What font for dyslexic ?

Traductions : Quelle police pour les dyslexiques ?

28 janvier 2015,
par Romy Têtue

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Effectiveness of fonts for dyslexic is not yet proven…

Use a special font can mitigate the effects of dyslexia, a specific reading disorder that affects almost 10% of the world population. But what font choose ?

Dyslexic people are hampered in their reading because they are struggling to correctly identify letters, syllables or words. So we recommend them to use fonts whose characters are clearly identifiable, in order to reduce errors of reading and facilitate their understanding of the texts.

This is translation of the original french article : Quelle police pour les dyslexiques ?. Please help me to improve it by pointing my mistakes !

Often recommended fonts : sans-serif

Traditionally recommended fonts for easy reading are sans-serif fonts like Arial, Tahoma et Verdana.

In school context, Century Gothic is recommended for learning to write. The form of the Myriad Pro, a modern font designed by Adobe, is also recommended, as well as Trebuchet MS. But for dyslexic people who mentally reverse letters, they have a too regular drawing.

Les dyslectiques intervertissent les lettres

Some dyslexic people find that Comic Sans, originally designed for children, is one of the most readable Windows fonts commonly available. Others find it too oily, too childish or too informal.

Special dys fonts

Often recommended for dyslexic adopted for Montessori materials, Sassoon was in fact designed for early reading. Tiresias was designed for visually impaired. It has good readability, but it does not care about the specific dyslexic confusions. Andika was clearly designed for a literary use for young readers and is adapted for dyslexic children.

Research in the field of typography to help dyslexic children are very recent. In recent years, new fonts are specifically designed for dyslexic. They are designed to reduce reading errors by facilitating character recognition. They are distinguished by the letters’ shape :

  • asymmetry of the « b » et « d », « p » and « q » letters ;
  • distinction between lowercase “l”, capital “I” and the number “1” ;
  • sufficient character’s width to avoid confusion between “rn” and the “m” letter ;
  • good ascenders (of b, d, f, h, k, l, t, and all upercase) and descending jambs (of g, j, p, q, y) ;
  • « g » and « a » letters similar to handwriting…

Among them Read Regular is designed to help dyslexic people to read and write more easily. Based on Comic Sans, Lexia Readable is a font family designed for maximum readability, even in small text. Sylexiad is designed for dyslexic adults.

The aptly named Dyslexie is a recent font, built on Comic Sans, by a dyslexic graphic designer, and seems “extremely well received by people with dyslexia.” Finally, based on Bitstream Vera, OpenDyslexic is a free font easy to use.

Uncertain effectiveness of those fonts

Studies on the effectiveness of specific fonts for dyslexic people are recent (since 2005) and expose contradictory or not decisive results. The last study that compares multiple fonts [1], common and special, including the OpenDyslexic, reports that the best fonts for dyslexics are Helvetica, Courier, Arial and Verdana… like for other readers ! Fonts specifically designed for dyslexics are sometimes heavily criticized.

In short, there is no concrete marker of any font on improving reading speed and comprehension for dyslexics : much variability and few recommendations. Promote sans-serif fonts but remember that, among them, there is not particularly recommended font for dyslexic people. So, on the Web, simply make sure to leave everyone the opportunity to apply the font he prefer.

Whatever, dyslexic people are more than others sensitive to font size, length of lines and justification. These aspects are indeed the only ones to be recommended, particularly to improve accessibility (see : Améliorer la lisibilité typographique). In particular, children prefer “lighter” and “spaced” texts, with “very black” letters [2]. More than the choice of font, macrotypographie (layout, margins, spaces and contrasts) is what brings the better help.

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Vos commentaires

  • Le 29 octobre 2015 à 15:50, par alain l. En réponse à : Quelle police pour les dyslexiques ?

    Merci pour cet article particulièrement documenté et intéressant ... particulièrement pour tous les collègues qui accueillent des élèves dyslexiques dans leur classe ... Dommage que vous n’aimiez pas Facebook ... Ce serait pourtant un bon vecteur pour lui donner facilement la diffusion qu’il mérite ... Ariégeois et Franc-Comtois d’adoption ... donc doublement têtu je vais donc partager son contenu sans vous demander votre accord ... Quoique ...
    C@t

    alain l.

  • Le 7 décembre 2015 à 19:56, par Thierry En réponse à : Quelle police pour les dyslexiques ?

    En effet, aucune étude ne recommande l’usage de MS Comic Sans pour faciliter la lecture. Merci de contribuer à tordre le cou à cette rumeur. L’interligne, le contraste et l’espace inter-mots augmentés sont par contre des facteurs favorables issus de travaux de recherche.

  • Le 10 janvier à 14:15, par PB En réponse à : Quelle police pour les dyslexiques ?

