Mon premier réflexe : rejoindre les militant-e-s, aller voir en vrai ce que je n’arrivais pas à croire par l’intermédiaire du poste TV...
Bouger, sortir, parler, mais ne surtout pas rester là les bras ballants !
Puis, la colère venant, avec le sentiment de n’être pas entendu par les urnes, j’ai eu envie de descendre dans la rue. Envie que, les gens descendent dans la rue, nombreux, et tout de suite... et c’est ce qu’on a commencé à annoncer : des manifestations spontanées éclosaient ça & là.

- Paris, place de la Bastille,
dimanche 21 avril 2002 - Dans toute la France, des milliers de manifestants ont défilé, dès l’annonce des résultats, pour dénoncer la présence de Jean-Marie Le Pen au second tour.
Au téléphone, l’un a dit : voter Le Pen contre l’insécurité ? mais c’est la meilleure façon de nourrir la rage de tous les casseurs de bagnole et de leur fournir le prétexte d’en casser bien davantage !
Un autre ironisait : OK, c’est bon : j’ai ressorti mon treillis !
Un dernier, fataliste, parlait déjà de guerre civile, de révolution où casser du CRS à la solde du FN...
Trop de colère, trop d’amertume, trop de haine...
J’ai préféré aller me coucher.
Lire la suite : Jour de honte
Imprimer
PDF
Envoyer




Un message, un commentaire ?
Suivre les commentaires :
| 