Développeuse… euh, ça existe ?

29 juin 2010, 19 juillet 2010,
par Romy Têtue

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— Et toi, tu fais quoi ?

Nous sommes à une soirée networking tech à tendance web, mais pas seulement. Les autres sont webdesigner, consultante indépendante, rédactrice web, directrice de clientèle, chargée de relations, chef de projet, community manager, graphiste freelance, planneuse stratégique digital... Je réponds machinalement, un peu distraite :

— Je suis développeuse web...

Mon interlocuteur s’exclame alors, réellement estomaqué :

— Wôh ! Ça existe !??

Vu la tête qu’il fait, je crains qu’il ne me saute dessus pour me palper et me pincer partout pour s’assurer que je ne suis pas un hologramme. Il m’explique qu’il n’a jamais vu de développeuse de sa vie, laquelle semble pourtant avoir entamé le second tiers. Agacée d’être considérée comme une étrangeté, je me demande vraiment de quelle planète vient cet ahuri pour n’avoir encore jamais vu une femme faire du dev et je repense à toutes celles que j’ai croisé sur les plateaux techniques : sommes-nous invisibles à ce point ? Plus tard, un autre, pareillement surpris, mais rapidement suspicieux, me demandera :

— Ah mais attends ! t’es une vraie ? ou t’es du genre de ces faux développeurs qui font juste du CSS ?

Lasse, je précise donc :

— Je suis « développeuse web front » et...

Encore une fois je n’ai pas le temps de finir que l’autre reprend la parole pour conclure, non sans une pointe de dégoût — les dev front [1] apprécieront :

— Ouais, du CSS quoi. Ce n’est même pas un langage !

Dans la phrase qui suit, il prononce rapidement les noms de certains langages comme C++ et Ruby, avec un ton qui fait comprendre qu’il y a du code vraiment poilu et le reste, hiérarchisant, et ce de façon égocentrique, selon ses propres compétences et affinités, sans penser un instant que ce n’est pas le CSS qui est nul, mais lui : comme beaucoup de développeurs, ce mec est juste une burne en feuilles de style — ça aurait pu être en macramé binaire, en mécanique quantique ou en cuisine moléculaire, peu importe — mais il préfère reprocher à la chose de n’être pas fichue de façon à être par lui compréhensible plutôt qu’avoir à considérer qu’il échoue à la maîtriser. Puis il me zappe, sans que j’ai pu en placer une. Ce qui répond à ma question : nous ne sommes pas invisibles, non, juste indignes de considération.

Les enquêtes IPSOS qui me catégorisent « master-développeuse » ou l’étalage de mes compétences de « dev front end [1] » n’y changeront rien, puisque pour l’accorder à une femme, mieux vaut encore dévaloriser le métier. C’est ainsi que cet autre me répondait, il y a deux jours, occultant complètement la programmation de mon profil : l’intégration est vraiment un truc où les nanas sont plus douées que les hommes. Ça réclame une sensibilité qu’ils n’ont pas, de la patience et de la minutie... Méfiez-vous, c’est un faux compliment, bien sexiste, qui consiste à rabaisser une activité (et la rémunération correspondante) au niveau de l’art d’agrément, voire du torchage de marmots (considéré comme inné donc gratuit).

À trop fréquenter de gens bien, je croyais que le monde avait évolué vers davantage de mixité mais, comme en écho des points de vue masculins précédents, il n’existe pas davantage de « développeuse » pour le célèbre moteur de recherche Google qui me propose de corriger l’orthographe du mot par « développeur » :


La requête « développeuse web front » dans Google

À celles et ceux qui en douteraient, rappelons que, d’après les règles de la langue française, le féminin du mot « développeur » est bien « développeuse » comme le précisent différents guides d’aide à la féminisation des noms de métier à travers la francophonie. C’est d’ailleurs par centaines qu’on trouve des « développeuses » sur le réseau professionnel Viadeo. Mais je découvre que leur nombre va diminuant : alors qu’elle était en constante progression depuis plusieurs décennies la proportion de femmes exerçant dans le secteur de l’informatique décline [2].

Cet autre interlocuteur, qui se veut bienveillant, explique aux femmes alentour que c’est parce qu’elles ont pris trop de retard, dès l’enfance... sans avoir la présence d’esprit d’incriminer le sexisme de l’éducation, s’imaginant sans doute que les fillettes que nous étions préféraient réellement jouer à la poupée plutôt qu’avec un MéchaBlox, incapable d’entendre celles qui, parmi mes voisines, s’offusquent d’avoir au contraire été mises à l’index, quand ce n’est pas carrément à l’écart, pour leur goût précoce de l’informatique jugé si anormal pour une fille, tandis que l’ado qu’il était passait tranquillement son temps à démonter et remonter son micro-ordinateur... La boucle est bouclée. Il ne voit pas le problème. Et je doute qu’il veuille bien comprendre : il n’est pas méchant, mais ça ne l’intéresse sincèrement pas.

Ce n’est pas par manque d’audace ou de visibilité que les femmes sont si peu nombreuses dans les NTIC, mais parce qu’on leur coupe : la parole, l’accès, la considération, l’envie. Et j’avoue avoir quelque appréhension, en redécouvrant le sexisme qui y sévit encore, à l’idée de retourner travailler en entreprise...

Vos commentaires

  • Le 19 juillet 2010 à 10:53, par StrangeBlackHole En réponse à : Développeuse... euh, ça existe ?

    J’adore ce billet ! perso les développeurs front ou autre qui m’ont le plus impressionné ont souvent été des développeuses en fait. Par contre, ça a souvent été des étrangères... il semble qu’en effet dans notre pays les femmes restent sous représentée dans cette activité (comme dans bien d’autres) ou comme tu le dis sont invisible...
    Quand aux soirées, conventions et autres joyeusetés techno web machin truc, c’est souvent l’occasion d’y croiser un nombre non négligeable de types qui ont un avis sur tout et qui bien souvent n’ont jamais sorti une ligne de code...

     ;) SBH

  • Le 19 juillet 2010 à 11:05, par Jérôme En réponse à : Développeuse... euh, ça existe ?

    C’est vrai que les informaticiennes sont encore moins nombreuses que leurs homologues masculins, pour les raisons que tu as évoquées.
    J’aurais aimé te rencontrer lors d’une soirée de ce type, histoire d’échanger avec une confrère...

  • Le 19 juillet 2010 à 11:17, par Rastapopoulos En réponse à : Développeuse... euh, ça existe ?

    Une consœur ?

  • Le 19 juillet 2010 à 11:50, par jonathanulco En réponse à : Développeuse... euh, ça existe ?

    Bah oui clair le html et les css ce sont pour les stagiares ... c****** !

  • Le 19 juillet 2010 à 11:51, par Suske En réponse à : Développeuse... euh, ça existe ?

    Comme souvent, le sexisme tente de se cacher dans l’interstice béant entre le code produit « à la console » (celui qu’un-e humain-e normalement constitué-e ne comprend pas, pas du tout) et l’interface « clic and run ». Typiquement, t’auras des ingénieurs qui produisent un moteur, puis des marketeux qui conceptualisent le carénage final. Souvent des mecs. Entre les 2, les ouvrièr-e-s bossent à la chaîne. Les étapes du processus de fabrication qui nécessitent des compétences tout aussi pointues ne les intéressent pas. Ce qui les intéresse, c’est le profit à en tirer. Et les ouvrières coutent moins cher que les ouvriers, c’est statistique.

    Bref, parallèle foireux, probablement.

