C’était un pays tout noir. Les façades des maisons, noires, les gueules, noires... et le feu ronflait dans l’AGA. C’est étrange d’imaginer que ça n’existe plus. C’était tellement là, présent dans tous les gestes quotidiens.
Le combustile domestique

- Cuisinère AGA vue en coupe
Le charbon, c’est ce qui faisait carburer la cuisinère AGA. C’était le cœur de la maison. Le foyer ronflant où l’on préparait les repas, et qui chauffait toute la maison.
Il fallait régulièrement descendre à la cave remplir un broc ou un seau de charbon pour recharger l’AGA : on le jetait par petites pelletées sur les braises, puis on reclaquait la porte.
Le charbonnier déversait sa la livraison par le soupirail de la cave : des boulets d’anthracite à peine plus gros qu’une prune. On venait piocher dans le tas au fur et à mesure.
L’anthracite est un charbon qui brûle régulièrement avec peu de flammes. Il est très recherché mais ses réserves sont peu abondantes dans le monde. Il est principalement utilisé pour le chauffage domestique individuel.
Une matière énergétique
Selon leur nature, les charbons se comportent différemment lorsqu’ils sont chauffés à l’abri de l’air. Certains se ramollissent et gonflent pour aboutir à un résidu solide, constitué essentiellement de carbone : le coke.
On distingue 3 types :
- L’anthracite très recherché pour le chauffage domestique individuel.
- Les demi-gras et gras, surtout utilisés pour la production de coke métallurgique, ce sont les « charbons à coke »
- Les flambants, au pouvoir calorifique important, sont utilisés dans l’industrie : on les appelle « charbon-vapeur ». Ce sont aussi les plus abondants et les moins onéreux.
D’origine végétale

- anthracite
Le charbon est un combustible solide, noir, d’origine végétale. C’est une matière où domine le carbone.
Il s’est constitué il y a plusieurs millions d’années à l’ère primaire, à la période dite « carbonifère » : des débris végétaux se sont accumulés suite à des glissements de terrain, fermentant et s’enfouissant sous des sédiments. De recouvrement en recouvrement, ces débris se sont transformés en substances solides et combustibles. Par ordre d’ancienneté : la houille, le lignite et la tourbe.
Des filons souterrains
Les gisements ainsi formés se présentent le plus souvent en veines intercalées entre d’autres formations sédimentaires. L’épaisseur de ces couches varie de quelques centimètres à plusieurs mètres, et ont des inclinaisons variées.
Actuellement, les couches de charbon sont exploitées à une profondeur moyenne de 400 mètres, avec des extrêmes qui vont de 100 à 1200 mètres.
Pour en savoir plus, consulter le site gouvernemental des journées de l’énergie, et le groupe des charbonnages de France.
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