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Hamburger, IRC, dump SPIP et hyper-communication

Atelier SPIP, Paris le 16 février

16 février 2006,
par Romy Têtue


Je ne viens pas assez souvent aux ateliers SPIP. Il faut toujours qu’un autre truc tombe en même temps le jeudi soir. Cette fois-ci ça tombait bien. Je n’avais qu’un seul rendez-vous, chez ma coiffeuse adorée, histoire de me rafraîchir la nuque et les idées. Je ne devais même pas être trop en retard.

Le seul problème avec les apéros SPIP, c’est l’heure. Je ne sais pas pour vous, mais moi, à 19h, je crève de faim. Et « ventre affamé n’a pas d’oreille » étant dans ma constitution un proverbe qui trouve pleinement son sens, cette assourdissante hypoglycémie de début de soirée me prive littéralement de tout l’intérêt de l’atelier. N’y tenant plus et voulant parer au pire, je suis d’abord allée me ravitailler au fast-food d’en face. Sans penser à engloutir le tout sur place, je me suis précipitée au Centre Elisabeth, où tous et toutes se trouvaient déjà sagement assis-e-s autour de la table centrale. Et je me suis retrouvée comme une andouille dans l’embrasure de la porte, le sac contenant l’ordi pendu à une épaule, l’autre main tenant fermement un sac de papier, ventru et odorant, qui n’attendait que mes crocs, mais monopolisait insidieusement l’attention, olfactive du moins. Flûte, ça ne le faisait pas.
Je n’allais tout de même pas m’installer à côté des unes et des autres, attablé-e-s à des ordis on ne peut moins comestibles, et déballer joyeusement devant moi, non pas mon fidèle iBook, mais mon big hamburger puant et dégoulinant de sauce !? Non, décidément, non, ça ne le faisait pas.

Point de toilettage de squelette ce soir, nous allons faire un peu de maintenance. Voyons comment faire une sauvegarde d’un site en SPIP. Prenons par exemple le site des Métallos : en ligne, tout va bien. Mais si jamais il y a plantage, que faut-il avoir sauvegardé pour pouvoir remettre le site en service ? Comment sauver la situation ?
« Dieux du ciel, sauvez-moi ! Faites que mes frites ne refroidissent pas trop vite !! »
La bonne version de SPIP, oui, mais ça ne suffit pas ! Mon dossier de squelettes, qui a permis de personnaliser le site, évidemment. Mais encore ? La base de données, bien sûr ! sans oublier le dossier « IMG », qui contient toutes les images et autres documents ajoutés. Et, s’il y a lieu, les autres fichiers spécifiques, tels que mes_fonctions.php3 (qui devrait être rangé dans le dossier « Squelettes », tiens, d’ailleurs), et mes_options.php3 (dans le dossier "ecrire" celui-là), etc...

« Bibop-la-bip-lala-driiiiing ! » Horreur, enfer et damnation, mon téléphone sonne vigoureusement en pleine explication. Moi qui déteste indisposer ainsi mon entourage ! Je devais être en proie à l’appétit le plus féroce et le plus débilitant pour avoir ainsi oublié de lui couper le sifflet ! Me précipitant pour faire taire l’impertinent, l’idée me saisit soudain de feindre la réception d’un appel de la plus haute importance, nécessitant que je m’isole pour y répondre, et je sors, non sans oublier d’agripper au passage mon sac de bouffe odorante, pour aller en engloutir le contenu dans la pièce d’à côté.
J’en reviens en trottinant l’air de rien, mon coca à la main, rassasiée et donc enfin réceptive et souriante, et me rassois non sans réprimer les quelques rôts intempestifs qui ne manqueraient pas de me trahir.
Le miracle dans cette affaire, c’est encore que j’ai réussi à suivre.

Après quelques transferts FTP effectués avec FileZilla, nous possédons maintenant une sauvegarde de notre site « en local », c’est-à-dire une copie sur l’ordi de ce qu’il y a en ligne. Certes, mais qu’en faire ? Apprenons donc à faire tourner un site SPIP en local !