    Se trouver ce gouffre entre la couche développement du moteur et l’expérience utilisateur, c’est peu visible. Crucial pourtant. Le dénigrer avec des arguments sexistes, c’est une bonne tactique : pas de remise en question et quand tu dénonces le sexisme, tu es d’emblée rejeté-e dans une caste d’irrécupérables pleins d’idéologies irréalistes (voire dangereuses). Cela évite à ces messieurs de devoir mettre les mains dans le cambouis : ils gardent ça pour leur temps-libre du week-end, une fois ou deux par an, histoire de pouvoir asséner que « utiliser ses mains tout le monde peut le faire » (ou dans le cas d’espèce que CSS, ce n’est que du descriptif)...

    Pffff, je m’énerve là. Désolé que tu aies à vivre des trucs pareils, quand même.

  • Le 19 juillet 2010 à 11:58, par Romy Têtue En réponse à : Développeuse... euh, ça existe ?

    Des ouvrières invisibles ? tiens ça me rappelle celles qui n’apparaissent même pas sur les photos de la visite de notre premier ministre qui en dit, avec une complaisance toute paternaliste, un chouïa lubrique : on a visité une entreprise où il y a de jeunes et jolies jeunes filles... Voir : Premier ministre en déplacement, par Olympe, 17 juillet.

  • Le 19 juillet 2010 à 11:59, par Footeuz En réponse à : Développeuse... euh, ça existe ?

    Bonjour,
    Ravie de voir que je ne suis pas la seule.
    J’ai assisté à ce genre de soirée pour la 1ère fois la semaine dernière et c’est vrai que j’étais la seule dev.

    Bizarrement lorsque j’étais à la fac on était 4 ou 5 dans ma promo. Mais je sais que 2 au moins sont parti dans l’enseignement et le cinéma dégoutée par le dev dans des boîtes un peu machistes...

    Mais heureusement être une femme peut aussi influencer un choix entre 2 candidats devs. Ce qui a été mon cas très récemment.

  • Le 19 juillet 2010 à 14:36, par meduz’ En réponse à : Développeuse... euh, ça existe ?

    En même temps, que répondre à un imbécile qui sort un « développeuse, ça existe ? :o » , c’est tellement consternant.

  • Le 19 juillet 2010 à 15:07, par James En réponse à : Développeuse... euh, ça existe ?

    La prochaine fois que tu renifleras ce genre de mufle, tu lui réponds :

    — Ouais, ça existe, mais c’est aussi rare que les codeurs un peu subtils !

    (il risque de pas comprendre, mais avec un beau sourire, ..., il sentira qu’il pourra garder son museau bien clos)

    Et de ma part à moi :

    — Les branleurs qui codent comme tu parles, c’est la plaie, faut toujours passer derrière eux. C’est un peu comme ranger la chambre d’un ado qui se lave pas.

  • Le 19 juillet 2010 à 20:26, par Bernard En réponse à : Développeuse... euh, ça existe ?

    Coucou Romy !

    Là tu es tombé sur un imbécile de machiste. Il faut qu’il sorte un peu. Il y a des développeuses, et le développement n’est pas l’exclusivité des hommes (heureusement !). La boîte où je bosse, ou les stages de formation que j’ai suivi en sont des exemples. Vu la façon dont il a poursuivi la conversation (ce qui prouve, d’après ton explication, que ce n’était pas juste une gentille plaisanterie) il a voulu aussi se faire mousser face aux autres mecs de l’assemblée avec son insistance sur les « faux développeurs qui font que du CSS ». Pour ce genre d’individu si tu n’as pas d’équipement viril entre les jambes tu n’es pas capable de faire du développement semble t-il. Je ne sais pas si tu as discuté avec les autres femmes de la soirée, mais je pense qu’elles n’ont certainement pas apprécié la remarque déplaisante de ce personnage. Je veux bien admettre que la proportion de femmes exerçant dans le secteur informatique est moins importante que celle des hommes, mais faut pas exagérer tout de même. Ce n’est pas une raison pour être grossier. Continue à démontrer par ton talent que vous, les femmes, êtes parfaitement capable de travailler de façon exemplaire dans les NTIC, tout à l’égal des hommes.

    Cordialement.

    Un fan de tes billets d’humeurs.

  • Le 21 juillet 2010 à 07:53, par Vero Lapierre En réponse à : Développeuse... euh, ça existe ?

    Héhé... LOL

    celui là il le dit. Mais le pire c’ est ceux qui ne le disent pas, et qui en douce font tout pour que l’ on fasse bien la différence entre toi avec tes css et ton html et EUX avec leur Php et bases sql que même pas on peut comprendre...
    Dis donc Romy, comment fait-on quand on réalise des sites complets sans Dev mâle a proximité , de la conception á la mise en ligne ? il ne faut pas le dire mais dans ces moments là, on se laisse pousser des trucs entre les jambes, sinon on y arriverai pas. Forcément !!

    Ps : moi je dis UNE css. Feuille c’ est féminin, non ?

  • Le 22 juillet 2010 à 09:31, par Mère Teresa En réponse à : Développeuse... euh, ça existe ?

    — Ah mais attends ! t’es une vraie ? ou t’es du genre de ces faux développeurs qui font juste du CSS ?


    Les faux développeurs ? Je ne comprends pas le concept, du moment que tu développes, que ce soit en amateur ou pour gagner ta croûte...tu développes, tu te définis comme développeuse.
    Sinon ptet lui rire au nez : Juste du CSS ? Ah mais non, c’est dépassé de faire juste du CSS. Mon boulot est bien plus complexe.

  • Le 22 juillet 2010 à 09:32, par Mère Teresa En réponse à : Développeuse... euh, ça existe ?

    Tu lui diras de ma part, ..ah non, je n’ai pas le sens de la répartie subtile que certain(e)s montrent ici (j’adore les propositions de James). Mais tu peux maintenant dire que tu connais unE développeusE qui fait des trucs qu’il estime réservé aux hommes (oui oui du PHP).

    J’ai beau regarder tous les matins ma poitrine, aucune toison ne la recouvre et mon pénis ne pousse pas vite. Pourtant, j’ai un métier, et j’ai même rencontré d’autres rares développeuses serveur. Et elles sont douées, beware...

    Tu pourrais aussi dire que j’ai le + souvent bossé avec des intégrateurs mâles [ptet parce qu’en informatique il y a plus d’hommes que de femmes], qui étaient très compétents, et que je ne sais pas faire ce qu’ils font (=torturer les balises comme ça, pour tous les navigateurs). Je comprends leur métier, pour avoir eu affaire à des petits bouts d’intégration, mais je suis toujours épatée par les solutions mises en œuvre qui rendent une maquette en tant que site web. Bref : respect !

    Sinon, j’ai été interviewée par le magazine Programmez !

  • Le 25 juillet 2010 à 20:59, par Pong En réponse à : Développeuse... euh, ça existe ?

    Il n’a sans doute pas dit ça de façon délicate mais on peut difficilement lui donner tort de penser que le css/html (ou l’intégration de squelettes) , c’est un travail différent de celui de développeur php, c++, ruby etc..
    Donc peut être un peu goujat mais lui par « developpeur » il entend « developpeur d’application » ce qui est effectivement bien différent d’un boulot d’intégrateur.

  • Le 25 juillet 2010 à 23:11, par Romy Têtue En réponse à : Développeuse... euh, ça existe ?

    @Pong : relis la note de bas de page !

  • Le 26 juillet 2010 à 00:03, par Cédric En réponse à : Développeuse... euh, ça existe ?

    @Pong : ça ne dit pas en quoi l’un serait plus « vrai » que l’autre. Que ce soient des compétences différentes, certes. Mais que l’une soit « supérieure » ou « plus vrai » que l’autre cela reste à démontrer. Ça n’est que le prolongement des préjugés et stéréotypes de notre culture.

