Faire son site d’après Microsoft Word

Le Web tel que vu par le client

12 avril 2011,
par Romy Têtue

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Immersion dans le monde de l’entreprise, dont les sites sont à l’image de l’équipement bureautique : loin du Web.

— Allo, Stéphane ? Avez-vous reçu mon mail ?

Cette phrase, chopée au vol dans l’open-space, mais entendue plusieurs fois par jour, résume l’absurdité de la situation. Ici, quand on envoie un message électronique, on décroche le téléphone peu après — sans vraiment laisser le temps à l’autre de répondre au courriel —, pour s’assurer que le document qu’il contient est bien réceptionné — parfois dans le service d’à côté — et en discuter de vive voix. Précisons, pour achever le tableau, ce que contient le document en question : un extrait de page web, copié-collé sur un site en ligne.

Il aurait été tellement plus simple d’envoyer l’adresse URL de la page consultée, par courriel ou par chat, puis d’attendre tranquillement la réaction du destinataire, sans s’interrompre dans le travail en cours. Mais non.

Internet n’est pas ici utilisé comme moyen de communication. Le courrier électronique est certes adopté, certainement parce qu’il évite une impression sur papier et un déplacement physique jusqu’au bureau d’à côté. Mais pour échanger, on préfère le bon vieux bigophone, même si cela ajoute une étape inutile. Quant au Web, c’est un obstacle, que l’on contourne en en dupliquant le contenu sur un support plus familier : un fichier numérique « comme les autres », rassurant car aisément repérable sur le « poste de travail », plus précisément un document Microsoft Word, il faut bien le dire, tant il semble impossible de faire quoi que ce soit ici sans passer par ce format.

Les ennuis commencent quand la boîte (le service, la filiale ou l’équipe, peu importe) se mêle d’avoir son site web...

Comment mettre nos documents en ligne ?

Impossible d’avoir une réflexion éditoriale : tout n’est que brassage de fichiers. La seule préoccupation est de répondre à la question « comment mettre nos documents en ligne ? » Car le site n’est pas pensé comme une « publication », éventuellement porteuse d’un message, éventuellement adressée à un lectorat, mais comme une « arborescence ». Un truc informatique, psychorigide, fait de « dossiers » et de « documents », à l’image de l’explorateur du système d’exploitation Windows, qui semble être la référence ultime. C’est d’ailleurs sous cette forme que le site est présenté : des fichiers collectés et bien rangés sur une clé USB. Dès lors, je comprends mieux comment des outils peu ou mal interfacés sont supportés par les utilisateurs et utilisatrices : cela correspond à leur vision de l’informatique et du Web, aride et inconfortable, subie.

Aucune réflexion sur le parcours de navigation de l’utilisateur à l’écran. Ne parlons pas d’ergonomie, encore moins d’accessibilité. Non, pas de gros mots. L’idée que l’internaute pourrait ne pas s’y retrouver dans ce qui s’annonce n’être que le déversement en ligne du fatras de docs internes, et qu’il faudrait peut-être y réfléchir, semble farfelue. Puérile. Quelques maquettes graphiques sont dessinées par une agence de com très créative et très onéreuse, c’est capital, question d’image de marque. Le service communication les rature ensuite pour y faire loger l’arbo de force. Puis le site se construit. Page à page. Car, même si le site est dynamique, il n’est pas question ici de « gabarits » :

— Pour le premier item de ce menu, il faudra une page différente, comme celle avec les deux petits blocs, là...
— OK, je vois.
— Pour le second, il faudra aussi prévoir une page. Ou un lien vers le doc.
— Euh, c’est-à-dire : faut-il créer une page web, en HTML ? ou juste télécharger le document ?
— Peu importe, ça revient au même. Par contre, au troisième on fera juste un lien.
— Un « lien » ? mais vers quoi ??
— Bin, vers l’autre, celui qu’on a déjà mis dans...

Bien que tout soit « lien » sur le Web, la notion échappe et le terme n’est employé que pour marquer l’exception : pour désigner ce qui a déjà été listé et identifié par ailleurs et qui doit être à nouveau lié, c’est-à-dire ce qui relève d’une « navigation transversale ». À vider ainsi les mots de leur sens, on finit par passer à côté du Web et louper l’objectif qui est, rappelons-le, faire un site.

