Combien de bises ? Zéro !

Traductions : How many kisses ? Zero !

Salut, tu vas bien ?

8 janvier 2016,
par Romy Têtue

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C’est un rite typiquement français qui indispose les étrangers, peu habitués à telle proximité. C’est si compliqué, qu’il faut l’expliquer : par quelle joue commencer, faut-il poser les lèvres… avec une carte de France, car le rituel varie selon les régions. Il existe même des sites dédiés, pour savoir combien de bises faire lors de ses déplacements en France : 2 à Paris, 3 à Montpellier, 4 dans le Nord… Ces sites reposent sur le sondage des internautes :

Combien de bises faites-vous dans votre département ? 1, 2, 3, 4 ou 5 ?

Chose agaçante, sur combiendebises.free.fr, il n’est juste pas possible de répondre zéro. Car non, pour moi, à part entre proches, entre tendres ami·e·s et autres intimes, ça ne se fait pas. Et même entre proches, je pratique plus naturellement l’embrassade, le « hug », voire même le câlin, que cette fichue bise, trop compliquée pour être spontanée. En groupe, je salue chaleureusement à la cantonade.

Quelle joue tendez-vous en premier ?

À peine mieux sur combiendebises.com où lorsque l’on choisit « 0 », il faut quand même indiquer par quelle joue on commence (puisque tous les champs du formulaire sont obligatoires). J’y apprends néanmoins que seul 1 % de cette ville pourtant multiculturelle qu’est Paris ne pratique pas la bise.

Ça me surprend toujours, lorsqu’une personne qui m’est inconnue s’incline vers moi lèvres en avant… yerk ! Je ne m’habitue pas. Au contraire, plus le temps passe et plus ça me semble inconvenant. Sans doute suis-je davantage cosmopolite que frenchy. En voici un [*] qui exprime bien mon ressenti, dans un remarquable plan séquence, drôle autant que précis dans son observation de cette fâcheuse manie :

La Bise, by Paul Taylor (VOSTFR) - Youtube

Dans le cadre professionnel, c’est encore plus déplacé. Devoir ainsi entrer en intimité avec de parfaits inconnus est insupportable et y voir une marque de politesse dépasse mon entendement. Je m’y plie de mauvaise grâce, passant en mode zombie, lorsque je ne parviens pas à y échapper, en maugréant intérieurement de telle intrusion dans mon espace personnel. J’ai donc grand respect de celleux qui ont l’élégance de saluer sans contact.

Car je ne suis pas la seule que cela dérange. D’après les commentaires et autres réactions à cette vidéo, et les stratégies d’évitement observées au quotidien — dont le fameux « nan, je fais pas la bise, j’ai de l’herpès » —, vous êtes plusieurs à qui cette pratique déplaît. Ah si l’on pouvait prendre la bonne résolution d’en finir avec la bise imposée… Combien de bises ? Zéro ! avec mes meilleurs vœux :)

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Vos commentaires

  • Le 8 janvier 2016 à 13:50, par Stéphanie Walter En réponse à : Combien de bises ?

    Amen \0/
    Je dois être super cosmopolite aussi du coup, ou alors c’est parce que j’ai fait une partie de mes études en Allemagne, mais la bise, je supporte pas non plus. C’est un des premiers truc qu’on nous a dit au collège quand on a accueilli nos correspondants allemands « par contre la bise évitez ça se fait pas là bas ».
    Arriver dans un groupe où tu connais qu’une personne (déjà je suis en panique) et devoir faire la bise à 10 personnes avant de pouvoir t’asseoir, c’est pénible. Surtout quand tu arrives en retard et que tout le monde doit se lever ^^
    J’ai tenté le serrage de main à la place, plusieurs réactions pas super positives, dont des mouvements de recule ( mode tu passes pour la féministe hystérique de la soirée qui serre la main pour l’égalité des sexes avant même d’ouvrir la bouche), voir tu vexes carrément les gens « mais pouuuurquoi tu veeeux pas me faire la biiise » (parce qu’on se connait PAS). L’excuse « je suis malade » ça marche jusqu’à un certain point, au bout d’un moment tout le monde râle « encoooore ? » ^^
    Dans un environnement pro, je trouve ça presque malsain de faire la bise à la moitié de la table à une réunion où personne ne se connait. Ça donne cette fausse impression de « on est tous copains dans le oueb on va pouvoir être détendus, à la kool posay comme ils disent les djeunz » tout ça.
    Je rêve d’un jour pouvoir faire comme en Allemagne, arriver à une soirée, faire un « coucou tout le monde » de la main, et voilà.
    Bref, ce commentaire ne sert pas à grand chose à part te dire que non, tu n’es pas seule, yeah ? #teammetouchepas :D

