Logiciels libres : trop chronophages ?

15 septembre 2010,
par Romy Têtue

Mots-clefs associés à cet article :

Me sachant amatrice et contributrice de projets libres, d’aucuns m’en croient utilisatrice stricte et farouche défenseure, allant jusqu’à me prêter des propos prosélytes. Je vais les décevoir : je ne suis pas de ce genre de spécimen sectaire qui considère qu’en dehors du libre, point de salut.

Le libre, ça se mérite

Je suis partisane du libre, mais pas aveuglement. J’adhère, évidemment, aux valeurs du logiciel libre, mais je reste pragmatique et, au final, seul l’usage me convainc. Or l’interfaçage n’est pas un point fort du libre qui est trop l’œuvre de gros geeks bien velus davantage passionnés par le code que par les utilisateurs et utilisatrices humains que nous sommes [1]. Je reste donc vigilante, et mon adhésion concrète est fonction de l’utilisabilité. Ça changera peut-être avec des initiatives « pour l’ergonomie des logiciels libres » comme ErgoLibre, mais en attendant, comme le rétorquent trop souvent certains geeks libristes de mes amis, « le libre, ça se mérite ».

Or je n’ai pas toujours le temps de « mériter » le libre. Il ne tient parfois pas la route pour qui travaille en freelance : préférer un logiciel libre gratuit [2] paraît avantageux de prime abord, mais s’il faut en fin de compte y passer plus de temps qu’avec un autre, ça n’est pas rentable sur le long terme.

En l’occurrence, je n’ai pas honte de dire que, pour avoir essayé les deux, je préfère mille fois Photoshop à The Gimp [3], et que je viens de craquer, abandonnant OpenOffice pour repasser ma compta sous Excel — que je n’avais pas recroisé depuis euh... 2003 ? Mais ça n’est encore que temporaire puisque, trop débectée par Microsoft, j’utilise là une version d’évaluation —, avec un soulagement réel et un vrai gain en usabilité et en temps. Fuck.

Échange temps libre contre logiciels libres

Les logiciels libres manquant de finition réclament plus de disponibilité, d’attention et de motivation de la part de l’utilisateur, même passée l’inévitable phase d’apprentissage, dont la courbe peut être raide.
Je pense par exemple à mon entêtement à essayer de numéroter automatiquement les titres de mes documents sous OpenOffice [4], sans jamais y parvenir, à ce que ça m’a coûté en temps, en crise de nerfs et en recherches dans la doc, les tutos et sur les forums, alors que je sais que cela est possible ailleurs, puisque je me souviens l’avoir déjà fait, sous Word en l’occurrence. Pourquoi m’obstiner ainsi ? Pourquoi chercher si longtemps et m’en priver pendant des années, alors que je sais la fonctionnalité disponible ailleurs ?

On ne peut se permettre d’explorer et d’expérimenter ainsi que si l’on a les moyens d’avoir du temps libre. L’on devient alors amateur. Car il faut bien aimer pour y passer (ou y perdre) ainsi son temps de loisir. On apprécie la communauté entourant le logiciel, on y trouve réconfort, on aime défendre de nobles et généreuses valeurs, on participe et se passionne... Car le libre, c’est une histoire de cœur : ce sont des gens, avant tout.

Le libre, c’est bon, mangez-en !

Ceci dit, tout n’est pas à jeter. Pour répondre à celles et ceux qui reprochent au libre son amateurisme, son manque de finition et de professionnalisme, et qui le rejettent en bloc, rappelons que certaines solutions libres, notamment CMS, n’ont rien à envier aux solutions propriétaires. J’en veux pour preuve le tout récent bug décelé dans SPIP, corrigé dans les heures suivantes, réactivité dont les pros sont tout bonnement incapables (sauf contrat de maintenance spécial coûtant la peau des fesses), comme en témoigne ce commentaire où le fournisseur d’un « gros client » rappelle que le libre est proposé « sans aucune garantie marchande », mais avec une « fabuleuse garantie humaine » en constatant que les communautés participatives sont 100 x plus réactives que "la main invisible des marchés".

Pour moi le libre est une aire de jeu où se retrouver entre amis, un domaine de recherche où échanger entre passionnés. C’est un dada, une lubie. Dont il émerge parfois des merveilles. Nécessairement. Mais parfois.

Bref, c’est comme tout : il y a du bon et du mauvais ; faut essayer et se faire son opinion, au cas par cas. Si j’ai adopté le navigateur libre Firefox et que je maudis le propriétaire Internet Explorer, je ne vois pas quel argument parviendrait à me faire abandonner le confort du très propriétaire Macintosh pour le très libre Linux, et c’est sans contradiction que je fais la promotion du libre avec mon super site de recettes de cuisine libres également disponible sur le très hermétique iPhone. Le libre, c’est bon, mangez-en ! Et les soirs où vous n’avez pas envie de cuisiner, faites comme moi : payez-vous un bon resto.

