Petite maison, grande liberté !

24 mars,
par Romy Têtue

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C’est un rêve de gosse. Allez savoir pourquoi, je dessinais des plans de maison, minuscules, en essayant de tout caser dans quelques mètres carrés, en optimisant l’espace. Un fantasme de cabane, très certainement inspiré par nos déménagements fréquents, où je voyais toutes nos affaires partir dans un camion, et par les roulottes, ces fabuleuses petites baraques itinérantes montées sur roues et tractées par un cheval, que l’on en croisait encore alors sur les routes de mon enfance.

Le fait est que j’ai eu la chance — j’insiste sur mon bonheur, là où la plupart ne voit que du mal-logement — d’habiter une minuscule mansarde de 6 m2, qui me ravissait, avec sa belle hauteur sous plafond où était suspendu un lit en guise de mezzanine, où je grimpais chaque soir, comme au septième ciel. Tout à portée de main, comme une cabine de bateau voguant sur les toits de Paris. Merveilleux ! Le fait est que je suis plutôt agoraphobe, détestant les grandes maisons pleines de pas perdus où l’on s’éparpille entre différentes pièces qui cloisonnent l’espace, séparant leurs habitants plus qu’elles ne les rassemblent… Le fait est que je déteste m’encombrer et que les caves et greniers remplis de vieilleries m’angoissent : pourquoi conserver tant de trucs qui ne servent plus ? Quel fardeau !

Tiny House Giant Journey

Je découvre que ce rêve de petite maison a pour nom de code « tiny house » et que d’aucuns le réalisent. Seulement une centaine dans l’hexagone mais, en vogue aux États-Unis depuis une vingtaine d’années, ces minuscules habitats écolos mobiles débarquent en Europe. Environ 10 m2 ouverts sur l’extérieur, souvent construites en bois, pour un coût modique, de la largeur d’un véhicule, les rendant faciles à déplacer… Une communauté, avec ses blogs, comme celui de Jena, qui voyage ainsi à travers le monde : Tiny House Giant Journey. Petite maison, grande liberté !

The Dumpster Project

Poussant l’expérience encore plus loin, un enseignant américain a quitté sa maison de 270 m2 pour vivre dans les 3 m2 d’une benne à ordures, afin de tester sa capacité d’adaptation et mesurer ses réels besoins. Première révélation du « Dumpster Project » : il a réalisé que la plupart des choses qu’il possédait lui était parfaitement inutiles. Puis il a imaginé Kasita, un module d’habitat minimal qui se déplace avec nos déménagements pour se glisser dans des racks urbains formant un immeuble. Malin !

Voir en ligne : http://tinyhousegiantjourney.com

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