    Dans d’autres cultures et société, le travail de développeur « d’application » est l’apanage des femmes car vécu comme une évolution naturelle du travail de secrétariat reposant sur l’utilisation du clavier. Notre interlocuteur aurait sans doute rétorqué qu’il ne s’agissait alors plus d’un « vrai » métier.

  • Le 26 juillet 2010 à 01:01, par pong En réponse à : Développeuse... euh, ça existe ?

    « @Pong : relis la note de bas de page ! »

    lu, mais intégration (même avec du js) et dev d’applications ça reste deux choses différentes.

    Je n’ai jamais dit que l’un était supérieur à l’autre, en revanche je m’étonne d’une remarque style « c’est surement une burne en css » qui est aussi gratuite que le jugement du gars en question... dire qu’un dev php ou ruby etc... n’est pas « capable » de maitriser du css c’est pas très sérieux.

    Bon bref, je connais de toute façon des femmes qui font du dev « poilu » tout aussi bien que les hommes donc je ne débats pas là dessus.

  • Le 30 juillet 2010 à 11:19, par Tim En réponse à : Développeuse... euh, ça existe ?

    Faut comprendre que le mot développeur a été difficile à faire rentrer dans la tête des gens et que certains ont peut-être souffert du manque de reconnaissance de ce métier (et encore maintenant) faute à l’absence du mot ingénieur, sacro saint en France.

    Alors depuis qu’on a englobé tout le monde sous le même terme, alors que les 2 sont des métiers connectés mais bien différents, forcément ca a du mal à passer.

    Perso, je trouve ça bien, car on a trop souvent sous estimé le travail des intégrateurs et les rattacher au mot développement fera peut-être prendre conscience que c’est du boulot et très important dans la conception d’une application web.

  • Le 30 juillet 2010 à 16:00, par Romy Têtue En réponse à : Développeuse... euh, ça existe ?

    @Tim : oui mais nan, il ne s’agit pas de faire passer les intégrateurs/trices pour des dev : tous n’en font pas !

  • Le 6 août 2010 à 16:37, par JS En réponse à : Développeuse... euh, ça existe ?

    Déjà que pas mal de gens disent encore « programmateur », alors t’imagine pour « développeuse »...

    Je suis Dev Web, je fais du code « velu » comme tu dis toute la journée, entre le python et l’objective-c en ce moment, c’est pô mal.

    Ma copine est graphiste intégratrice, et elle poutre.

    On bosse ensemble, et on se consulte souvent pour savoir comment faire un truc (ça va dans les deux sens), genre elle me demande si dans sa maquette elle fait un truc comme ça, se sera possible pour moi de faire en sorte que ça marche derrière, et inversement, quand j’ai son intégration et que je dois faire en sorte de rendre dynamique le machin, ben des fois, je dois retoucher un poil le HTML/CSS, j’hésite pas à lui demander conseil.
    Heureusement, je connais quand même pas trop trop mal le HTML et le CSS un peu moins.

    Par contre, j’ai déjà vu des Dev Web produire du HTML/CSS qui pique les yeux tellement c’est horrible, à se demander si ils connaissent la sémantique des balises...

    Donc à tous les Dev Web qui se la pêtent et qui sont pas capable d’aligner deux lignes de HTML et une classe CSS : apprenez vos bases ! Dans Dev Web, y’a Web.

    Merci.

    Sinon, je disgresse un poil, mais on organise des rencontres web en Savoie : http://chambe-carnet.com le blog est encore moche, mais y’a une page FB et un twitter (chambecarnet). Merci encore :)

  • Le 13 août 2010 à 01:58, par Romy Têtue En réponse à : Développeuse... euh, ça existe ?

    @JS : sauf si vous êtes lesbiennes, ce dont je doute pour une raison qui m’échappe, je ne comprends pas du tout pourquoi — à moins que tu ne sois comme le gars suscité, pas méchant mais qui ne voit pas le problème — tu fais pour venir raconter, à la suite d’un tel article qui veut parler des développeuses, comment tu fais du dev, toi, et pas ta copine... Toutes les occasions sont bonnes pour te faire ta pub ?

  • Le 3 septembre 2010 à 12:36, par Armageddon En réponse à : Développeuse... euh, ça existe ?

    Juste pour « rassurer » (peut être ?) : dans ma boite - une petite ssii, la parité est quasi respectée, et nous avons autant de filles développeuses ou chefs de projet que de garçons, et qu’elles ne sont - ni ne sont considérées comme - moins talentueuses que les mecs..

  • Le 3 septembre 2010 à 13:32, par Romy Têtue En réponse à : Développeuse... euh, ça existe ?

    @Armageddon : euh, vu les images en page d’accueil du site — dont un pubis féminin glabre tatoué punish me, gasp — on se demande quelle place est réservée aux femmes dans cette société dont vous vantez la parité... C’est de la provoc, c’est ça ?

  • Le 3 septembre 2010 à 14:06, par Gabrielle En réponse à : Développeuse... euh, ça existe ?

    bonjour, je suis tombée sur ce billet via Facebook...
    ce genre de situation est tellement agaçant, quand on rencontre un mec tellement sûr de lui et de sa supériorité. Quelqu’un qui ne voit pas le problème quand on lui fait remarquer que les filles sont toujours minoritaires dans les filières info et sciences...
    comme par hasard, il ne fait pas le lien entre son comportement et la désaffection des nanas pour ces filières.
    et reste persuadé que ça ne sert à rien de forcer les filles à en faire si ça ne leur plaît pas.
    mais... ça ne leur plaît pas, ou on les en dégoûte ?
    en tout cas merci pour ce témoignage, même si j’ai pas bien compris les nuances CSS et compagnie. (moi mon rayon c’est la thermo... ;))

  • Le 3 septembre 2010 à 15:08, par Maxim En réponse à : Développeuse... euh, ça existe ?

    je confirme, la plupart des développeurs couches basses sont des burnes totales dans le xhtml/css/js valide, portable, sémantiquement élégant, et surtout esthétiquement bien rendu.

  • Le 3 septembre 2010 à 16:11, par Hypolite En réponse à : Développeuse... euh, ça existe ?

    Dans la société pour laquelle j’ai dernièrement travaillé, il n’y avait pas vraiment de discrimination envers les développeuses (même les glabres, enfin, celles qui ne font du code considéré comme poilu), mais notre directrice de projet était une femme aussi.

    Pire, c’est elle qui a insisté pour recruter une développeuse qui avait envoyé son CV, juste sur la base de la photo, « pour motiver les mecs ». Pas un instant elle n’a douté des capacités de la candidate.

    Et sinon, oui, les femmes n’ont pas besoin de savoir coder, il y a toujours un chevalier servant qui s’approchera en lâchant bienveillamment un « Laisse donc, je m’en occupe ».

  • Le 3 septembre 2010 à 16:36, par jb En réponse à : Développeuse... euh, ça existe ?

    Je connais beaucoup de développeurs (C++, C#, java ...) qui considèrent que quelqu’un qui fait du (x)html/css (voir du php) n’est pas un vrai développeur, peut-importe le sexe. Bien sur dans l’informatique y’a du sexisme, des cons y’en a partout, mais y’a surtout des guerres de chapelle. Et il est bien malheureux que ce soit toujours un milieu strictement féminin, mais ce n’est pas la faute des seuls informaticiens/développeur. Dire qu’on est développeur c’est toujours pour beaucoup de monde (et beaucoup de femmes) synonyme de nerds associal.

  • Le 3 septembre 2010 à 17:46, par Gilles En réponse à : Développeuse... euh, ça existe ?

