Mon usage de twitter

Twitter comme flux d’information, à lire plus tard

20 janvier 2014,
par Romy Têtue

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J’utilise Twitter essentiellement comme source et partage d’information, en particulier pour la veille technique et militante.

Rester informée

Mon principal usage de twitter est la consultation, pour m’informer. Je ne lis pas trop les journaux, écoute à peine la radio au réveil, ce qui me suffit amplement pour rester informée des nouvelles du monde.

Je trouve l’info qui m’intéresse, plus pointue, technique, alternative, militante, via twitter et SeenThis, où j’ai sélectionné mes sources afin de constituer un flux d’info pertinent : peu nombreuses (quelques centaines, c’est encore trop) mais bons relais d’info, et pas trop volubiles, pour ne pas être noyée et pouvoir consulter le flux de ma TimeLine (TL) moins d’une fois par jour. Car je ne consulte pas en continu, mais par à-coup, souvent en fin de journée — et parfois le matin dans le métro, distraitement — comme on feuillete le journal.

Grâce à l’application Flipboard, je filtre pour voir, non pas tous les tweets, mais seulement les ressources tweetées, articles et photos. Voici à quoi ça ressemble :

« Vos liens de timeline »
Twitter tel que je le vois, dans Flipboard

Très agréable sur tablette, Flipboard se feuillette comme un magazine. Qu’est-ce que j’aimerais pouvoir consulter SeenThis de la même façon ! J’apprécie aussi la synthèse en une page que fait Paper.li, un peu moins finement et agréablement, mais qui évite quand même de perdre son temps à remonter la timeline du jour.

Lire plus tard

C’est souvent hors connexion que je peux consulter : sur smartphone, dans les transports en commun. Quand ça me prend, je remonte rapidement ma TL pour mettre en favori les tweets qui me semblent intéressants — via l’appli Tweetbot qui permet cela hors connexion — afin de les retrouver plus tard, une fois connectée, sur l’ordi, où je les dé-favorite alors, retweetant ceux qu’il me semble pertinent de partager, stockant les articles à lire plus tard dans Readability. Car, avant de relayer un article, je le lis en entier, en en stockant parfois les extraits intéressants dans SeenThis.

Rechercher

J’utilise de plus en plus twitter pour rechercher une information, surtout si elle est récente ou pointue. C’est le rare cas où j’utilise directement le site twiter.com, pour y rechercher les mots ou hashtags sur un sujet précis, de façon assez efficace pour le coup.

De même, avant de partager un lien, je cherche systématiquement ses occurrences sur twitter, préférant retweeter le tweet original ou la personne qui en parle le mieux, ou encore un twitto de faible audience mais intéressant, plutôt qu’un « influenceur ».

Poser une question

Si je n’ai pas trouvé par ailleurs, ni trouvé où poser ma question (à la suite d’un billet en rapport), je demande sur twitter : mes followers peuvent avoir une réponse ou me mettre sur la piste. Ils et elles sont géniaux !

Suivre un événement

Il m’arrive de suivre des conférences via twitter, en consultant le hashtag dédié, en temps réel, dans une appli de bureau comme TweetDeck, dont je préférais les toutes premières versions. Ce genre d’appli permet de suivre simultanément plusieurs sujets, un par colonne, et d’être notifié·e des nouveaux tweets. Je suis ainsi les hastags #a11y, #wdfr, #aperoweb, de façon régulière et d’autres selon l’actualité.

Avec une colone par sujet, TweetDeck facilite le suivi.

Suivre un événement de cette façon est moins pénible en activant les notifications de bureau, qui sont comme les bribes d’une conversation qu’on suivrait d’une oreille. Mais ça reste chronophage. De plus en plus, je préfère attendre la publication d’un bon compte-rendu. Sinon tant pis.

Relater un événement (live-tweeter)

C’est à la fois une façon pour moi de prendre note et de partager l’événement aux absent·e·s qui me suivent. C’est les moments où je suis le plus loquace, au risque de flooder. Typiquement, c’est lors de la conférence #ParisWeb que je produis la moitié de mes tweets de l’année ! J’utilise aussi Instagram, de la même façon, entre reportage et prise de note visuelle.

Après coup, je vais relire la masse des messages émis, tant les miens que tous ceux concernant l’événement, pour rédiger un compte-rendu. J’y cite peu de tweets car rien n’est plus inintéressant que les pseudos compte-rendus constitués de tweets : fragmentés et peu élaborés. Après, je supprime les tweets. Comme dit davidbgk : Blogs are the signal, Twitter is the noise (Les blogs sont le signal, Twitter est le bruit).

Discuter ?

Discuter sur twitter est détestable, tant le format et l’outil s’y prêtent mal. Twitter, tu causes trop ! Je fuis les trolls et autres discussions polémiques qui ne manquent pas d’y éclore. Mais il arrive qu’un échange s’amorce, sur un point précis, intéressant, et que j’y participe. Il m’arrive aussi de gazouiller des bisounourseries, de l’humour de connivence et quelques âneries… messages que j’effaçais ensuite, autrefois, pour ne pas en rajouter à la dégradation du rapport signal/bruit.

Mais je supporte de moins en moins les discussions via twitter : cela suppose d’y être présent de façon continue, et je n’aime ni cette contrainte ni l’inquiétante assiduité que cela révèle de ces twittos-là. Je le répète : je ne lis pas twitter en continu. Vous pouvez m’interpeller, je répondrai. Peut-être. Mais si je souhaite discuter, j’utilise… un canal de discussion, pardi ! Typiquement IRC. Ou le téléphone. De même, c’est à peine si j’utilise les DM.

Préparer un sujet

Bref, rechercher un hashtag, des tweets, billets et articles sur une thématique précise, des utilisateurs pour un retour d’expérience ou pour un test d’utilisabilité, faire un sondage rapide, de type micro-trottoir, suivre un événement… Twitter permet de rechercher de l’information pointue, de préparer un sujet, que je rassemble parfois dans Storify, avant de le traiter, ce qui prend parfois la forme d’un billet de blog.

Diffuser

Juste retour, j’alimente aussi le flux, en y partageant mes billets, de façon automatisée, mon blog tweetant lui-même chaque nouveau billet, grâce au plugin Microblog de SPIP. Et je programme parfois quelques retweets avec Buffer.


Contrairement à ce que l’on pourrait croire, je n’en ai pas un usage aussi intensif que le laisse penser la lecture de cet article. Au contraire, j’en suis souvent loin, IRL, venant m’abreuver à la source twitter que par moment, remontant alors les flux. Je déteste l’idée d’être en continu sur twitter, vibrant au rythme des discussions, que je préfère suivre dans des espaces plus appropriés, IRL ou IRC. Je reste parfois plusieurs jours sans y jeter un œil et tant pis pour ce que j’aurais « raté ».

Bref, twitter est pour moi une source d’information avant tout, plus précisément un relai d’info, que j’utilise moins de façon passive, en suivant, qu’active, en allant chercher, quand j’en ai le temps, et que j’alimente en retour.

Par contre, je réalise, en rédigeant ce billet, à quel point twitter est devenu central dans ma consultation d’information et je m’étonne du nombre d’outils différents que j’utilise pour cela, aucun client twitter ne me satisfaisant complètement. Est-ce pareil pour vous ?

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