Ni gabarit, ni page : juste des documents

Dans cette vision du Web, ni gabarit, ni page : juste des documents. C’est le règne absolu du .doc, flanqué de quelques .ppt et .xls [*], rarement convertis en .pdf, dans l’ignorance totale d’autres formats. Le « texte » en soi n’existe plus hors du logiciel de traitement de texte, Word, et même les images sont véhiculées via ce format.


webAgencyFAIL : [client] — Merci de m'envoyer ces pistes graphiques en .doc, je ne peux pas ouvrir les .jpg.

À tel point que le site ne semble éditable que par ce biais, bien qu’il soit doté d’un outil d’édition du même acabit, un vieux CMS du même constructeur, qui permet, je cite, de faire des listes à puces et des couleurs comme dans Word.

— Non, réflexion faite, ne créons pas de page [web] dans cette section : on mettra juste des documents à télécharger. Ce sera plus simple à mettre à jour : les rédacteurs n’auront qu’à uploader leur doc.

La page web est perçue comme immature et suspecte. On l’évite parce qu’elle échappe au contrôle et fait moins bien que Word. Le document est plus rassurant, car maîtrisé. Il doit s’ouvrir dans une nouvelle fenêtre, évidemment. Pourquoi ? Parce que. Pour s’imposer à l’internaute. On colle donc des target sur tous les liens, souvent _blank, parfois _self, sans aucun avertissement, ni d’ouverture de fenêtre, ni de poids du doc téléchargé, encore moins de la langue cible... Trou-trou, pique niquedouille, c’est la surprise à chaque clic.

Propriétés d'un document Word

Plus ça va, moins ça ressemble à un site, la moitié des liens pointant vers des documents, essentiellement Word et assez peu de PDF, format pourtant standard et correctement indexé.

— Ah, et pour le référencement, n’oubliez pas d’ajouter des mots-clés !
— Dans les metatags ? Mais ça ne sert plus à grand chose...
— Non, dans les documents ! Ah ah, non, pas dans le <head> ! Il faut ouvrir chaque document dans Word, sélectionner dans le menu « Fichier > Propriétés » et bien remplir les champs « Titre », « Auteur » et « Mots-clés »...

Texte de remplacement (dans Microsoft Word)

Ne rigolez pas... J’ai découvert qu’il existait même un onglet « web », dans Microsoft Word, qui permet de saisir un texte alternatif aux images. Oui, dans Word.

Pris au piège du passé...

Je sais que beaucoup d’entre vous, esprits libres, professionnels et amateurs du Web qui me lisez habituellement, auront du mal à croire ce que je raconte ici. Pourtant, je n’exagère pas.

Oui, c’est incroyablement dépassé au regard du Web contemporain, de ses préoccupations et perspectives. Mais vu depuis le petit bout de la lorgnette d’un poste d’entreprise constitué d’un vieux PC Windows XP datant du début du millénaire, tout ceci est cohérent et paraît même praticable.

C’est cette situation que j’étais bien heureuse de quitter, fin 2003, pour créer mon activité et exercer comme indépendante. Aussi suis-je effarée de la retrouver aujourd’hui, à l’identique sur différentes missions, d’autant plus insupportable qu’elle est parfaitement inchangée, aussi caricaturale. À l’instar de mon parcours indépendant, je pensais que les choses auraient évoluées dans l’intervalle, peut-être moins vite, mais un minimum !

Mais ce genre de grosse boîte semble échouée dans un autre temps, un espèce de monde parallèle kafkaïen, où l’informatique est moins une aide qu’une contrainte : pieds et poings liés à Microsoft, cité comme summum, mais subi de plein fouet. Il va sans dire qu’Internet Explorer 6 y règne encore, en vieux despote croulant qui refuse de se laisser détrôner.

J’en conçois une infinie compassion pour les employés et employées de ces boîtes, souvent grosses, voire internationales et fameuses, où les méthodes de travail sont à ce point anachroniques, laborieuses et absurdes. Je les souhaite schizophrènes : ayant la liberté de surfer sur le Web contemporain à la maison, et n’étant coincés dans le passé qu’au boulot. Et je prends toute la mesure des mots « monde libre »...