    Le moins que l’on puisse dire, c’est que le mec manquait de subtilité mais en même temps, combien de femmes en France travaillent dans le développement informatique (pas les specs, ni le support, ni la doc : architecture et codage) ?

    Et encore, c’est en comptant le développement web : dans le développement système, ça tourne autour de... 1% de femmes ? :-)

  • Le 3 septembre 2010 à 19:07, par Personne En réponse à : Développeuse... euh, ça existe ?

    En même temps, sur Internet, personne ne sait qui on est vraiment : une femme, un homme, ou un chien ;-)

    Dans un sens, c’est bien. Mais en même temps, on n’est pas visible... donc, les gens peuvent rester avec leurs idées. Comme, par exemple, qu’ils ont affaire à un homme (parce que, pour eux, c’est un truc d’homme).

  • Le 3 septembre 2010 à 20:01, par toto En réponse à : Développeuse... euh, ça existe ?

    Bon ben c’est simple : tu conçois des algorithmes dans un langage quelconque, t’es un développeur ou une développeuse, tu utilises un langage quelconque uniquement dans un but descriptif (HTML, css que sais je), ben non. Boucle « for » or not Boucle « for »...? :) C’est juste deux activités différentes, comme faire de la mise en page et taper du texte au kilomètre... Et une même personne peut faire les deux !!!
    Et l’un est pas forcément meilleurs que l’autre, c’est juste deux choses un peu différentes et qui se rencontrent d’ailleurs (javascript etc.)

  • Le 3 septembre 2010 à 21:17, par Stéphane Bortzmeyer En réponse à : Développeuse... euh, ça existe ?

    Il me semble que l’article originel de Romy Têtue mélange deux choses (ce qui peut s’expliquer par sa colère contre le comportement du beauf machiste qu’elle a rencontré).

    Le premier est le problème politique de la dévalorisation des métiers considérés comme « féminins ». Là, c’est clair, il y a un lien très
    fort entre « majoritairement exercé par des femmes » et « méprisé du point de vue du regard... et de la fiche de paie ».

    Le second est plus épistémologique et concerne le statut du CSS. Pour moi, il est clair que CSS n’est pas un langage de Turing et que, donc, écrire du CSS n’est pas une activité de développement logiciel. Quelqu’un qui ne fait que du CSS et de l’HTML (quel que soit son sexe) n’est pas développeuse (ou programmeuse).

    Après, plusieurs personnes ont fait remarquer que le CSS+HTML correct était une activité difficile, nécessitant des compétences, etc et qu’un type qui programme très bien en Ruby peut être nul en CSS+HTML. C’est vrai. Mais il ne faut pas confondre la défense de son « domaine de compétence » contre le mépris et le mélange de « tout est pareil et si je veux je peux appeler ça du développement ». Un tel mélange empêche de comprendre quoi que ce soit à l’informatique.

    (Les squelettes de SPIP sont un cas intéressant car c’est cette fois très proche de la programmation. J’hésite. Une volontaire pour une analyse savante de leur statut ?)

  • Le 3 septembre 2010 à 21:18, par Stéphane Bortzmeyer En réponse à : Développeuse... euh, ça existe ?

    Tout ceci n’excuse pas le comportement de l’autre imbécile, il serait facile de lui faire remarquer qu’il existe aujourd’hui bien des femmes qui programment, et ceci sans être obligé de remonter au sempiternel exemple d’Ada Lovelace.

    Pour prendre une comparaison avec un autre domaine, être historien (métier majoritairement masculin) est assez valorisé, être prof’ d’histoire (métier très majoritairement féminin) ne l’est pas. Les prof’ d’histoire doivent-elles défendre leur honneur et expliquer que leur métier n’est pas facile et nécessite de vraies compétences ? Tout à fait. Doivent-elles entretenir la confusion en voulant être appelées
    « historiennes » ? Je ne le pense pas, cela n’aiderait pas les élèves à comprendre la différence entre l’enseignement d’une matière et la recherche dans cette matière.

  • Le 4 septembre 2010 à 00:19, par Romy Têtue En réponse à : Développeuse... euh, ça existe ?

    Merci pour ton excellent commentaire, qui rappelle l’existence de brillantes programmatrices depuis Ada. Je répondais déjà par ailleurs que cet article parle effectivement de deux choses, mais ne nous y trompons pas : le second problème n’est pas la dévalorisation du CSS, mais des dev qui, entre autres, en font.

    L’intégration n’est effectivement pas du développement dans la mesure où le CSS n’est pas un langage de programmation Turing-complet (cette catégorisation pourrait être remise en question, mais là n’est pas le sujet). La première note de bas de page précise bien que Si les “web dev front” sont intégrateurs, cela n’est pas bijectif : tous les intégrateurs ne sont pas développeurs, d’où la suspicion de mon interlocuteur.

    Les différentes réactions, en commentaires ici et ailleurs, montrent bien la difficulté qu’ont certains à accorder la moindre capacité de développement à qui touche au CSS, comme si c’était là une tare qui multipliait toute autre compétence par zéro. Pourquoi la seule mention de ce « langage qui n’en est pas un » occulte-t-elle tout le reste, dont la maîtrise des langages de programmation, JavaScript, PHP ou autre, qui caractérise les « dev front » ? C’est un préjugé, de même que celui qui dénie toute capacité de coder à qui n’est sensé n’avoir de talent qu’en pouponage.

    Pour les interlocuteurs dont ce texte témoigne, avec plus d’ironie que de colère, la dev femelle est au dev mâle ce que le dev front est au dev back : une imposture. Peu importe le nombre de langages maîtrisés, je suppose qu’il ne sera jamais suffisant pour ceux-là qui sont aveuglés par leur idéal, le stéréotype du dev bien poilu, qui exclut définitivement qui n’est pas couillu comme qui fricote avec les langages inférieurs. À ce jeu là, aucune chance, quoiqu’en dise l’épistémologie ;-)

  • Le 4 septembre 2010 à 09:06, par Agnès Maillard En réponse à : Développeuse... euh, ça existe ?

    Mon premier vrai boulot, c’était dans un service informatique d’une boite moyenne. Je suis la seule femme du service et j’ai été recrutée comme pionnière d’Internet. Dans l’équipe, je suis la fille, certes, une quiche en informatique, mais les collègues m’apprennent tout ce qu’ils peuvent, y compris Linux et je progresse vite. Par contre, hors du service, c’est une autre chanson. Quand quelqu’un appelle pour un dépannage, que ce soit un homme ou une femme, il demande toujours l’un de mes collègues. Y compris quand il n’y a que moi. Genre, on ne voulait pas me laisser régler un simple bourrage papier, quand bien même je venais de passer deux heures à brasser des lignes sur l’autocommutateur du réseau téléphonique interne ou à ramper dans un local technique pour dépanner un raccordement RJ45.
    Au boulot suivant, toujours autodidacte (un handicap en plus, même pour un homme), j’étais l’équipe technique de la boite : développement web dynamique, avec modélisation des bases de données, administration du réseau interne à partir d’un serveur apache (c’est sioux, comme boulot ;-) ) et tout le bordel. Mais du point de vue des clients, j’étais la secrétaire !
    Ensuite, en indé, c’est sûr, niveau crédibilité en développement, tu sors les avirons et tu rames. Donc tu finis par te vendre comme graphiste, tellement plus « fille » et personne ne comprend comment tu fais pour que ta belle interface gère aussi un annuaire dynamique.

  • Le 4 septembre 2010 à 09:17, par cpolitic En réponse à : Développeuse... euh, ça existe ?