Pour conclure, je suppose que je suis trop insoumise pour m’enticher d’une chapelle quand bien même « libre », parce qu’il me plaît d’être libre à un point tel que je veux pouvoir choisir de ne l’être pas toujours.

Vos commentaires

  • Le 15 septembre 2010 à 13:28, par VL En réponse à : Logiciels libres : trop chronophages ?

    +1. Toute d’ accord. ;)

  • Le 16 septembre 2010 à 09:08, par JS En réponse à : Logiciels libres : trop chronophages ?

    +1.
    Je suis passé par toutes les phases, Depuis les années 90 avec des windows cracké, puis à partir de 98 avec un dual boot windows/linux, passer ensuite en full linux en 2005 et pour finir : mac.

    Au final, j’utilise toujours des logiciels libre. Et d’ailleurs dès que je le peux et que ceux-ci s’avèrent correcte d’utilisation, autant en terme fonctionnels qu’ergonomique. Sinon, je me rabat sur des logiciels propriétaires.

    Je me vois mal utiliser The Gimp (marrant comme ce logiciel revient à chaque fois) pour traiter mes photos. Surtout comparé à lightroom...

    Le libre vient même jusque dans mon taf, puisque l’on utilise des CMS opensources (Plone, wordpress, dotclear, spip...). Comme quoi, le libre est adapté à un usage pro.

  • Le 16 septembre 2010 à 10:17, par Valéry En réponse à : Logiciels libres : trop chronophages ?

    Tout à fait d’accord avec toutefois trois observations :

    • Oui, les meilleurs softs édités par Microsoft sont sans doute ceux de la suite Office (pas testé Expression dont le lancement était séduisant. Mais trop cher). Toutefois la plupart des utilisateurs n’en utilisent pas la plupart des fonctions (ne serais-ce que les styles, les sommaires automatiques etc.). Open Office suffit à ceux-là (oui je sais les fonctions y sont aussi : il ne les y utiliseront pas non plus).
    • la résolution rapide du bug du 3 septembre de dispense pas les clients de contrat de maintenance : il faut bien quelqu’un pour installer le patch. La dite rapidité sert surtout eux qui construisent leurs sites eux-même (et c’est très bien).
    • L’administration de Drupal, Typo3 est un désastre ergonomique, celle de SPIP n’a pas évolué significativement depuis très longtemps mais celle de Wordpress, malgré quelques défauts, est très présentable : il faut dire justement qu’ils ont bénéficié des compétences manquant généralement au libre que souligne François Nonnenmacher.
  • Le 16 septembre 2010 à 12:55, par maïeul Rouquette En réponse à : Logiciels libres : trop chronophages ?

    Je pense par exemple à mon entêtement à essayer de numéroter automatiquement les titres de mes documents sous OpenOffice [4], sans jamais y parvenir, à ce que ça m’a coûté en temps, en crise de nerfs et en recherches dans la doc, les tutos et sur les forums, alors que je sais que cela est possible ailleurs, puisque je me souviens l’avoir déjà fait, sous Word en l’occurrence. Pourquoi m’obstiner ainsi ?

    marrant ca, parceque moi justement j’ai jamais réussi a avoir des numérotations satisfaisantes que ce soit en word ou en ooo (en fait j’ai des pb surtt pour du 2nd niveau).

    Sinon globalement d’accord avec toi. Et j’aime bien ta conclusion qui est un signe de la véritable liberté (cf. par exemple Hans Küng).

  • Le 16 septembre 2010 à 13:39, par Vincent En réponse à : Logiciels libres : trop chronophages ?

    Certes l’ergonomie d’openoffice ou de gimp n’est pas extraordinaire (ou même de firefox). Mais il ne faut pas généraliser au libre.

    Chromium est libre et très ergonomique, beaucoup plus que les autres navigateurs. Et à mon avis l’ergonomie du bureau KDE dépasse n’importe quel autre, y compris celui de Mac (il y a les mêmes fonctionnalités, depuis longtemps, mais aussi beaucoup d’autres, et surtout c’est beaucoup plus personnalisable).

    Cela dit il y a sûrement une perte de temps pour les nouveaux venus, mais elle vient d’une part d’un changement d’habitudes, d’autre part peut-être aussi du plus grand nombre de possibilités offertes (configuration, interface...).