  • Le 8 janvier 2016 à 15:28, par Romy Têtue En réponse à : Combien de bises ? Zéro !

    Moi j’ai fini par comprendre pourquoi j’arrivais systématiquement en retard : c’est une façon d’éviter la bise, ce cérémonial agaçant qui prend des plombes en début de journée, de soirée, de tout… En mode speedée genre « salut de loin, hein, parce que vous avez déjà commencé, nan nan, ne vous interrompez pas pour moi », ou grognon pas réveillée, genre « m’approche pas je mords », ou furtif, genre « tu m’as pas vue, pshiiit »…

  • Le 8 janvier 2016 à 15:45, par Monolecte En réponse à : Combien de bises ? Zéro !

    En fait, ça m’a toujours fait chier, la bise, cette façon de devoir aspirer de l’air du côté des oreilles. Il y a quelques personnes qui sentent bons et tout et là, ça peut être assez agréable, mais la plupart du temps, c’est chiant et un peu ridicule. J’ai un peu le même problème avec les applaudissements (et ça s’est aggravé considérablement après avoir vu la première Planète des singes.
    À une époque, je m’amusais à coller les cheveux dans la tronches des biseux : je me disais que comme ça, c’est aussi chiant pour eux que pour moi.
    Même les mains, je n’aime pas trop, à cause des gastros et de tout ce que je sais sur l’hygiène standard de mes compatriotes.

    Là, j’ai réussi à ne presque pas souhaiter la bonne année.
    Je pense qu’il va falloir trouver une stratégie plus ferme pour la bise que l’évitement…
    Surtout que je déteste arriver en retard ;-)
    Bises ! ;-)

  • Le 9 janvier 2016 à 09:44, par vazi En réponse à : Combien de bises ? Zéro !

    Historiquement le moment où l’on a été le plus près de l’abandon total de la bise c’est l’épisode de la grippe H1N1 en 2009/2010 . Quelques semaines d’épidémie en plus et nous aurions adopté la courbette japonaise ;)

  • Le 9 janvier 2016 à 23:55, par Raphaël En réponse à : Combien de bises ? Zéro !

    Je vous rejoins sur ce débat !

    Pour moi du coté pro, c’est au maximum serrage de paluches. Ça évite toute ambiguïté et soucis par la suite.

    En groupe, c’est juste l’enfer de dire bonjour à tout le monde. Le bonjour collectif me parait la meilleur solution et pareil en partant.

    Bon, mais c’est malin,maintenant il va falloir que je fasse une liste des personnes où simple bonjour de loin suffit…

  • Le 12 janvier 2016 à 09:32, par Krazy Kitty En réponse à : Combien de bises ? Zéro !

    J’ai conservé mes habitudes allemandes, surtout avec les gens que je rencontre pour la première fois ou des collègues : coucou à la cantonade ou poignée de main. Les gens sont parfois un peu interloqués, mais personne n’a essayé de me faire une bise malgré tout...

  • Le 12 janvier 2016 à 15:38, par brice En réponse à : Combien de bises ? Zéro !

    Et bien ouf ! Je suis bien d’accord et le saurait pour la prochaine fois où je vous verrais tous. Personnellement c’est la bise indifféremment pour des personnes proches qu’ils soient garçons ou filles et puis après je fais mon timide et esquisse un petit hello.

    Et ça me va bien. Finalement je me sens soulagé de voir que ces conventions sociales peuvent être bien facultatives.

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