    Dites vous qu’il y a des cons dans tous les métiers. Vous en avez juste rencontré un, ou vous êtes bien cernés.
    C’est tout ;-)

    En revanche, il est vrai qu’il y a toujours eu des métiers plus féminins et d’autres plus masculins : les sorties des écoles et d’universités suffisent à le montrer. Beaucoup plus de femmes en biologie. Beaucoup plus d’hommes en informatique. Question de goût et d’affinités.

    Normal qu’une fois en entreprise, cela se voit aussi.

    L’essentiel au final : que cette personne soit heureuse dans son métier et qu’elle fasse du bon boulot !

  • Le 4 septembre 2010 à 09:31, par leirn En réponse à : Développeuse... euh, ça existe ?

    tiens tiens, ça me rappelle une conversation, un jour (lointain) où j’allais récupéré une police sur un ordi. Le mec ne me laissait pas touché à la souris (mais il ne savait pas faire). Je suis dit :
    — ne vous inquiétez pas je suis informaticiennne.
    une pause pendant laquelle profitant de l’effet de surprise, je prends la souris.
    — une vraie informaticienne ?
    — oui.
    Pendant ce temps, je récupère la police et je me prépare à partir.
    — une informaticienne qui programme ?
    (je rappelle que la programmation, c’est aujourd’hui moins de 20% des métiers de l’info, mais peu importe).
    — oui, une informaticienne qui programme.
    — ah.
    Alors que je suis presque à la porte, il me dit :
    — j’ai un problème avec mon imprimante. Quand j’imprime avec **tel logiciel dédié totalement inconnu et fait maison**, ça décale le papier.
    (Selon la règle, si vous êtes informaticien-ne, vous connaissez tout et le reste sur les ordi.)
    — Ah pour ça, je ne peux rien.
    Et je suis partie.

  • Le 4 septembre 2010 à 10:35, par pasnouveau En réponse à : Développeuse... euh, ça existe ?

    Bravo pour cet article !

    Conclusion : Il y a beaucoup des nazes en informatique ...

    Les pires , c’est ceux qui vous regardent de haut, quand l’on dit que vous êtes développeur (se) ... Et à mon avis , la majorité des profils que vous décrivez de votre reunion IT ..

    ET si vous avez en plus de 30 ans , et encore développeur (se) parce que vous aimez cela (feminin ou pas) , alors on vous prend pour une merde profonde ...

    Oui, Il y a beaucoup de nazes dans l’informatique , c’est pas nouveau ...

  • Le 4 septembre 2010 à 13:52, par Galuel En réponse à : Développeuse... euh, ça existe ?

    Oui !

    L’analyse concernant l’éducation a été faite, et son corollaire démontré par Judit Polgár meilleure joueuse d’échecs de tous les temps.

    Il y a bien trop de filles qui, du fait de l’éducation et de la pression sociale, hésitent à poursuivre des études scientifiques ou techniques, alors qu’elles sont souvent bien meilleures que les garçons !

  • Le 5 septembre 2010 à 18:46, par Yoann En réponse à : Développeuse... euh, ça existe ?

    Ces temps-ci je lie de plus en plus de posts qui relatent d’expériences sexistes subies par des femmes. J’ai 26 ans et j’ai toujours pensé que ça devait être difficile d’être une femme, et ce, même dans un pays occidental « libre ». Cependant, je ne pense pas qu’on connaisse une nouvelle période faste pour le sexisme. Je crois tout simplement que les hommes (en général) ne sont ni assez fins ni habiles pour dialoguer avec les femmes. Par ailleurs, je pense également que la plupart des développeurs « hard core » viennent de formations d’ingénieurs et sont « formatés » ou « nativement formatés » pour entamer des dialogues avec des machines ou des systèmes qu’ils qualifient d’"intelligence artificielle" (pourtant conçus par eux-mêmes). Bref, je ne pense pas qu’il y ait plus de sexistes (en l’occurence misogynes) que d’idiots.

  • Le 5 septembre 2010 à 21:41, par Stéphane Bortzmeyer En réponse à : Développeuse... euh, ça existe ?

    @leirn « je rappelle que la programmation, c’est aujourd’hui moins de 20% des métiers de l’info, mais peu importe » D’où sort ce chiffre de 20 % ? Je ne dis pas qu’il est faux mais je suis curieux de connaître la source et surtout la méthodologie utilisée. Si la majorité des informaticien(ne)s que je connais ne sont pas programmeurs(euses) à temps plein, en revanche, la plupart des informaticien(ne)s programment au moins un peu de temps en temps. Un exemple typique est un(s) ingénieur(e) système : l’essentiel de son travail n’est pas de la programmation mais je le(la) vois mal se débrouiller correctement dans son métier sans un peu de Perl ou de Python de temps en temps !

    Ce critère de « est capable de faire un peu de programmation » est d’ailleurs un bon moyen de ne pas prendre pour « informaticien » des grandes gueules qui ne sont que « chef de projet » ou « technico-commercial ».

  • Le 6 septembre 2010 à 09:48, par Arnaud B. En réponse à : Développeuse... euh, ça existe ?

    Je compati Romy, mais j’ai eut droit aux mêmes remarques alors que a priori je ressemble plus a un mec...
    1 - la langue française est misogyne : faut le savoir et l’accepter ... c’est comme ça on dis Pompier et pas pompière ou pompeuse ... (dsl) comme précurseur ... y’a pas : maintenant tu le sait Marie Curie étais un homme en fait LOL
    2 - Mode Cliché ON : quand ont ne fait pas du C++ ont est pas un dev (attention le cocoa t’es un bobo qui est sur apple donc pas un vrai dev non plus ! , le vrai dev il est sur slackware et pas sur ubuntu : ubuntu c’est pour le débutant sur linux ) bref, le vrai dev n’aime pas les couches il veut du langage plus proche de la machine (c’est d’ailleurs pour ça qu’il n’aime pas Spip, php (et oui aussi le dev php n’existe pas pour le vrai dev car php n’est pas assez orienté objet pour le vrai dev), et tous les outils qui nous permettent de bosser plus vite que lui qui est trop fort mais prend 15 jours pour faire le cahier des charges.
    3- Ces considérations sont les même que tu soit un homme ou une femme ... moi je dis webdesigner et comme ça ont me dis : ha t’es graphiste ;-) oui,oui, c’est ça dans le genre, je gribouille mais avec un bloc note ... allez voir la définition sur wikipedia pour rire ... c’est que du BONHEUR !!!
    Courage y’a pas de honte a faire du Front !!!

  • Le 7 septembre 2010 à 00:09, par Un veritable En réponse à : Développeuse... euh, ça existe ?

    Même si beaucoup l’ont déjà dit, et sans nier le sexisme dont parle l’article, je ne peut m’empêcher de partager quelques liens qui montrent que cela fait partie de la culture informatique que de dénigrer ce genre de langages, d’ailleurs même le PHP c’est un truc de noob :p

    En fait Wikipedia en parle mieux que moi : http://fr.wikipedia.org/wiki/Vrai_Programmeur

    Et je ne parle même pas des trolls sur les OS :p

  • Le 7 septembre 2010 à 16:59, par Knox En réponse à : Développeuse... euh, ça existe ?

    De tous les stagiaires que j’ai pu encadrer, le meilleur était une meilleure.

    Sans trop m’en rendre compte je lui avais donné un travail trop difficile. Elle l’a effectué sans rechigner, dans les temps et jusqu’au bout. Son travail était tellement bon et abouti qu’il a servi de vitrine à son école d’ingé, genre « Regardez ce que savent faire nos étudiant après seulement un an ! »

    Son code était en C#.

  • Le 9 septembre 2010 à 11:26, par W En réponse à : Développeuse... euh, ça existe ?