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Vos commentaires

  • Le 12 avril 2011 à 10:35, par STPo En réponse à : Faire son site d’après Microsoft Word

    Édifiant, merci.

  • Le 12 avril 2011 à 10:53, par G.Crofte En réponse à : Faire son site d’après Microsoft Word

    Énorme ! Merci :)

  • Le 12 avril 2011 à 11:01, par Auré En réponse à : Faire son site d’après Microsoft Word

    Enorme...
    Cet article me rappelle quelques situations cocasses de mon côté égelement, du même acabit...
    Que faire ? Je vois 2 possibilités : Utiliser du temps et de l’énergie pour « éduquer » les clients et/ou les équipes de travail à ce qu’est le web aujourd’hui ou fuir et rechercher un environnement de travail plus sain nous permettant d’évoluer plus facilement.
    Le plus difficile étant finalement (selon moi) de trouver les « bons » clients ou la « bonne » boite (avec des équipes motivées et réellement compétentes) dans une optique de progression et de plaisir à bosser... dur dur...

    Merci de partager ton expérience dans cet article :)

  • Le 12 avril 2011 à 12:06, par Klaire En réponse à : Faire son site d’après Microsoft Word

    Édifiant en effet... et tellement drôle, (enfin tant que c’est de loin )

  • Le 12 avril 2011 à 12:17, par Djolhan En réponse à : Faire son site d’après Microsoft Word

    Effectivement,c ’est assez édifiant et tellement courant malheureusement.
    On est confronté à un parc informatique vieillissant dans les entreprises alors que toutes les technologies web et informatiques évoluent à vitesse grand V. Et bien, on se retrouve aussi avec une mentalité d’entreprise qui reste bornée à l’utilisation de word et ne peut imaginer ne serais-ce qu’une minute d’utiliser autre chose pour l’édition de leur texte que word.

  • Le 12 avril 2011 à 15:20, par Olivier En réponse à : Faire son site d’après Microsoft Word

    Tellement vrai et vécu au quotidien !
    Pour ne rien arranger, les experts IT nous imposent maintenant Sharepoint et Silverlight... comme quoi, au royaume des aveugles, les borgnes sont rois !

  • Le 12 avril 2011 à 20:34, par juju En réponse à : Faire son site d’après Microsoft Word

    Exactement ce que je vis dans ma boîte, et désespérant car je n’ai pas voix au chapître, le service IT étant « intouchable » et « roi ».
    Vu la moyenne d’âge des dirigeants je me demande s’il ne s’agit pas tout simplement d’un problème générationnel... ? regardez les stats de « connectivité web » en fonction de l’âge, ça pourrait expliquer...

  • Le 12 avril 2011 à 21:38, par Valéry En réponse à : Faire son site d’après Microsoft Word

    Le problème du passage de la bureautique au web me semble venir du fait que la gestion du site est souvent conçue non pas comme une activité ayant sa valeur ajoutée propre et faisant partie intégrante des missions du salarié mais très souvent comme une charge de travail supplémentaire et secondaire. Par conséquent on préférera réexploiter l’existant — les documents bureautiques — plutôt que de les adapter au nouveau support.

    L’un des handicaps de la plupart des CMS — qu’ils disposent de Wysiwyg ou pire de Wysiwym — est qu’un copier / coller depuis Word ne préserve pas la mise en forme. Aaaargh... Par conséquent, hop en P.J. et qu’on en parle plus. Que l’internaute s’en débrouille.

    La tendance naturelle de certains éditeurs de sites d’entreprise est donc de résumer leur site à une liste de liens de téléchargement sans penser en termes de communication mais plutôt en termes de « ça s’est fait ». Une corvée de remplie. Personne ne peut se plaindre : l’info est dispo. Qu’elle ne soit ni valorisée ni qualifiée n’est pas leur problème.

    À partir de là le dilemme du prestataire est de savoir jusqu’où insister. Une fois son devoir de conseil rempli, jusqu’à quand continuer de promouvoir la qualité, pour une réussite à long terme du site, et quand jeter l’éponge, pour une livraison plus rapide du projet...