J’ai bousculé mon voisin, qui ne bronche pas, mais un truc sur son écran m’interpelle. Je reconnais le forum des utilisateurs de SPIP, mais bardé de messages aux intitulés pour le moins étranges... Perplexe, je lui demande ce qu’il trafique là. Comme il semble dédaigner ma question, et que la curiosité qui me démange me rend audacieuse, je lui tapote l’avant-bras, pour me voir répondre par signes, qu’il n’entend pas. Diantre. Mon voisin est sourd. Qu’importe, puisqu’il est si facile de communiquer par écrans interposés, contournons allègrement le handicap, et hop.
Sauf qu’il chatte via MSN et moi via iChat. Zut. Au passage, j’aperçois qu’il est encore sous IE, il faudrait lui conseiller l’excellent Firefox. Tentons donc l’IRC : me voici qui déboule, pour lui en suggérer l’usage par l’exemple, sur le canal IRC de SPIP, le seul que je daigne fréquenter, croisant au passage quelques connaissances qui ne manquent pas de m’interpeller. Me voici donc catapultée dans trois dimensions à la fois, aux modes de communication tout à fait différents : l’atelier SPIP et son jeu de questions-réponses orales, l’IRC et son flux de remarques et commentaires tapuscrits à la va-vite, et la surdité de mon voisin, ses signes experts et mes laborieux griffonnages sur bloc-notes. Ah, n’oublions pas cette quatrième dimension, celle du code, parfaitement muette, mais non moins expressive.
Évidemment, je fais tout à moitié. Et splotch ! j’en renverse mon coca (je l’avais oublié celui-là). J’en retombe brutalement les pieds sur terre, où une énorme flaque marron effervescente s’étale sous la table, aïe. Je les entends d’ici se poiler de l’autre bout de l’IRC (encore eût-il fallut que l’on soit sur webcam), tandis qu’à quatre pattes, j’inspecte, effarée, si le sac-à-ordi de mon voisin n’a pas trop écopé, et que Yanic revient précipitamment me tendre une serpillière. Que j’aimerais être changée en souris, à un ou deux boutons, avec ou sans molette, fichtre, qu’importe, pourvu que je disparaisse sur, ou même sous le tapis, et ne fasse plus ainsi l’attraction !
Dieux du ciel, sauvez-moi ! Faites que mes frites... euh non rien, merci, les frites c’est réglé : elles digèrent. Assumons. Frtt, frtt, frtt... j’éponge et j’essuie.
Et revenons à nos spipiens moutons.

Après la démonstration assortie de prise de notes plus ou moins copieuse selon les uns, les unes et les autres, passons à la pratique sur l’un des sites présents dans la salle. L’écran de ma voisine d’en face bascule sur le projo, et nous voici tous et toutes plongé-e-s dans l’arborescence de son site.
Rebelote : sauvegarde de la base de données, et installation de SPIP en local.
Tape ton mot de passe lui dit Yanic qui supervise le bon déroulement de l’opération. Avec deux R précise le voisin, un brin taquin, tandis qu’elle s’exécute. Elle en relève le nez de surprise : Quoi !? mais, mais, comment tu sais !?. La bonne blague ;)

De l’autre côté de la table, mon voisin a un beau squelette... bien installé dans un dossier dédié et judicieusement découpé en inclusions. Mais, évidemment, y’a un os : pas moyen de faire correctement fonctionner sa noisette, celle qui permet de générer des PDF... Tandis que de mon côté, je me bats avec l’URL rewriting, qui fonctionne les doigts dans le nez, qu’y disent, mais refuse obstinément d’obtempérer sur mon dernier site... merdouille !

J’ai (ENCORE !) oublié mon appareil photo pour pouvoir vous montrer nos charmantes et assidues trombines. Qu’importe, vous voici servi-e-s en anecdote humaine. Ça se passe comme ça, chez SPIP !


Voir aussi le compte-rendu de l’atelier sur le site dédié. Et surtout : comment sauvegarder votre base de données et faire tourner un site SPIP en local ?, dans la doc officielle de SPIP.

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