    Je plussoie quelques commentaires précédents : Je suis en contact avec un milieu geek/libriste, où la proportion de femmes est beaucoup plus faible que dans l’informatique en général, et le mépris (en général à prendre au second degré) des programmeurs pour ceux qui travaillent avec d’autres langages (il y a bien sûr l’opposition « vraie programmation » vs. HTML, CSS, LaTeX, mais aussi programmation fonctionnelle vs. bas niveau, etc.) me semble plus fréquent que (et assez indépendant du) sexisme.

  • Le 12 septembre 2010 à 20:40, par Olivier En réponse à : Développeuse... euh, ça existe ?

    sic : « comme beaucoup de developpeurs, ce mec est juste une burne en feuilles de style »

    C’est tellement vrai - et je me l’applique évidemment.

  • Le 30 septembre 2010 à 13:52, par Sabine En réponse à : Développeuse... euh, ça existe ?

    Plus je relis ce billet, plus je me dis que je suis à l’origine de cette conversation... ^^. Des quelques échanges que j’ai eu avec ton interlocuteur présumé, je crois pouvoir dire que c’est un gars sympa, pas sexiste ni hautain. Ce qui renforce l’idée que le cliché a la vie dure...
    Au plaisir de te revoir !

  • Le 30 septembre 2010 à 14:21, par Romy Têtue En réponse à : Développeuse... euh, ça existe ?

    Peut-être Sabine, mais difficile de s’y reconnaître car mon billet agrège trois conversations différentes, rapprochées dans le temps mais sur des jours différents, avec des interlocuteurs différents. Le point commun est le milieu professionnel et le sexe des interlocuteurs. Et la récurrence de ce point de vue.

    Et ils sont tous sympas ! Y’en a même qu’on met volontiers dans son lit :-)
    Ça n’empêche pas le sexisme.

  • Le 30 septembre 2010 à 14:22, par Drasill En réponse à : Développeuse... euh, ça existe ?

    Waouw les amalgames ! Et l’accusation qui est faite !

    Le « ça existe ? » je le dirai aussi sûrement que lui, sans la moindre pointe de sexisme, ou même de doute. Juste une façon de décrier un fait, réel : c’est rare les femmes dans l’informatique, encore plus dans le développement. Et non, c’est sûrement pas qu’elles sont invisibles ! Et ça manque, sérieusement, et bien que le « ça existe ? » soit ironique, il serait à traduire par « Woaw, excellent ! ». La mixité c’est bon.

    Ensuite, tu fais un vieil amalgame entre sexisme, et valorisation du travail. Le fait qu’un développeur « logiciel » critique un développeur « front-end » n’a rien à voir avec le fait que tu sois une femme !

    Pour être développeur logiciel/web/intégrateur/sysadmin/css-man/homme-a-toufaire.com, je suis d’accord qu’il y a une différence conséquente entre « programmation » et « intégration » ; cependant je pleure à chaque fois que j’ai à faire le second, et j’adore le premier. Donc j’ai plutôt tendance à admirer ton statut ;)

    En bref, le gars du « ça existe » en face de toi, à mon avis, n’est probablement pas sexiste, mais le gars du « t’es du genre de ces faux développeurs » c’est un con, pas humble pour un sou. On peut être fier de son métier/domaine de compétence, sans dénigrer celui des autres.

    Bref merci de m’avoir lu, j’espère avoir été clair ^^

    Bonne continuation, je suis désormais ton abonné.

  • Le 1er octobre 2010 à 10:39, par Artemiss En réponse à : Développeuse... euh, ça existe ?

    Concernant la proportion de femmes dans les métiers IT :
    Mes grands frères sont allés dans un lycée technique - là où on va pour devenir informaticien(ne) entre autre... Et ben la description qu’ils faisaient de la présence des filles ne donnait pas envie de se joindre à elles.
    Pourtant, plus tard, j’ai eu pour collègue une fille issue de ce lycée. Elle était la seule fille de sa classe et ça c’était super bien passé pour elle. Elle reconnait en revanche que son aspect physique pas trop féminisé et son caractère assez fort l’ont fait respecter mais que ce n’était pas le cas pour d’autres filles qu’elle y a connu.
    Je pense que le simple fait de divulguer l’idée que « c’est dur pour une fille d’être dans des classes que de garçons » suffit à refroidir les vocations d’informaticiennes et même à en effacer toute possibilité d’une telle idée. Moi même je n’ai jamais pensé aller là-bas. Pourtant j’étais très bonne en math et en technique.

  • Le 1er octobre 2010 à 12:57, par Romy Têtue En réponse à : Développeuse... euh, ça existe ?

    Oui, Artemiss, c’est pour ces mêmes raisons que j’étais bien contente d’avoir bifurqué avant la prépa, malgré le conseil de mon prof de maths.

    Ce que vous ignorez ici, c’est que cet article suscite des messages en privé, en plus des commentaires publics. Pour remercier d’avoir dit tout haut ce qu’elles pensent tout bas.

    Il y a encore des progrès à faire en mixité. Et pour ça, il faut en parler et y réfléchir ensemble. Il ne suffit pas d’être, passivement, un « mec sympa », qui ne voit pas le problème et perpétue les stéréotypes discriminants sans penser à mal. Relire : L’informatique a-t-elle un sexe ?

  • Le 27 octobre 2010 à 15:13, par YOP En réponse à : Développeuse... euh, ça existe ?

    CSS / HTML = intégrateur / intégratrice

  • Le 27 octobre 2010 à 15:21, par Romy Têtue En réponse à : Développeuse... euh, ça existe ?

    D’accord YOP, tout le monde est d’accord là-dessus.
    Mais pourquoi zappes-tu ce profil :

    CSS + HTML + un langage de programmation = ?

  • Le 27 octobre 2010 à 15:41, par YOP En réponse à : Développeuse... euh, ça existe ?

    Je ne zappe pas, j’estime juste que c’est deux choses différentes. Cela ne veut pas dire que l’on ne puisse pas être qualifié pour les deux :)
    Développeuse / Intégratrice serait plus juste dans ton cas non ?

  • Le 27 octobre 2010 à 15:46, par Romy Têtue En réponse à : Développeuse... euh, ça existe ?

    Mais je n’ai jamais dit le contraire...

    Il se trouve qu’on parle actuellement de « développement/peur/peuse front » pour désigner ce type de profil. Faut lire les notes de bas de page...

  • Le 22 novembre 2010 à 15:26, par froyo En réponse à : Développeuse... euh, ça existe ?

    Argh... en plus je viens de voir La domination Masculine hier soir, et le hasard m’amène sur ton blog !
    Moi même dans le web (webmaster-trice :s aspirante Chef de projet, là au moins y’à pas à épiloguer lol) je comprends tout à fait ton ras-le-bol !
    Je n’ai jamais été confrontée à ce genre de remarques formulées clairement, mais je pense que nombres d’entretiens n’ont pas conclus parce que j’étais une nana... et oui ! d’autres ont aussi conclus parce que j’en étais une, mais dans le mauvais sens : nana= salaire moindre = économies...
    Bref, je suis toujours à la recherche de LA boîte de mes rêves, je ne désespère pas ! Sinon si tu as envie de dialoguer entre collègues ;)
    En tout cas merci pour ton articles, ça remonte le moral, on se sent moins seule ^^

  • Le 23 novembre 2010 à 16:02, par Ro6gnol En réponse à : Développeuse... euh, ça existe ?

    Avant on mettait une barrière entre les développeurs industriels et les développeurs de gestion.
    Impossible de passer d’une chapelle à l’autre.
    Tout ça a explosé - merci le web -, mais c’est un peu triste de voir ressurgir des castes.
    Que de préjugés et de malentendus ! On a quelquefois l’impression de se retrouver dans la cour de récréation...