  • Le 16 septembre 2010 à 22:45, par Jérôme En réponse à : Logiciels libres : trop chronophages ?

    Effectivement, Gimp est souvent cité comme exemple d’ergonomie, euh, originale.
    Il est déroutant pour l’utilisateur habitué à ses menus « fichier », « edition », etc. Ces menus ont d’ailleurs finis par être ajoutés à Gimp :)
    Les logiciels libres n’ont pas le monopole de l’ergonomie douteuse. Au boulot, j’ai souvent eu affaire à des logiciels spécifiques dont les auteurs n’ont vraisemblablement jamais eu à les utiliser !

  • Le 17 septembre 2010 à 13:04, par Gracchus En réponse à : Logiciels libres : trop chronophages ?

    Une compta avec Excel ? Mieux vaut lire ça que d’être aveugle.

  • Le 17 septembre 2010 à 14:04, par Alex En réponse à : Logiciels libres : trop chronophages ?

    Je pense par exemple à mon entêtement à essayer de numéroter automatiquement les titres de mes documents sous OpenOffice [4], sans jamais y parvenir, à ce que ça m’a coûté en temps, en crise de nerfs et en recherches dans la doc, les tutos et sur les forums, alors que je sais que cela est possible ailleurs, puisque je me souviens l’avoir déjà fait, sous Word en l’occurrence. Pourquoi m’obstiner ainsi ?

    Euh, j’ai jamais eu de soucis pour numéroter automatiquement mes titres sous OOo... Ou alors j’ai pas saisi le problème.

  • Le 17 septembre 2010 à 14:56, par lilascat En réponse à : Logiciels libres : trop chronophages ?

    « Je pense par exemple à mon entêtement à essayer de numéroter automatiquement les titres de mes documents sous OpenOffice [4], sans jamais y parvenir, à ce que ça m’a coûté en temps, en crise de nerfs et en recherches dans la doc, les tutos et sur les forums, alors que je sais que cela est possible ailleurs, puisque je me souviens l’avoir déjà fait, sous Word en l’occurrence. Pourquoi m’obstiner ainsi ? »

    Comme Alex, jamais eu de problème sous Oo, en revanche sur Word, j’y perd mon latin. Pas réussit à trouver l’équivalent du menu « numérotation des chapitres » dans le menu Outils dans Word ou Pages. Sous Oo on règle la chose en début de rédaction, en fonction des styles de paragraphe (et donc de titre) et c’est réglé une bonne fois pour toutes.

  • Le 17 septembre 2010 à 15:18, par bohwaz En réponse à : Logiciels libres : trop chronophages ?

    C’est rigolo car Gimp est justement considéré comme un logiciel particulièrement ergonomique (au sens noble du terme, càd qu’avec la courbe d’apprentissage il est plus efficace).

    Sinon il existe abiword/gnumeric ou KOffice également pour la bureautique, et ça marche pas mal.

  • Le 17 septembre 2010 à 15:48, par Barbu En réponse à : Logiciels libres : trop chronophages ?

    Ce que je viens de lire est du grand n’importe quoi. Le logiciel libre chronophage, c’est certain que les autocad, inventor, comsol et autres archicad sans parler de Catia sont des données immédiates de la conscience et sont de suite accessibles.

    Faut arrêter de déconner 5 min, ces propos sont généralement tenus par des gens qui n’y connaissent rien et qui en plus refusent de réfléchir/ d’apprendre. Un exemple apparemment openoffice ne numérote pas automatiquement sans qu’on lui dise, il me semble que word également. En revanche tex/latex le fait et pourquoi ??? Tout simplement parce que ces 2 wysiwg ne sont pas des traitements de textes !!!! Et pour tous ceux qui viendraient se plaindre avec des oui latex c’est compliqué c’est réservé aux geek je répondrai simplement :
    1) lyx c’est pas pour les chiens
    2) la majorité des ouvrages et publications sont faites sous tex
    3) c’est une perte de temps au début mais après on est efficace
    4) heureusement que pour certain la réspiration soit un réflexe

    Pour finir si on ne veut pas utiliser un tableur propriétaire pour faire sa compta, y a des suites de logiciels (dont c’est le travail ) qui le font pour 60 euros.

    A bientôt

    barbu : celui qui utlise le bon outil (libre ou non) pour effectuer la bonne tâche

  • Le 17 septembre 2010 à 16:06, par benigni En réponse à : Logiciels libres : trop chronophages ?

