Bush, un sacré plaisantin !

On n’a pas finit de rigoler…

23 mars 2003,
par Romy Têtue

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Faisant fi de l’ONU, le président américain George W.Bush a envoyé ses troupes de GI’s en Irak. L’invasion a commencé ce jeudi 20 mars 2003, et on n’a pas fini de rigoler.

Ben ça y est, il l’a fait. Y’a deux ans, je voulais douter, demandant d’un air faussement candide : « Où ça une déclaration de guerre ? »

Ça y est, elle est là, la guerre, la vraie. Sacré merdier. Son treillis, ce n’est pas jeudi dernier, lors des premières frappes sur Bagdad que Bush l’a enfilé. Non-non. Il le porte en douce sous le costard-cravate depuis le 11 septembre 2001. Il a grillé un fusible sous le choc ce jour-là — un peu comme Saül dans sa chute de cheval — et, convaincu que par ces événements Dieu l’a désigné, il se prend pour son envoyé, ni plus ni moins.

La liberté que nous chérissons n’est pas un don de l’Amérique au monde, c’est un don de Dieu à l’humanité

a-t-il ainsi affirmé — sans céder au fou-rire — dans son discours sur l’État de l’Union, en janvier. Carrément. Le prophète a parlé. Amen.

L’alcoolo a lâché la dive bouteille en 1986 pour rejoindre les évangélistes. Et il n’a manifestement pas le sens de l’humour, l’ancien buveur : on lui écrase deux orteils, et le voici qui proclame un djihad, oups, pardon, qui part en croisade. Contre qui ? contre quoi ? Le pêcheur repenti se veut défenseur du « Bien » ne prétend s’attaquer à rien moins que « l’axe du Mal », qu’il aperçoit tantôt dans la personne de Ben Laden, tantôt dans celle de Saddam Hussein... merde, s’il continue, demain ce sera moi qu’il prendra pour un suppôt de Satan. Sans compter qu’à tout les coups, il rate sa cible. Mieux vaut ne pas traîner dans les parages. Je me suis laissé dire que pour être sûr de mener à bien son entreprise Bush envisage le nettoyage intégral de la planète : une Amérique sacro-sainte resplendissante dans le néant, certes, mais un néant propre.

Juste une tite question, comme ça : comment peut-on être crédible quand on utilise les mêmes armes et entourloupes que celles de ces ennemis que l’on dénonce, à savoir, entre autres, Dieu ? ... ah oui, tiens, à propos, Dieu, cékiçuilà ? Il n’a rien trouvé de plus convaincant comme argument belliqueux ?

J’aimerais bien, moi, être Dieu, carrément. Pour contempler les frasques de cet hurluberlu de Bush du haut de mon petit nuage et me taper les cuisses de rire. Et quand il aura fini son sketch et qu’il montera droit au ciel, je lui décernerais une auréole de bouffon et le placerais à ma droite, yes I want, à la place du fou du roi.

Mais pour l’instant, bon gré mal gré, je suis en bas et tout ça me fait plutôt rire jaune.

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Vos commentaires

  • Le 31 janvier 2007 à 17:53, par Cauvel Sylvain (dieu) En réponse à : Bush, un sacré plaisantin !

    Etoui j’ai eu unaccident en 1981, enfait en ce moment je suis à la droite de Dieu. Je trouve ton article exelent, en faite dieu ma demander, de lui faire un jugement sur vous les hommes, de lui raportés mes jugement, chaques nuits.

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