  • Le 4 février 2011 à 14:26, par Sophie En réponse à : Développeuse... euh, ça existe ?

    Sacré langage le CSS ça mérite au mois Bac +5 ...

  • Le 24 octobre 2011 à 20:36, par estelle En réponse à : Développeuse... euh, ça existe ?

    OK, certe il y’a moins de fille, mais pas parceque le system les en empeches mais parcequ’elles n’en n’ont pas envie surtout.
    Moi meme trés peu matheuse, j’ai tout de meme decider d’apporter plus que de simple connaissance en web a mes competences d’infographiste et deja savoir maitriser du php, JS ou AS en plus que du HTML et CSS.
    Je suis tout de même de l’avis du mec qui t’as rembarré meme si il avait l’air d’un con finit. Du fait qu’on ne peut pas dire qu’on developpe en faisant du HTML CSS ou meme autres CMS. De l’integration oui, du developpement non !
    Certes ca demande de la connaissance mais la reflexion est tout de même moins poussé.
    Chere consoeur je te considere donc comme collègue dans le milieu du web mais pas developpeuse web.
    Je souhaite qd meme bon courage aux filles qui souhaitent intervenir dans un monde de mec, mais le monde de l’informatique est trés souvent remplis de gentils geeks, ouvert d’esprit et peu macho (selon moi)

  • Le 30 mars 2012 à 00:27, par hcrea En réponse à : Développeuse… euh, ça existe ?

    Bonsoir, Je suis tombé sur ce blog sympathique...
    Et bien je ne suis pas d’accord avec le dernier commentaire.HTML, PHP, RUBY, OBJECTIVE C, AS, JAVA, AJAX etc.. sont tous des langages informatiques, du code qu’il faut comprendre.Si tu arrives à faire de ce code ce que tu souhaitais, tu tiens là la définition d’un développeur.Pour moi il y a le front, le graphique, ce que l’on voit, et ce que l’on ne voit pas , les fonctions,les langages serveurs puis le niveau au dessus de tous et le plus balaise, le langage constructeur, le fameux langage C.Steeve jobs, Gates sont des programmeurs C, ce sont les plus durs codes qui vont communiquer et faire réagir un support matériel.Je pense que tout les développeurs évoluent, un graphiste, va se mettre à coder du css, il deviendra intégrateur, puis il se mettra à coder du objective C et de l’ajax, etc.Sur le web sans javascript et les CSS retour au style 90 et ça ferait mal.Personnellement, je suis dev/intégrateur/webdesigner parce que je peux créer des fonctions un peu back, comme m’occuper du front, surtout avec l’open source. L’intégration est ce que je préfère parce que je viens du monde graphique, et c’est la jointure.
    De plus vous pouvez vous perfectionner avec une solution CMS et en devenir développeur, parce que vous produirez modules, composants, plugins etc.
    Le web et le savoir faire des techniciens du web évoluent avec les exigences (trop d’exigences) du marché, soit vous vous expertisez,et forcément stagnez soit vous évoluez constamment sans avoir votre « chez vous ».

  • Le 27 juin 2012 à 16:30, par Gaellyne En réponse à : Développeuse… euh, ça existe ?

    J’ai vécu cette situation ce matin même avec le commercial : « ça existe ça développeuse ? »
    Une grande envie de l’envoyer ch... mais je me suis retenue.

  • Le 29 avril 2013 à 16:54, par Nadia TOMANE En réponse à : Développeuse… euh, ça existe ?

    Hello,

    Juste un coucou de la part d’une développeuse Web Front et Backend ! Et oui, je fais du PHP, du javascript et du Html et CSS ! Ca existe, je confirme.

    bizzzzzzzzzzzz

  • Le 31 mai 2013 à 22:06, par Romy Têtue En réponse à : Développeuse… euh, ça existe ?

    N’empêche que depuis cet article Google indexe des développeuses et leurs CV, victoire !

    google-developpeuse-back-end-20130527.png

    Oui mais pas toutes : en 2013, la « développeuse back end » n’existe pas encore pour Google, remarque @fak_y

  • Le 19 juin 2013 à 10:32, par Hermine En réponse à : Développeuse… euh, ça existe ?

    Pour vous protéger, éviter les patrons qui comprennent pas grande chose de ce que vous faites. J’étais la seule femme dans une SSII et tout s’est bien passé car les patrons s’y connaissaient (et mes collèges avaient la bonne mentalité...).

    Par contre, dans une agence de comm où les patrons n’étaient pas informaticiens, et mon collège était moins compétent mais avait une grande gueule et des mauvaises intentions, je n’ai pas pu durer longtemps... Flash et CSS étaient ses bêtes noires. (Il n’avait pas de culture informatique non plus, apart les arguments marketing d’Apple). Et en développement il n’était pas extraordinaire mais là il voulait imposer cette idée qu’il est supérieur et son travail c’est du sérieux alors que moi je bidouille...

    Dommage de perdre tant d’énergie sur les interactions simiques... Ce n’est pas mon fort, donc je suis contente que j’ai quitté l’agence :)

  • Le 3 octobre 2013 à 14:14, par Nico En réponse à : Développeuse… euh, ça existe ?

    Là en fait, il y a deux choses : tu es tombé sur un bobet (macho) ET dév. lourd (méprisant l’intégration et visiblement le front). Le gars est superbe, arriver à cumuler les clichés sur les dév. front et sur les femmes, chapeau, tu aurais dû l’emballer pour le ressortir à un diner (de cons, cela va sans dire).

    Sur le côté machisme, je peux pas dire (n’étant pas une femme), mais sur le côté clichés sur les dév. front, je connais aussi, ça ne se cantonne pas aux femmes (la connerie est unisexe) :

    • Un intégrateur ? Ça sait pas coder (ah, et toi dév. back, tu sais intégrer, corne d’emplumé ?).
    • Bref, tu fais de la CSS, un truc gentil quoi (c’est connu, la CSS, c’est pour les bisounours).
    • Bah, CSS c’est pas un langage.
    • etc.

    Bref, les clichés habituels.

    En tout cas, celui qui me dit encore que la femme n’a pas sa place en informatique, en l’occurence dans le Web, je lui ris au nez. Bon nombre de personnes parmi les plus admirables et compétentes dans le Web sont des femmes.

  • Le 16 décembre 2013 à 15:04, par Romy Têtue En réponse à : Développeuse… euh, ça existe ?

    Isabelle Collet émet une hypothèse sans doute à creuser. Elle observe que les deux grands penseurs de l’informatique moderne, Alan Turing et John Von Neumann étaient deux grands génies, mais très misogynes chacun à sa manière, et surtout qu’ils avaient imaginé l’informatique comme le moyen de dupliquer l’intelligence, leur intelligence, sans l’intermédiaire du corps des femmes — la machine étant le lieu de cette duplication. Une sorte de pécher originel de l’informatique qu’il s’agirait depuis de racheter et dont nous serions encore aujourd’hui les victimes — ou les agents, c’est selon. L’hypothèse d’Isabelle Collet n’exonère personne mais donne une idée de l’ampleur du travail.


    Lire : Pourquoi le monde informatique ne cesse de se masculiniser ?, par Xavier de la Porte, InternetActu.net, 16/12/2013

  • Le 21 juin 2014 à 14:53, par Nicolas Bocquet En réponse à : Développeuse… euh, ça existe ?

    Bon je passe sur le côté « sexiste » du type, qui voulait peut-être remarquer la rareté des développeuses, en exprimant -maladroitement- sa surprise.