    Il apparait ici que le vrai soucis pour le logiciel libre reste l’utilisateur ... qui vient d’ailleurs :
    Vouloir utiliser Gimp en espérant recycler l’apprentissage acquis sur Photoshop est contre-productif, pareil pour les suite bureautiques ou les lecteurs de mails. Le contraire est également vérifié : moi qui n’ai que peu connu l’univers MS, je ne trouve jamais mes menus, si logiquement agencé dans OpenOffice, chez microsoft ; et je ne parle même pas du menu de configuration particulièrement débile de Windows

    Par contre quand je passe d’un firefox-linux à un firefox-solaris, un firefox-OSX ou un firefox-W$, tout reste à sa place ... L’environnement complet migre d’un simple copier coller, entre ces différentes machines.

    Quand je commencent un documents sur open-office-linux et le continue sur n’importe quel autre environnement, tous les acquis sont conservé ... Mieux le document est rendu de la même façon sur les différentes plateformes (alors qu’entre un .docx W$ et un .docx OSX, y-a toujours des surprises).

    Si ça c’est pas du gain de temps !

    Je plussoie : c’est chronophage, comme pour un nouveau propriétaire de citroën voulant garder ses automatismes (clignotants, feux, essuis glaces, freins) acquis sur sa précédente Opel. C’est pareil, mais différents ... (une pensée amicale à tous ceux qui ont changé pour une Citroën).

  • Le 17 septembre 2010 à 20:01, par Romy Têtue En réponse à : Logiciels libres : trop chronophages ?

    Je précise, en réponse à Vincent, que ça fait des années que j’ai adopté OpenOffice, de façon exclusive. Je pense donc avoir largement dépassé la phase d’apprentissage et de « changement d’habitudes ». Mais en passant l’autre jour à Excel, dont je n’ai pas l’habitude — puisque j’utilisais auparavant AppleWorks avec entière satisfaction jusqu’à la dernière version, Numbers, trop pénible —, j’ai fait en quelques heures ce que je mettais habituellement plus d’une demi journée à faire avec OpenOffice. Extrapolé à mes années d’utilisation, je me demande si mon adhésion aux valeurs du libre méritait tant... j’aurais préféré employer ce temps pour inventer un truc sympa et utile pour tous et toutes, plutôt que l’user, par abnégation, à un truc aussi chiant et répétitif que ma petite compta perso. Pas vous ?

    Alex, super si ça marche chez toi : je t’invite à m’en faire la démo, ça m’aidera davantage ;-)

    Grand merci à Barbu de nous rappeler que le principal problème, ce sont les utilisateurs, qui ont le tord d’être ignorants et de manquer de motivation dans l’apprentissage :-D
    De mon point de vue ce n’est là que le propre de l’« utilisateur » et c’est bien légitime : on ne peut pas raisonnablement attendre que tous et toutes partagent la même passion pour leurs outils, qu’ils n’ont d’ailleurs pas toujours eu la liberté de choisir. C’est à l’outil et donc à ses concepteurs et autres contributeurs, d’aller à la rencontre de l’utilisateur, à plus forte raison quand il se targue d’être « libre ».

    Ubuntu en offre un bel exemple, qui apporte un dévouement total aux utilisateurs et à l’ergonomie, à l’idée que le logiciel libre devrait être “pour tout le monde", d’un point de vue économique et d’un point de vue facilité d’utilisation, et à la volonté de traquer les problèmes qui y nuisent dont la chronophagie : Épargner une heure par semaine à des millions d’utilisateurs représente un trésor d’énergie économisée, que l’utilisateur peut alors consacrer à une utilisation plus efficace du logiciel libre.. Lire la suite sur le framablog : Marketing et ergonomie, la touche finale d’Ubuntu qui fait avancer le logiciel libre, par Siltaar, 17/09/2010.

  • Le 20 septembre 2010 à 13:06, par Vincent En réponse à : Logiciels libres : trop chronophages ?

    Je suis d’accord avec vous pour OpenOffice et MS Office (même si je n’utilise en fait ni l’un ni l’autre). Je voulais juste insister sur le fait qu’il ne faut pas généraliser. L’ergonomie n’a rien à voir avec le libre. KDE et Chromium sont de beaux exemples de logiciels libres plus ergonomiques que leurs concurrents propriétaires. Gnome se défend très bien pour ceux qui privilégient la simplicité à la richesse des options de configuration.

  • Le 21 septembre 2010 à 13:03, par fredz En réponse à : Logiciels libres : trop chronophages ?

    Le monde des logiciels ne concerne pas uniquement la bureautique.
    Les serveurs web par exemple :

    http://news.netcraft.com/archives/2010/09/17/september-2010-web-server-survey.html

    Microsoft IIS n’a jamais réussi à détrôner Apache.

