Facteurs déclenchants de migraine

24 septembre 2002,
par Romy Têtue

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On ne connaît pas la cause de la migraine, mais en tenant un journal de mes migraines, j’ai pu remarquer quelques facteurs déclenchants.

Même si on y retrouve certains des facteurs déclenchants courants chez les migraineux, notez bien que cette liste m’est personnelle :

  • faim, fringale, hypoglycémie ou digestion difficile [*] ;
  • certains aliments, mais je n’arrive pas encore à les lister tous avec précision : surimi, charcuteries grasses, fromages (à pâte ferme), salaisons, vin blanc, etc.
  • alcool et autres psychotropes [1] ;
  • l’éclat trop brutal d’une lumière ; le retour du soleil ;
  • odeurs fortes d’essence, de dissolvant et de certains parfums ;
  • les boissons trop froides, glaces, sorbets ;
  • fatigue, manque ou excès de sommeil, rupture de rythme ;
  • ce moment où on relâche la pression (veille d’un week-end après semaine chargée) ;
  • torticolis, mal de dos [*] ;
  • stress quelconque : un petit coup de speed suffit parfois [2] ;
  • désir sexuel fulgurant (une simple excitation visuelle suffit, grrr !) ;
  • contrariété, et plus précisément : moments où j’hésite, où je suis partagée, où je n’arrive pas à choisir entre deux choses…
  • effort physique, comme monter un escalier quatre à quatre ;
  • et surtout, l’approche des règles.

Il me semble que c’est plutôt un cumul de ces facteurs qui déclenche. En fait, tout se passe comme si une somme de facteurs concourait à déclencher une crise de migraine. Celui que l’on remarque n’est que le dernier, la goutte d’eau qui fait déborder un vase, déjà bien rempli.

En fait, je crois surtout que ces facteurs ne sont déclenchants que si le moment est propice : comme si la migraine était déjà là à « rôder » dans les parages, n’attendant que l’un de ces facteurs pour pouvoir enfin bondir.
Par exemple, il arrive qu’une migraine se déclenche suite à une fringale, mais je n’ai pas une migraine à chaque fringale. Avec l’habitude, je remarque que certains jours sont « migraineux » : ces jours-là, contrairement aux autres, je sens qu’il faut que j’évite soigneusement toute fringale et tout autre facteur déclencheur, sinon ça ne pardonne pas.

D’autres facteurs ne sont pas déclenchants, mais empirent la migraine en cours : les discussions animées me deviennent insupportables, les questions auxquelles il faut répondre, mais aussi lire, regarder la TV ou des images qui bougent et travailler sur ordinateur.


La migraine est une maladie dont on ne sait pas tout. Tenir un journal de ses migraines est un bon départ pour faire connaissance avec les caractéristiques de ses migraines et déceler les facteurs déclenchants ou aggravants, qui seraient autrement passés inaperçus. Les connaître est indispensable pour apprendre à limiter les risques et donc les crises. Notez tout, y compris des détails a priori insignifiants : ce que vous avez mangé la veille, vos émotions, votre sommeil, l’intensité de la douleur, les différents symptômes.

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Vos commentaires

  • Le 7 janvier 2005 à 16:09, par Romy Têtue En réponse à : > Facteurs déclenchants

    Voici qui confirme ce que je supposais :

    Je voudrais d’abord insister sur le fait que les facteurs déclenchants ne sont pas les causes des migraines : la cause de la migraine n’est aujourd’hui pas connue. Ces facteurs dits déclenchants sont ceux qui interviennent sur le « seuil de déclenchement » d’un mal de tête, c’est-à-dire qui vont faciliter le déclenchement et la fréquence des crises.

  • Le 30 janvier 2006 à 22:40, par Stéphane Deschamps En réponse à : > Facteurs déclenchants

    C’est ce que dit mon médecin aussi.

    La solution, la seule que j’aie trouvée : prendre un médicament sans doute très mauvais pour autre chose à long terme, mais qui permet de ne pas se taper la tête contre les murs.

    S’enfermer dans le noir, s’écraser la tête entre les mains, et vouloir ne pas vomir de douleur.

  • Le 31 janvier 2006 à 00:24, par Romy Têtue En réponse à : > Facteurs déclenchants

    Apparemment bien renseigné, ton médecin ! Moi aussi j’ai fini par trouver un médoc correct, heureusement ! Par contre, j’espère que tu ne te risque pas à l’automédicamentation et que tu es bien suivi !?

    Quand à « s’écraser la tête entre les mains », j’évite : le soulagement n’est que très passager (ça palpite de plus belle et plus douloureusement dès qu’on déserre l’étau) et j’ai opté pour une autre tactique, douce mais néanmoins efficace : bonnet, écharpe et col roulé ! Pas très sexy, certes, mais soulage agréablement. Grosso-modo je me mets la tête+nuque bien au chaud, dans un cocon, ça atténue sensiblement toutes ces foutues douleurs.

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