Je vais tout vous dire : mon amoureux habite en province et nous cherchons comment faire pour vivre ensemble. Dans l’idée de tester une éventuelle future installation commune, nous avons décidé de profiter de ce mois d’août pour faire un échange : 15 jours chez l’un, 15 jours chez l’autre. L’occasion pour moi de faire un topo à mi-parcours.
| Pourquoi Paris ? | Et la province ? |
|---|---|
| Y’a le métro (j’adore le métro !)
Pas besoin de voiture : on se déplace facilement grâce aux transports en commun, à pied ou en vélo. |
Il faut une voiture pour se déplacer. |
| On peut manger différemment chaque jour : japonais ou libanais, dehors ou à la maison, cuisiné ou fast food, etc. | Trouver de la menthe fraiche pour faire le thé ? faut pas rêver ! t’es pas au bled ici ! Ne parlons même pas des sushis. |
| Si j’ai oublié quelque chose, peu importe l’heure, je trouve toujours un commerce ouvert au coin de la rue. | Pas le choix : pour les courses c’est à la zone commerciale du coin, ses hangars, ses supermarchés, et leurs produits de grande distribution... |
| Les gens sont de toutes les couleurs, de tous les pays, de toutes les cultures : ils sont passionnants. Dans les rues, dans les transports, ça parle dans toutes les langues ; c’est Babel ! | Les gens ont le cerveau lent : ils ont rarement eu l’occasion de voir plus loin que le bout de leur nez. Ils sont tous pareils, d’un conformisme ennuyeux, et s’étonnent ouvertement de ce qui diffère, a priori sans méchanceté, mais c’est usant. |
| Quand j’ai envie de sortir, j’ai le choix entre plein de films et y’a toujours une expo intéressante à voir. Comment pourrais-je me passer du CGP et de la BPI ? | Mieux vaut ne pas regarder les films à l’affiche, c’est à pleurer : que des blockbuster. Pas de théâtre, pas de médiathèque : juste une « Maison de la Presse » mal achalandée.
Ici la création contemporaine est vivement critiquée : c’est de la merde. |
| Les ami-e-s sont là, jamais loin ; on les retrouve au pied levé ; on héberge celles et ceux qui sont en transit... | À part boire l’apéro, faire des enfants, jardiner, bricoler ou regarder la TV, y’a rien à faire. On s’ennuie vite. |
| Je déteste les maisons, encore plus quand elles sont neuves ou en construction ; je déteste les lotissements et l’habitat individuel. | |
| Il se passe toujours quelque chose.
J’aime pouvoir aller aux manifs et en croiser sur mon chemin. |
Y’a la nature, de la verdure, des arbres et des fleurettes partout... oui, et alors ???
Je déteste jardiner. |
| On ne peut pas faire ce qu’on veut avec son cul : difficile d’avoir un amant ou, pire, une copine lesbienne, sans que tout le patelin jase... | |
| Y’a de l’électricité dans l’air, ça palpite, ça grouille, ça vit, tout le temps. | Les nuits sont trop silencieuses, comme si tout le monde était mort... |
| À Paris, on côtoie le meilleur comme le pire, mais au moins on a le choix. | |
| Lire aussi : Quitter Paris..., Au Café Rey Bastille, et Paris. | Lire aussi : Ici on vote Sarko, c’est bon pour les plantes et Maquillage interdit pour cause d’hétérosexualité. |
Imprimer
PDF
Envoyer




Vos commentaires
1. Le 19 août 2007 à 19:55, par NicolasR
En réponse à : 15/15
J’aime bien cet article, les deux options sont traitees avec une egale impartialite ;-)
2. Le 11 octobre 2011 à 15:00, par Romy Têtue
En réponse à : 15/15
Lire la suite : Ragots des villes et ragots des champs : les usages et impacts des médias sociaux ne sont pas les mêmes dans l’Amérique urbaine et rurale sur InternetActu.net
Répondre à cet article
Suivre les commentaires :
| 