    Ceci dit, c’est effectivement difficile de trouver et appliquer des « consensus ergonomiques innovants » dans le monde du libre. Implémenter des Interfaces Homme-Machine est rarement intéressant pour un programmeur.

  • Le 18 octobre 2010 à 17:19, par Romy Têtue En réponse à : Logiciels libres : trop chronophages ?

    Un avis plus pointu sur Gimp/Photoshop est exprimé ici par pixenjoy, webdesigner freelance travaillant sous Gimp, qui conclut :

    Pour conclure, Gimp est pour les idéalistes anti-conformiste amoureux de la philosophie libriste. Seul un statut Freelance permet ce type de choix dans un contexte pro.

  • Le 16 novembre 2010 à 16:56, par Pret immobilier En réponse à : Logiciels libres : trop chronophages ?

    Le bénévole sera peut-être aussi performant que le pro, mais le hic, c’est qu’il n’est pas disponible tout le temps... c’est la même différence avec les logiciels ;o)...

  • Le 21 novembre 2010 à 00:21, par Sombre En réponse à : Logiciels libres : trop chronophages ?

    Cet article me fait du bien...

    Parce que, évoluant dans l’IT, et adepte de l’opensource et du logiciel libre, je sais que le moindre écart de conduite par rapport au sus-mentionné « libre » me sera reproché par les intégristes Stallmaniens... Et donc en lisant ça, je me sens moins seul !

    — Ben t’utilises pas Gimp ???"
    — Euh non, tu sais, je suis un peu habitué à Photoshop, et ça fonctionne plutôt bien et...
    — Mais t’es sous Windows en plus ?!
    — Ben oui, je suis faible, c’est un vieux XP qui marche, et sinon sous Linux il faut que je recompile un driver pourri avec un patch qu’un mec à fait en Ukraine, et il buggait en 2.6.18 quand j’ai fait le test alors...
    — T’es vraiment une bouse, tu mérite pas d’utiliser du libre !
    — Mea culpa, mais j’ai fait des patches sous OpenSSH et deux-trois trucs, pour me faire pardonner !
    — Quooooooi OpenSSH mais c’est pas la license GNU ! C’est du BSD ! C’est le maaaaaal !
    — Ah oui c’est vrai... Je m’excuse, je le ferais plus...

    Bref, utilisons ce qui fonctionne et soyons pragmatiques :)

  • Le 27 juin 2011 à 12:54, par Hulda En réponse à : Logiciels libres : trop chronophages ?

    Aujourd’hui, de nombreuses PME françaises décident d’adopter le logiciel libre dans leur environnement de production […] Cependant, ces logiciels peuvent souvent se révéler très onéreux […] Le salarié sera-t-il autant productif avec la nouvelle interface qu’il ne l’était avec l’ancienne ? […] Avec les logiciels libres, si un problème survient, l’entreprise devra, dans un grand nombre de cas, se renseigner sur des forums. Pour des personnes ayant des connaissances en informatique, cela ne sera pas utile, mais dans le cas d’une personne nocive, cette dernière risque de ne pas savoir quoi chercher, et où chercher.


    Lire la suite : Les coûts cachés du logiciel libre, par Pierre Thurau, janvier 2011

  • Le 19 novembre 2013 à 22:36, par Romy Têtue En réponse à : Logiciels libres : trop chronophages ?

    La plupart d’entre nous sommes incohérents : développeurs libristes la nuit et qui travaillent sur du logiciel propriétaire le jour ; utilisateurs qui se sentent 100% d’accord avec les principes éthiques du libre mais qui ne résistent pas à l’appel de Skype, de Google Doc, etc. […] On peut être convaincu à 100% qu’il ne faut utiliser que du libre, et faire des efforts pour cela. En percevant les faux pas que l’on fait (utiliser des logiciels propriétaires), soit on a l’impression qu’on trahit la cause que l’on défend et l’on se désespère, soit on admet qu’il y a des degrés dans notre capacité à respecter nos principes et on aborde honnêtement la question des moyens

    Lire la suite : Le libre, la vie privée et le premier pas de travers, par Bastien Guerry, 19 novembre 2013

Répondre à cet article

Qui êtes-vous ?

Pour afficher votre trombine avec votre message, enregistrez-la d’abord sur gravatar.com (gratuit et indolore) et n’oubliez pas d’indiquer votre adresse e-mail ici.

Ajoutez votre commentaire ici
  • Ce formulaire accepte les raccourcis SPIP [->url] {{gras}} {italique} <quote> <code> et le code HTML <q> <del> <ins>. Pour créer des paragraphes, laissez simplement des lignes vides.

Suivre les commentaires : RSS 2.0 | Atom