    Merci pour votre article.
    Pour avoir remis en page et relié les livres de lecture de mon fils lourdement dyslexique, j’ai pu faire quelques constats. Peut-être seront-ils utiles.

    1) Limiter la fatigue visuelle
    Si l’emploi de polices fantaisies très asymétriques convient bien pour les titres ou les accroches, le choix est contestable sur les blocs texte longs. Quels que soient l’inter lettrage, l’inter lignage et l’espace entre les mots, les lettres « dansent » et le texte devient fatiguant à lire. Surtout si les syllabes sont différenciées par l’emploi de couleur.
    2) Grouper les infos signifiantes.
    Pour avoir un minimum de satisfaction, l’enfant dys doit comprendre, avant déchiffrage, que le bloc qu’il s’apprête à lire est signifiant. Pour ne pas se dégoûter, Il doit pouvoir mesurer l’effort à fournir pour accéder à l’info.
    Le découpage du texte en entités graphiques signifiantes est une priorité. Une fois lue et comprise, l’enfant peut souffler et s’attaquer à la suivante.
    Le découpage d’un journal répond au même principe. Brève, filet, feuillet… ont à peu près toujours le même nombre de signes et le lecteur sait d’avance le temps qu’il devra consacrer à sa lecture. Sans cette info le texte n’est pas lu.
    Pour les dys, la taille du « bloc » est à adapter aux capacités de l’enfant.
    3) Aide au repérage
    Pour essayer de comprendre ce que peut éprouver un enfant dys, j’ai fait plusieurs expériences : texte en miroir, retournement vertical de chaque lettre du mot ; ce genre de choses… Une fois mon texte trafiqué, j’ai perdu la reconnaissance globale du mot. Je suis obligé de déchiffrer lettre à lettre, de (re)trouver les associations qui produisent un son. Un vrai cauchemar. D’autant que sans reconnaissance globale du mot, on ne se repère plus. Il suffit de quitter le texte des yeux quelques instants pour être est perdu. Dans ces conditions, n’importe quel élément graphique ne compliquant pas la lecture est une aide précieuse.
    Pas de justification bloc : la longueur de la ligne est un élément de repérage.
    Interlignage légèrement accentué
    Franchement accentué aux renvois de ligne
    Retraits, lettrines, décalages, filets….

    4) Découper en séquences mémorisables
    Pour un adulte maîtrisant la lecture, une phrase de 12 mots est 100 % mémorisée
    13 mots 90 %
    17 mots 70 %
    24 mots 50 %
    40mots 30 %
    La première partie de la phrase étant toujours mieux retenue que la seconde. Pour 40 mots la mémorisation est de 50 % pour la première partie alors qu’elle n’excède pas 10 % pour la seconde.
    Ces chiffres sont à méditer quand l’on compose un texte et qu’on le met graphiquement en forme. Pour un dys, l’ensemble des mots déchiffrés doit être mémorisé. C’est seulement quand la succession de mots est « récitée » que la phrase prend son sens.

    5) L’emploi des couleurs
    L’utilisation de couleurs pour indiquer au dys les groupes de lettres devant être lues ensemble dans le mot pour obtenir le son peut aider. Mais, pour plusieurs raisons, le procédé à ses limites.
    Dans les textes longs, la multitude de taches colorées fatigue l’œil et complique le repérage
    Une couleur spécifique n’étant pas associée à un son, l’emploi de couleurs induit des informations supplémentaires sans rapport avec le mot.
    Si « l’info- couleur » aide a la compréhension du séquençage syllabique, elle perturbe la reconnaissance du mot.
    On pourrait aussi souligner chaque syllabe ou les espacer très légèrement. J’ai fait quelques tests, mais n’ai pas poussé suffisamment mes investigations pour affirmer quoi que ce soit. Par contre, atténuer les lettres muettes ou les terminaisons que l’on ne prononce pas en utilisant un gris à la place du noir est très efficace. L’enfant voit le mot dans son ensemble, mais il arrête ses efforts de déchiffrage sur les parties grises.

    Beaucoup d’études concernant la lisibilité et la mise en page ont été réalisées. Certaines sont centenaires.
    Toujours d’actualité, elles continuent de régir les grands principes qui font qu’un texte se lit aisément. Pour moi, réfléchir « dys » ne consiste pas à s’absoudre de ces principes, mais, au contraire, à s’en inspirer.
    Marketeurs de presse, typographes, communicants, graphistes ; si nous pouvions joindre toutes ces compétences à celles des spécialistes des troubles dys, nos gamins auraient probablement des outils d’apprentissage bien plus efficaces.
    Mais en bonne logique, n’est-ce pas là le rôle d’un éditeur consciencieux ?

    PB

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