  • Le 12 avril 2011 à 21:40, par Valéry En réponse à : Faire son site d’après Microsoft Word

    Pour revenir à une préoccupation de Spipeur : l’arrivée de la médiathèque dans la distribution par défaut de SPIP nex gen n’en est que plus importante.

  • Le 13 avril 2011 à 01:34, par dd En réponse à : Faire son site d’après Microsoft Word

    Il n’y a pas que FB qui est censuré dans nombre de boîtes : la vidéo aussi (mis à part le flash, tiens encore du propriétaire..) ; du dedans on ne peux pas voir les vidéos hébergées dehors. Imaginez le dilemme du chargé de com qui ne voit pas la moitié du site de sa boîte qu’il est chargé faire vivre !

  • Le 13 avril 2011 à 14:42, par Christophe.C En réponse à : Faire son site d’après Microsoft Word

    Autre exemple concernant ta remarque sur les urls consultables.

    Pour présenter les maquettes (webdesign+ergo) les interlocuteurs, donc ceux qui décident et achètent les prestations à des agences interactives !, ne savent pas utiliser les jpeg envoyer par mail. Peut d’entre eux savent glisser les jpeg dans leur navigateur internet, puis cliquer sur l’icone « zoom / loupe » de la souris pour percevoir le graphisme au format final. Alors qu’imprimer au format final est une évidence dans le métier de l’édition...

    Nous mettons donc de plus en plus souvent nos maquettes jpeg montées en HTML sur une url consultable en ligne, cliquables pour enchaîner vers les maquettes suivantes. L’interlocuteur peut alors apprécier au format final, dans son navigateur, et éviter les retours de type « le fond de la page est beaucoup trop large », ou « les textes en général sont trop petits » qui parfois va avec le 1er, etc.

  • Le 15 avril 2011 à 14:19, par babbibel En réponse à : Faire son site d’après Microsoft Word

    Bonjour,

    Encore un article sympa...qui complète bien celui que tu proposes en référence... Mon commentaire concerne ces 2 articles.

    J’y vois surtout des personnels mal formés qui galèrent avec des outils mal choisis. Pour sortir de cette spirale, j’aurais tendance à prioriser la formation. Un incompétent dans le domaine NTIC et du web (puisque l’informatique est devenue une compétence supplémentaire à acquérir pour tous les travailleurs quelque soient leurs autres savoir-faire) le restera malgré la puissance des outils dont il dispose...

    J’ai travaillé en service informatique. J’ai donc pu apercevoir à quel point le niveau de compétences informatiques pouvait être hétérogène dans les entreprises. Je crois d’ailleurs que c’est pour cette raison que certains outils sont mal utiliser, voire interdit par les DSI.

    @ bientôt

  • Le 19 juin 2011 à 20:25, par Jean-Michel En réponse à : Faire son site d’après Microsoft Word

    Merci pour ton article, je me sens moins seul quand je vois que d’autres subissent cette maltraitance (et du travail en +…)

  • Le 22 août 2011 à 00:20, par FUN En réponse à : Faire son site d’après Microsoft Word

    Bienvenue dans mon monde ! Quel soulagement, nous sommes plusieurs à le vomir.

  • Le 23 août 2011 à 09:56, par Romy Têtue En réponse à : Faire son site d’après Microsoft Word

    Je crois que je vais craquer...

  • Le 17 janvier 2012 à 10:47, par quote En réponse à : Faire son site d’après Microsoft Word

    — Vous devez être sous perfusion de stress ces temps-ci !
    — Heu non, pas en particulier, pourquoi me dites-vous cela ?
    — Bin avec la migration, ça tourne à la catastrophe chez nous.
    — Quelle migration ???
    — Bin on va passer à Internet Explorer 7, et c’est pas triste avec nos intranets.
    — (interloqué) Et pourquoi donc ? Ça fait un bout de temps qu’il est sorti, ça marche plutôt bien, et honnêtement ça a pas changé grand chose par rapport au 6.
    — Vous plaisantez ? Les intranets avec ActiveX ne fonctionnent plus correctement, on a des bugs de rendu, ça fait des mois et des mois qu’on bosse à cette migration, et on a problèmes sur problèmes !
    — Ah bon ???

