Comment se laver sans eau ?

(ou presque)

12 juin 2018,
par Romy Têtue

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Dans quelques semaines, je serais dans le désert, c’est-à-dire dans des conditions climatiques difficiles : soleil, grosses chaleurs, tempêtes de sable et absence d’eau. Ça modifie quelque peu mon bagage habituel… Puisque celle-ci sera prioritairement réservée à l’hydratation et à l’alimentation, comment se laver sans eau, ou presque ?

Outre les contraintes habituelles (léger peu encombrant) de tout bagage de baroudage :

  • produits biodégradables, pour ne pas polluer le site ;
  • éviter les produits contenant de l’alcool, parce qu’ils dessèchent la peau ;
  • pas de produit liquide : ça coule partout dans le sac à dos !
  • pas de produit fondant par temps chaud : plus jamais je n’emporterais d’huile de monoï ni de beurre de cacao !
  • enfin, le conditionnement est très déterminent : hermétique, facile à manier et peu volumineux.
My #toiletbag for holidays… going #Nowhere
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  • Brosse à dent, pliante ou pas. Le bâton de siwak peut dépanner temporairement, mais ne fait pas le job sur la durée. Sinon utiliser les doigts et un cure-dent.
  • Dentifrice : un fond de tube ou un échantillon fait l’affaire. Éviter les dentifrices en poudre ou solides sur bâtonnet, à la mode, mais tellement peu pratiques en bivouac ! Préférer des pastilles à croquer qui ont l’avantage de pouvoir être reconditionnées en quantité suffisante pour le séjour, comme les éthifrices Lush. Encore mieux, les comprimés dentifrice Frescoryl s’utilisent sans eau ni brosse. Sinon, utiliser le même savon que pour le corps et rincer avec une gorgée d’eau.
  • No-poo (no shampoo) : pas de shampoing en déplacement ! J’utilise le même savon que pour le corps et tant pis si c’est un peu agressif. Mon astuce : avoir les cheveux très courts. Nanère.
  • Savon : éviter de démultiplier les gels dédiés (à la douche, aux mains, etc.), inutilement encombrants, et préférer un savon qui sert à tout, comme le savon magique du Dr Bronner’s, pour laver le corps, les cheveux, les dents et le linge.
  • Boîte à savon avec couvercle solidaire et, détail important, une cordelette pour pouvoir l’accrocher autour du cou, parce qu’en pleine nature, il n’y a souvent nulle part où poser la savonette. Ça permet de la suspendre au cou, pour avoir le savon à portée de main quand on se lave. Bizarrement, à part l’introuvable soap caddy de Coghlans aucune des boîtes à savon commercialisées ne conviennent. À défaut, ranger le savon dans le gant de toilette et laisser sécher en plein air. Basta.
  • Quand l’eau est rare, le gant de toilette est indispensable, pour réussir à se mouiller et se rincer le corps avec peu d’eau. Le préférer en microfibre, parce que ça sèche plus vite, et bien le rincer après usage pour qu’il ne devienne pas un nid à microbes. Encore mieux : j’utilise désormais un filet en nylon à mailles fines : comme les fleurs de douche, il fait mousser le savon, ce qui permet d’en utiliser moins, il exfolie et permet d’y ranger ensuite le savon pour le laisser sécher.
  • Pourquoi pas quelques lingettes nettoyantes : ce n’est vraiment pas idéal, mais ça dépanne quand il n’y a vraiment pas d’eau. Choisir des lingettes pour bébé, qui conviennent à toute toilette, sans alcool et biodégradables. Encore une fois, attention au packaging : il doit être résistant et hermétique, idéalement en emballage individuel, plus hygiénique.
  • Serviette de rando, absorbante, fine et légère. Ou utiliser un paréo, un foulard ou même ses vêtements pour se sécher : ça évite d’avoir à gérer la serviette mouillée.
  • Des pinces à linge pour suspendre à sécher gant, serviette ou petit linge.
  • Déo : pour commencer, mieux vaut avoir les poils bien ras (et non pas dépilés, sinon ça pue). J’ai abandonné la pierre d’alun, peu efficace, pour un déo solide. L’été, j’utilise généralement de l’huile de patchouli : celle indienne que l’on trouve sur les marchés. C’est pourquoi j’adore l’Aromaco de Lush, qui allie solidité et patchouli. Mais en voyage, je préfère un bête déo solide conditionné en stick, beaucoup plus pratique : n’importe lequel, sans parfum ni alcool.
  • J’ai la peau sèche et besoin de la nourrir en appliquant de la crème chaque jour, sur le visage tout particulièrement. Mais en voyage je n’emporte ni crème de jour ni baume à lèvre : j’utilise ce que j’ai sous la main, c’est-à-dire directement la crème solaire.
  • En plus du chapeau et du foulard, crème solaire protectrice écran total, en tube, assez petit pour l’avoir toujours sur moi.
  • Crème apaisante : pour apaiser les coups de soleil, je n’utilise pas la Biafine, qui me donne la désagréable sensation de frire, mais du Cetavlon, qui est de plus antiseptique contre les infections cutanées : magique pour tous les bobos de peau !
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