvez exiger quoi que ce soit. Vous pouvez au mieux espérer que la personne soit correcte. Personnellement j’ai effectué énormément de covoiturages, je suis d’ailleurs ambassadeur. Pour autant je suis lassé de blablacar à cause de mauvaises expériences avec des passagers exigeants, désagréables et qui pensent avoir le droit à la qualité de service d’un taxi.

    Avant je prenait tout mes passagers en automatique, maintenant ce n’est plus le cas. A force de remarquer des comportements limites en plus grande proportion chez certains types de personnes (Selon les commentaires sur le profil, l’absence de photos et même l’origine....), j’ai décidé de sonder chaque profil en détail et la moindre chose qui me dérange me fait annuler la réservation.

    Typiquement réserver pour un autre est pour moi exclu, je refuse quasi systématiquement car je n’ai aucune visibilité sur la personne, je ne sais pas si ses papiers sont à jour.....etc

    Je fais énormément de trajets trans-frontaliers et je ne peux pas me permettre de transporter des personnes qui ne sont pas en régle. De fait, toute personne étrangére doit me porter preuve de son droit de passage.

    Je ne pratique aucune discrimination raciale, je voyage trés souvent avec des personnes d’origines aussi variées que l’est la couleur de leur peau, leur catégorie sociale..... La seule discrimination que je pratique est là pour m’éviter tout désagrément durant le voyage. C’est pour ça que dans le cas du conducteur que vous citez, j’aurais agis de même.

    Ma voiture, c’est mon espace privé, j’ai le droit de choisir qui je veux, n’en déplaise à autrui.

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