Sushis et QR code

12 septembre 2013,
par Romy Têtue

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Les japonais ont inventé les sushis et les « QR code ». Vous aimez les sushis ? Avez-vous déjà flashé l’un de ces petits damiers noir et blanc que l’on croise sur certaines affiches et qui ressemblent à une grille de mots-croisés ? Ce code fait le lien entre l’espace physique et l’espace numérique : scanné par le capteur photo d’un smartphone, il y affiche un site ou une application web. Son usage se répand parmi les utilisateurs de téléphones mobiles : en France, le taux de connaissance des QR Codes s’élèverait à 89 % et leur taux d’utilisation à 53 % (étude TNS AFMM 2012).

Campagne Sushi Shop, septembre 2012

La chaîne de restaurants japonais Sushi Shop a lancé en septembre dernier une campagne originale, avec des affiches représentant un grand QR code composé exclusivement de makis et sushis. Idéalement disposées dans les vitrines rétroéclairées aux entrées des bouches du métro parisien, sur le chemin de retour à la maison, ce QR code permettait de passer commande aussitôt, pour être livré en arrivant. Malin ! Environ 20000 flashs de ce QR code ont été enregistrés.

Campagne Sushi Shop, avril 2013

Enthousiasmée par ce succès, la chaîne a renouvelé l’opération en avril, cette fois-ci dans le métro parisien. Mais les QR codes de ces affiches en 4 x 3 m étaient bien trop grands pour être flashés et faisaient prendre des risques inconsidérés aux usagers, qui reculaient jusqu’au bord des voies, comme on peut le voir sur cette photo :

Qui sont les plus cons ? SushiShop avec leur pub avec QR code immense... Ou leurs clients ? lisait-on alors sur twitter. Sans doute étaient-ils destinés à être scannés depuis le quai d’en face, mais pour avoir essayé, je n’ai pas le souvenir d’avoir réussi.

Campagne Matsuri, juin 2013

La chaîne concurrente, Matsuri, semble avoir retenu la leçon, en lançant en juin une campagne sur les mêmes panneaux d’affichage, dans 250 stations de métro, mais avec un QR code de taille nettement plus raisonnable. Malheureusement celui-ci renvoie vers un site web même pas responsive et recouvert d’une lightbox trop difficile à fermer… Loupé ! Quelque chose m’échappe : pourquoi proposer un tel lien, s’il pointe vers quelque chose de si peu aisé à consulter en mobilité ? Mais surtout, pourquoi diffuser un QR code dans le métro, qui si mal couvert par le réseau Internet ?

Terminons par un exemple réussi : en association avec le programme de certification pour la pêche durable MSC, le restaurant japonais londonien, Moshi Moshi, a utilisé les QR code directement dans la confection de 10000 makis shushis, alliant numérique et art culinaire. Les clients pouvaient scanner leur maki afin de s’informer sur sa composition avant de le déguster. Le succès est tel que Moshi Moshi prévoit d’intégrer ces sushis interactifs, aux QR code comestibles, dans le menu de son restaurant.

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