La France rassemblée à la Bastille

Flamby gobé !

8 mai 2012,
par Romy Têtue

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Je ne vous parlerais pas de mon champion : je n’en avais pas. Je sais surtout pour qui je n’ai pas voté. Je n’ai pas suivi cette campagne électorale dont j’ai fuis tout débat, toute évocation. Mais j’étais place de la Bastille dimanche soir. Comme tweete Fred : Je n’attends pas grand chose de Hollande. Mais la satisfaction d’être débarrassé de ce climat de haine dépasse le reste.

Et quel soulagement ! Quelle liesse ! Ça faisait longtemps que je n’avais pas eu envie d’embrasser tout le monde comme ça dans la rue — envie qui me prend parfois, sans rapport politique, juste parce que j’aime les gens, mes riverains, mes concitoyennes — sentiment que je ne parvenais plus à éprouver depuis l’avénement de Sarkozy : à diviser pour mieux régner, il rendait chacun suspect et suspicieux. Mais les visages sont radieux ce soir, le soulagement palpable… sourires extatiques, cris de joie, c’est fête, youyous berbères, larmes aux yeux et champagne.

Le discours du nouveau président, encore à Tulle, est aussitôt jugé : mou, raté. Il faut croire que le sortant nous ayant habitué au spectacle, médiatique à tout coup, bling-bling, tout paraît fade après lui. Cependant… contrairement à son immodeste rival en même circonstance, François Hollande n’a pas eu besoin de s’égosiller qu’il voulait être le « Président de tous les Français ». Il l’est de fait, comme en témoigne cette marée humaine diverse et multicolore, pavoisée de drapeaux militants et étrangers : front de gauche, tunisiens, bretons, PCF, européens… et surtout tricolores. Des dizaines de milliers de personnes fières d’être françaises sans renier leurs origines : c’est ça la France. Rassemblée, sans communautarisme ni plus de haine ! Tout le contraire de la « France forte » prônée par ce président qui n’a pas honte de courtiser un électorat nationaliste et xénophobe. Le racisme n’est pas une opinion, encore moins un argument de campagne, si présidentielle soit-elle, mais un délit. « On l’a viré ! On l’a viré ! » scande la Bastille en liesse ! Rideau, Sarko, ton show est fini, place à la vraie vie.

Dans les rues alentour, des mignons paradent une rose à la main, les belles dansent en agitant des drapeaux, jusqu’en bas de chez moi, jusque tard dans la nuit. La fête s’étale loin sur le boulevard Richard Lenoir et même les flics sourient !

Cliquez sur les vignettes pour agrandir.

  • Mairie du onzième
  • Votez ! Votez !
  • Allégresse printanière
  • Électrice
  • Place de la Bastille déjà noire de monde
  • De la bière et des roses
  • Trop de monde !
  • La fête s’étend loin sur le boulevard Richard Lenoir…
  • Ça danse dans les rues…
  • Fier de son champion !
  • Même les flics sourient :)
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Vos commentaires

  • Le 12 mai 2012 à 20:10, par hugues vessemont En réponse à : La France rassemblée à la Bastille

    Des dizaines de milliers de personnes, en famille, avec leur joie, leur fierté et leurs drapeaux étaient à la Bastille ce soir là... Le tricolore était largement majoritaire parmi les fanions des partis de gauche et d’autres contrées particulières, à signaler des drapeaux bretons... les tricolore ne déparait pas et était majoritaire

  • Le 31 mai 2012 à 13:12, par Aurelia Dreulma En réponse à : La France rassemblée à la Bastille

    Le sourire d’apaisement vient vivifier mon visage, en te lisant. Merci Romy !

  • Le 7 février 2013 à 13:48, par tunisien En réponse à : La France rassemblée à la Bastille

    Beaucoup de tunisiens encore avec leur carte de séjour ou accrédités avec une carte d’identité bien homologuée étaient de ceux-la pour fêter le nouveau président. Ce n’est pas rien de côtoyer une démocratie quand on cherche à forger la sienne et surtout quand il y a des soubresauts comme en ce moment.

  • Le 17 avril 2013 à 20:55, par TV En réponse à : La France rassemblée à la Bastille

    À voir, la dernière campagne, téléfilm de 2012, drôle et onirique, en ce moment sur France2 : Convoquant le rêve, le grand fauve politique va s’inviter dans la campagne présidentielle. Tissant patiemment les fils de la réalité pour en faire la toile de ses rêves, Jacques Chirac s’immisce dans la joute qui oppose Nicolas Sarkozy et François Hollande.

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