L’auto-entreprenariat = attrape-nigaud

31 mars 2009,
par Romy Têtue

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« Une nouvelle chance, un nouveau départ : l’auto-entrepreneur » qu’ils disent. En réalité, c’est le retour du travail payé à la tâche, comme avant 1936...

Pour ceulleux qui ne se souviennent pas, 1936 c’est le Front Populaire et les congés payés. Le mois de juin 1936 a représenté le point culminant d’une longue lutte de classe, avec la signature, dans la nuit du 7 au 8 juin, d’accords prévoyant la généralisation des conventions collectives, la création des délégués du personnel et une augmentation de 12 % des salaires. Mais on retiendra surtout l’instauration de la semaines de 40 heures et l’octroi de 15 jours de congés payés. Peu après, c’est la création de la sécurité sociale en 1945.

Ça vous tente de revenir en arrière ? de perdre ces acquis sociaux ? Oui, vraiment ? Alors l’auto-entreprenariat est fait pour vous.

Depuis le 1er janvier 2009 chacun peut déclarer le lancement de son entreprise individuelle sous le régime « auto-entrepreneur » en effectuant une simple déclaration d’activité auprès du centre de formalités des entreprises (CFE). Des milliers de personnes tombent sous le charme de ce régime qui permet de créer son entreprise par simple déclaration sur Internet, sans apport de capital, en étant assujetti à un prélèvement fiscal et social très réduit. Or qui dit cotisations réduites, dit droits réduits : l’auto-entrepreneur n’a pas le droit au chômage, pas de congés payés, maternité ni maladie, pas de formation, etc.

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Vos commentaires

  • Le 21 janvier 2010 à 00:49, par quote En réponse à : L’auto-entreprenariat = attrape-couillon

    Youri a vite compris que, dans cette opération, il est le dindon de la farce : « Pas d’engagement, pas de charges sociales, aucune contrainte pour l’entreprise. Je peux me retrouver du jour au lendemain sans activité, sans indemnités de chômage ni de licenciement. »

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    « Ce nouveau statut, c’est du pain bénit pour moi », affirme Alain, patron d’une PME parisienne spécialisée dans l’événementiel. « Je fais appel à des collaborateurs sans être contraint de les embaucher. Financièrement, je suis gagnant, car je peux m’en séparer à tout moment sans pénalités et je ne facture que les prestations. »

    Lire la suite dans : L’auto-entreprise : un nouveau contrat de travail ?, par Chaker Nouri, 20/01/2010

  • Le 23 février 2011 à 00:21, par panamPanamPanam En réponse à : L’auto-entreprenariat = attrape-couillon

    Ton propos est vrai, sauf pour le salarié et selon le type d’activité de son auto-entreprise bien-sûr. Bref il profite surtout aux personnes qui ont du boulot.

  • Le 23 février 2011 à 11:24, par Maïeul En réponse à : L’auto-entreprenariat = attrape-couillon

    Oui si l’auto entreprenariat est là comme tâche principal, c’est effectivement une bêtise et une regression sociale (un peu comme les « tickets verts » au portugal).

    En revanche pour une personne qui souhaite vendre ses compétences occasionnellement, comme moi, en second boulot ou comme boulot d’études (sans que ce soit indispensable pour les mener à bien) ca peut être intéressant.

    Le tout est de ne pas se faire avoir.

    De toute façon un auto entrepreneur qui ne recevrais des commandes d’un seul client pourrait se voir reconvertir en contrat salarié (moyennant procès je suis d’accord)

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