    Ce qui me surprend, c’est ce désir de ne pas vouloir être associé(e) au métier d’intégrateur, comme s’il s’agissait de quelque chose de dégradant, en préférant le terme « Web dev front » (bien à la mode, et qui ne veut rien dire) sous prétexte qu’on sait -aussi- programmer dans quelques languages.

    Rien n’empêche de posséder aussi des compétences annexes, cela ne fait pas de vous un graphiste-ergonome-intégrateur-développeur-web-front-back-administrateur-réseau. A moins de travailler seul et de tout faire, nous sommes à 99,999% du temps accompagnés de personnes aux compétences différentes, à un moment donné il faut prendre un rôle et l’assumer.

    Le métier d’intégrateur correspond à un rôle dans une entreprise, dans une équipe. Comme les graphistes, les développeur-ses, etc. Arrêtons de brouiller les pistes. On a le droit d’être intégrateur, c’est beaucoup plus simple pour tout le monde. « Web développeur front », ça correspond à quoi ? Une personne se prétendant aussi bonne qu’un(e) spécialiste en développement ainsi qu’un(e) spécialiste en intégration ? La raillerie est tellement évidente.

    Sur les offres d’emploi de web developer front, il y a à boire et à manger, conséquence évidente de cet imbroglio complet qu’est ce titre. Je rage contre ce terme, car c’est devenu un bordel ambiant, tandis que tout était clair lorsqu’il n’existait pas.

    Affirmez-vous ! Je suis moi-même intégrateur web, avec des compétences en PHP, avec une bonne vision sur l’ergo, empruntant d’ailleurs régulièrement le rôle d’ergonome. je me suis toujours présenté comme tel et je n’ai pourtant jamais été raillé pour cela. Et quoi, faudrait-il inventer un terme pour les « ergonomes »-"intégrateurs" ? Allons...

    On a tout à fait le droit d’être intégrateur - développeur, au lieu d’inventer un terme qui ne veut rien dire, et que chacun estime à sa façon...

  • Le 12 février 2015 à 09:41, par Marie Guillaumet En réponse à : Développeuse… euh, ça existe ?

    Il est vraiment super ce billet, quel talent d’écriture ! (Et, oui, je suis en retard dans mes lectures.)

    Je lis ce billet pile au moment où je m’interroge à mon tour sur les termes « intégrateur web », « développeur front-end », « designer front-end »… Le sujet est sensible.

    Qu’il s’agisse du mépris pour les métiers liés au design et à la communication, dont l’intégration web, du mépris pour ces pauvres HTML et CSS si souvent conchiés (alors que sans eux…), ou du mépris pour les métiers où il y a une plus forte de proportion de femmes qui le pratiquent par rapport aux métiers de dév « velu » (adjectif que je reprends à un des commentaires précédents, et que je trouve très révélateur : velu => poils => homme, donc ?), il y a en effet un schisme profond entre la reconnaissance – et la paye ! – des métiers du front et les métiers du back.

    Tout cela nourrit ma réflexion, merci Romy !

  • Le 12 février 2015 à 14:30, par Hugo Giraudel En réponse à : Développeuse… euh, ça existe ?

    Je pense qu’il y a en réalité deux problèmes parallèles :

    • celui qui considère les technologies front et particulièrement le CSS comme des sous-langages ;
    • celui qui considère qu’une femme n’est pas en mesure d’exercer une activité informatique technique.

    Malheureusement, tu as été victime des deux. Dans mon cas, je subis souvent des railleries parce que je suis un dev front dans un milieu de dev back. Ca me rappelle que j’avais écrit « CSS is easy » il y a longtemps (http://hugogiraudel.com/2013/04/15/css-is-easy/), pour dénoncer un petit peu le phénomène.

    En fin de compte, il y a des cons partout, et il y en aura toujours. C’est malheureux d’en avoir rencontré plusieurs au cours de la même soirée ; statistiquement, c’est quand même pas de bol.

  • Le 12 février 2015 à 14:50, par Mathias Szanto En réponse à : Développeuse… euh, ça existe ?

    J’aimerai tellement voir des billets de ce genre plus souvent. Outre le sexisme gerbant qui me fait bien rire, quand je vois la quantité de femmes très douées dans les métiers du web que je ne manque pas de suivre/lire, j’ai vécu quelque chose d’aussi affligeant récemment :

    Un ami étudiant à Epitech Montpellier me racontait le mépris de la part de certains élèves vis-à-vis de nos métiers : du code pour nuls, facile à utiliser, de « newbies », impur comparé a du C par exemple.

    Il ne cautionnait pas. Lui savait vaguement que le HTML5/CSS3 sont bien plus techniques qu’on ne l’imagine.

    J’ai inspecté le site qu’ils avaient réalisé : il y’avait 2 <head> quasi similaires, un layout tout en table, des icônes mal positionnées, du javascript inline de 10 kilomètres, non-responsive... et j’en passe.

    Ce mépris, en plus d’être malsain, est risible. Il ne devrait pas exister entre personnes qui travaillent toutes sur un ordinateur, parce qu’on est catalogués de « geeks » par le grand public...

  • Le 23 février 2015 à 22:44, par n En réponse à : Développeuse… euh, ça existe ?

    Arretez de faire dire a la realite des choses qu’elle ne dit pas. oui les femmes sont virtuellement absentes de certains roles techniques. et majoritairement pas pour des raisons de ’sexisme’.

    Ne pas voir ca, c’est precisement se detacher du sens commun, ne plus etre un etre pensant rationnel.

    Rassurez vous le probleme va bien plus loin que le Front vs le ’vrai code’. Les personnels non techniques n’ont generalement que du mepris pour les petites mains qui tapotent sur les claviers. je ne cautionne pas, mais c’est aussi la realite. A leur yeux votre difference c’est bonnet blanc et blanc bonnet.

    On est toujours mal considere par *quelqu’un*, c’est la vie, vous ne pouvez pas pester de ne pas vivre a disneyland.

    Tout cela est tellement vain ..

  • Le 17 mars 2015 à 15:45, par Possedeus En réponse à : Développeuse… euh, ça existe ?

    Je suis vachement plus choqué par le terme « développeuse » qui m’arrache les oreilles que par le fait qu’un geek ai voulu faire le kéké à t’expliquer que le css n’est pas un vrai language !

    Ca doit aussi être mon coté sexiste qui ressort... :)

  • Le 18 mars 2015 à 12:47, par Romy Têtue En réponse à : Développeuse… euh, ça existe ?

    Discrimination de Capgemini rapportée ici : nous n’avons pas de développeur dispo pour votre projet. Enfin si, mais c’est une femme…

  • Le 19 janvier 2016 à 13:23, par Cecil En réponse à : Développeuse… euh, ça existe ?

    Le pire c’est que ce genre de « VRAI DEV » est incapable de suivre des bonnes normes en HTML/CSS/SCSS/JS et apres ils osent parler...

  • Le 24 juin 2016 à 11:52, par lagrenouille En réponse à : Développeuse… euh, ça existe ?

  • Le 27 septembre 2016 à 11:42, par Romy Têtue En réponse à : Développeuse… euh, ça existe ?

    Six ans plus tard, je suis de celles qui ont tiré un trait sur le métier de développeuse : Sexisme chez les développeurs : « J’ai failli abandonner », par Valentin Etancelin, Rue 89 :

    Aujourd’hui, entre 10 % et 20 % des développeurs sont des femmes. Un pourcentage qui montre les difficultés des femmes avec ce métier – toujours un truc de mec, le code.

    Blagues misogynes, mépris, sentiment de devoir faire ses preuves en permanence : voilà pourquoi beaucoup d’entre elles ont quitté leur travail ou arrêté leur formation.

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