    (à partir de ce moment, je me suis rendu compte qu’on parlait de deux mondes complètement différents)

  • Le 1er juin 2012 à 14:10, par Chauvcrépu En réponse à : Faire son site d’après Microsoft Word

    En 2006 dans une société française de mesure d’audience TV dont tout le monde connais le nom qui facture ses prestas à prix d’or :

    — Bonjour, je viens pour le poste de dérusheur vidéo.
    — Oui, vous connaissez quels outils ?
    — Première Pro, Final Cut, After Effect, les standards quoi, plus qq applis exotiques. Surtout sur Mac.
    — Bien, on va vous faire visiter le service (plateau de 80m2 aux multiples postes de travail, tout juste aménagé, confortable, climatisé)
    — Ah oui sympa. Et on bosse sur quoi ?
    — Alors… ben… c’est XP et le prestataire (jeune équipe) nous a développé une appli pourrie qui bug tout le temps donc pour tenir les délais on fait pleins d’heures sup à un rythme de malade. Et encore t’as de la chance, ya encore 6 mois on était dans le placard là bas depuis 10ans… (principe de l’appli : 3flux vidéo continus défilants en x16, avec des lignes de saisie en dessous, à toper à l’image près. Migraine assurée.)
    — Ah et puis depuis 3 mois ils sont en train de dev un intranet pour mieux communiquer sur les incidents et les remplacements (2x15pers en 24/24), et pour dev la communication verticale (comprendre « entre services ») du coup ya souvent des coupures avec la base vidéo (!!!).
    Du coup les magnétos numériques sont souvent HS alors on fait des doublons sur VHS (jolie baie de magnétos industriels analogiques). Tu vois là, pour visionner, ya 1 supervieux Betamax …pour 2 ou 4 postes …selon ceux qui ont envie de fonctionner...

    Depuis, ce service « trop couteux » a été délocalisé et vendu en sous-traitance. Les nouveaux ont pleuré jusqu’aux os…

  • Le 21 juillet 2013 à 15:16, par quote En réponse à : Faire son site d’après Microsoft Word

    Or, comme il se trouve que les gars de chez Microsoft sont mauvais dans tout ce qu’il font — non pas tous, juste les chefs — ils se sont dit que ce serait bien plus malin d’afficher des boutons pour toutes les actions standards que tu peux effectuer dans leur traitement de texte. […] Et dans leur mansuétude, les gens derrière Wordpress et quelques autres vous infligent (je dis vous, parce que moi ça va, ça fait longtemps que j’ai arrêté) des interfaces à la Word. Pensant que c’est la top solution. […] Alors que normalement qu’est-ce qu’on veut, hmmm ? RÉDIGER DU TEXTE BORDEL […] notre rôle — à nous concepteurs — est, avant d’être un poil feignants, d’éduquer correctement nos utilisateurs. Je parle d’utilisateurs dans un premier temps, pas de clients, mais les deux ne sont pas incompatibles. Et c’est là qu’interviennent les extraordinaires formats de texte structuré que sont Markdown et Textile.

  • Le 21 juillet 2013 à 16:09, par nicolas guilhou En réponse à : Faire son site d’après Microsoft Word

    J’ai bien ri en lisant ton article, ça m’a rappelé de vieux souvenirs de salarié et d’autres plus récents où j’aurais bien volontiers éclaté la tronche du patron de la top web agency toulousaine pour qui, va savoir pourquoi (peut-être pour bouffer tiens) j’avais accepté de faire de l’inté en presta. Je me suis fait noyé sous un monceau de .doc empli de captures d’écran inexploitables. Pour ne parler que du plus drôle.

    ps : ton form de commentaire couine si on met pas www au nom de domaine du site. Normal ?

  • Le 28 février 2014 à 12:50, par memoire d’images En réponse à : Faire son site d’après Microsoft Word

    Il y a de l’humour dans ton article, j’aime bien ! super

  • Le 11 mai 2014 à 19:25, par Henson En réponse à : Faire son site d’après Microsoft Word

    haha genial surtout quand on lit ca de nos jours (soit presque 2 ans plus tard) les choses changes !

    Merci !

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