Ce cochon de Trump

24 février,
par Romy Têtue

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Il raconte comment un général américain aurait fusillé des musulmans : il aurait ordonné à ses soldats de tremper leurs balles dans du sang de porc. Ses soldats ont armé leurs fusils et tiré sur 49 personnes. Et il a dit au dernier : “Rentre chez les tiens et raconte-leur ce qui s’est passé ici”. Il n’y a eu aucun problème au cours des 25 années suivantes. C’est clair ? Il faut agir plus durement. Qui donc prône cela ? Donald Trump, alors candidat à l’investiture républicaine.

Aujourd’hui président des États-Unis, il est souvent caricaturé en porc. Donald Trump Can’t Change, dit Jim Newell, ici traduit en français : Trump a fait campagne comme un porc. Pourquoi changerait-il ? Même son co-biographe, en proie aux remords, reconnaît : I put lipstick on a pig, littéralement J’ai maquillé un porc. Ce grossier personnage inspire les artistes internationaux, qui s’en donnent à cœur joie, le représentant souvent nu, l’affublant d’un micro pénis, d’une bouche servant d’urinoir ou encore d’une tête faite piñata.

Fanart for the current administration
Caricature de Clio Chiang

La récurrence du porc pour le caricaturer fait référence à la Ferme des Animaux (1945), roman dystopique de George Orwell, auteur dont les ventes explosent aux États-Unis depuis le discours d’investiture de Trump. Cette fable animalière critique les régimes autoritaires en décrivant comment ils adviennent : dans une ferme, les animaux se révoltent et se retrouvent progressivement sous le contrôle d’un gros verrat et sa garde rapprochée de chiens féroces. Cela avait inspiré l’album Animals (1977) au groupe Pink Floyd, qui a adapté les illustrations de sa dernière tournée, montrant explicitement Trump en porc « ignorant, menteur, raciste et sexiste », le transformant en cochon sauvage survolant la foule.

De même, en France, le groupe Berurier Noir s’en prend directement à Le Pen avec des cris de goret, dans Porcherie (1989), morceau que Laurent Garnier a récemment passé à la fin de son set : La jeunesse emmerde le Front national !

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