Dimanche 21 avril 2002...
Finalement, je ne rappellerais pas.
Les heures passent. Je suis en état de choc.
Je reste muette d’effroi face à l’hallucinante présence de Jean-Marie Le Pen au second tour. Difficile de croire à cette réalité-là, tant elle ressemble à un cauchemar...
Ils sont tous là, dans le poste TV, à parler, parler, parler...
Mais rien n’y fait : oui, il y a bel et bien une pelleté de gens qui souhaitent voir un facho gouverner la France. Où suis-je ? Dans quel pays vais-je me réveiller demain matin ?

- L’atelier de Jospin sous le choc
Je pleure en découvrant les visages décomposés, ahuris, dans les différents ateliers de campagne. Où est donc passée ma gauche tant aimée ? disparue, volatilisée, suicidée ! Ultime coût de grâce : Lionel Jospin démissionne, quitte la place, digne et intégre jusqu’à la perfection.
Je m’en veux de n’avoir pas pris ce premier tour suffisamment au sérieux, de n’avoir pas voté plus efficacemment.
Et puis, après tout, non : j’ai voté ! Qu’est-ce que cette France de merde !?! À quoi ça sert de voter ? Où est passée ma voix ?
- L’atelier de Jospin sous le choc sur LeMonde.fr 22.04.02 - 02H43
- Lire la suite : Descendre dans la rue
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