Carline ?

Non, rien à voir avec Caroline !

15 septembre 2005,
par Romy Têtue

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Un mot revenait souvent lors de mon séjour dans les Alpes de Haute-Provence (04) et les Alpes Maritimes (06) : je passais à la Librairie des Carlines de Forcalquier et devais bientôt dormir au Gîte des Carlines de Tende... Défi me fut alors lancé de revenir avec une photo de Carline. Mais qu’est-ce donc ?

La Carline est une plante qui pousse à plat, s’étalant fièrement au ras du sol [1]. Elle ressemble à une grosse marguerite : grosse fleur (Ø 6-12 cm) à cœur jaune paille, et pétales blancs, à ceci prés qu’il s’agit d’un chardon, très épineux.
C’est une plante herbacée vivace de basse et moyenne montagne, que l’on trouve dans les prairies sèches et rocailleuses, jusqu’à 2800 m d’altitude, sur sol calcaire. Je l’ai croisée en abondance dans le parc du Mercantour [2].

Carline du Mercantour

Plus intéressantes sont ses propriétés et l’usage qu’on en fait.
Aussi appelée Baromètre, la fleur s’ouvre comme un soleil quand il fait chaud et se referme en oursin lorsque le temps est humide ou pluvieux.
Elle peut se manger à la façon des artichauts. Son cœur, qui a la finesse d’un artichaut, était consommé avec du gros sel par les bergers. Les marmottes en raffolent aussi.
Elle se conserve longtemps séchée pour orner les façades et portes des maisons de montagne. Elle souvent accroché au dessus des portes des maisons et des bergeries de Provence pour éloigner les « créatures » néfastes de la nuit. La légende lui attribue des forces magiques : elle attirerait les forces des hommes et des bêtes qu’elle transmettrait au porteur de la racine.
Il est vrai que sa racine, épaisse et profonde, soigne efficacement l’acné et l’eczéma et fait baisser le fièvre. On en tire une huile essentielle, des tanins, des résines. Elle est tonique, carminative, sudorifère, fébrifuge, diurétique, digestive, cicatrisante, vermifuge...

Son nom, enfin : Carline, de « Carlina », nom italien de la plante issu du latin « carduus », chardon. On l’attribue aussi à Carolus, Charlemagne, qui aurait reconnu ses vertus : elle aurait guérit ses soldats de la peste [3].

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