Vérifiez vous-même l’accessibilité !

Ce site est-il accessible ?

5 février 2016,
par Romy Têtue

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Comment savoir si le site que vous êtes en train de visiter est accessible ? Ou si votre propre site est accessible ? C’est assez facile à vérifier et vous pouvez le faire vous-même, dès maintenant.

L’accessibilité se vérifie en effectuant des tests dont certains sont très faciles à réaliser. Nul besoin de connaissances techniques pour ceux-là : il suffit d’avoir un navigateur et accès à Internet. Affichez la page que vous souhaitez tester, copiez son adresse URL, et c’est parti !

1. Valider le code : le code est-il valide ?

Avant de vérifier l’accessibilité, assurons-nous qu’il n’y a pas de défaut de fabrication. Pour cela, entrez l’adresse de votre page web dans le « 
W3C validator », validateur automatique du W3C, organisme international chargé de la compatibilité des technologies du Web. En retour, ce validateur liste les erreurs de code, qui sont comme autant de fautes de grammaire. Ce sont des défauts de fabrication à corriger.

  • S’il n’y a pas d’erreur (Error — à ne pas confondre avec les Warning, qu’il vaut mieux ignorer), c’est très bien. Cela ne signifie pas que la page est accessible, mais vous pouvez passer directement aux tests suivants.
  • S’il y a des erreurs, l’accessibilité est compromise. Corrigez chaque erreur avant de passer à l’étape suivante.

Remarque : il faut savoir que quantité de difficultés d’accessibilité sont causées par un mauvais codage HTML. C’est pourquoi la validité du code est un pré-requis, explicitement exigé au critère 8.2 du RGAA.

2. Tester automatiquement l’accessibilité

Utilisez ensuite un outil en ligne de test automatique de l’accessibilité, tel que WAVE, Tenon, AChecker ou Tanaguru (ou celui que vous préférerez parmi ceux listés à cette page). Soumettez l’URL de la page web et en retour l’outil liste les erreurs d’accessibilité à corriger.

  • S’il n’y a pas d’erreur, c’est super ! Cela ne signifie pas que la page est accessible, mais vous pouvez passer directement aux tests suivants.
  • S’il y a des erreurs, corrigez-les, toutes, avant de passer à l’étape suivante.

Attention : quel que soit l’outil utilisé, ces vérifications automatiques ne couvrent qu’une petite partie des tests à réaliser. C’est pourquoi l’absence d’erreur est requise avec ces outils.

3. Inspecter manuellement

Après ces tests automatiques, vous pouvez effectuer quelques manipulations complémentaires, simples et plutôt rigolotes :

Pouvez-vous naviguer au clavier ?

Éloignez votre souris pour un temps et tentez de naviguer sur le site en n’utilisant que le clavier. Cachez-la dans un tiroir pour ne pas l’utiliser par réflexe. Utilisez la touche Tab de votre clavier pour sauter de lien en lien.

  • Chaque élément atteint (lien, champ de saisie, etc.) « s’allumant », vous devez pouvoir suivre du regard vos déplacements. Est-ce bien le cas ? Pour comparez, essayer sur ce site.
  • Les menus déroulants, en ruban, les onglets, les accordéons, les carrousels, etc. doivent être également manipulables au clavier, en utilisant éventuellement les flèches directionnelles du pavé numérique. Sont-ils navigables ?

Les mouvements peuvent-ils être stoppés ?

Un carousel où défilent des images, une vidéo qui se lance toute seule, une pub qui gigote, un gif animé… Est-il possible de les mettre en pause, pour stopper le mouvement ?

Les vidéos sont-elles compréhensibles ?

Si la page contient une vidéo, coupez le son avant de la lancer. Pouvez-vous la comprendre ? Si non, il lui faut des sous-titres. Maintenant, relancez-la et fermez les yeux. Est-elle entièrement compréhensible ? Si non, il lui faut une transcription textuelle et/ou de l’audio-description.

4. Et ensuite ?

Ces vérifications ne sont pas exhaustives, mais elles permettent de déceler rapidement les manques d’accessibilité.

Si toutes ces tests sont positifs, cela ne signifie pas que la page est accessible, mais c’est très prometteur. D’autres tests doivent être réalisés — certains assez simples, d’autres plus complexes, mais qui nécessitent d’autres outils — comme agrandir le texte, vérifier la hiérarchie des titres, les contrastes de la page… À titre indicatif, le référentiel français en vigueur (RGAA) compte ainsi 335 tests.

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